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BiSIOBIOffi 8T iinmiBS

HISTOffiE

DE MALTE

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kia CjmI di fiiGU ! Uùi. ceslie di li Sodé'j di ÎHialiM di Htntiiit, i'.:

BRUXELLES,

n.-t. GREGOIB. T. WGOTERS C*. IMPRIUEVIIS-LIDR

in DAMAIT, 8.

1841

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HISTOIRE

DE MALTE

HISTOIRE

DE MALTE

lisa Coud di fna ï ïillt. outn di li WM dt Suiim^t di Mintiiii. iU.

TOME PBEMlEll.

BRUXELLES,

NW. GBBGOIB, T. WOOTBIS XT C*. nfPBIMEDn&-LIUUIRE9 .

■Cl d'amaot. 8.

i^taiìsssò^d

Hamird College Clbrmry

Blant CoUection Glft ot J. Baodolpb CooUdge •nd Ajrchibalâ Cary Ooolldee

5!ay 7, 1900.

INTRODUCTION

^IM^

La première conséquence de la guerre déclar^ par la Gonfention nationale aux puissances maritimes du continent, fut i^anéantusement du commerce extérieur de la France. Les déchirements de Tanarchie, les craintes de l'invasion étrangère absorbant l'attention publique , on se montra d'abord peu sensible à cette perte. On n'en eomprit toute l'étendue qu'à l'époque le génie qui présidait aux destinées du pays eut rassuré les intérêts et fait rentrer dans les esprits le calme de la réflexion. Hfljsoe grand service rendu à l'État n'était pas sufBsant encore : pour réparer le mal complètement , il aurait fallu pouvoir contraindre les puissances étrangères à accepter une paix durable ; illusion politique dont on se berça un moment , mais qui se dissipa sans retour lorsqu'on vit la guerre succéder à la guerre, et la haine étrangère se retremper, en quelque sorte, aux sources mêmes de nos triomphes.

Nos villes maritimes , qui soufliraient le plus de cette interruption de rapports avec les étrangers, commencèrent alors h faire entendre des plaintes. Sans tenir compte à Napoléon du grand mouvement intérieur imprimé aux arts, à l'agriculture, à l'industrie ; sans songer que la France, en se repliant avec énergie sur elle-même, en fouillant dans son propre sein , allait en faire sortir des trésors incalculables

I.

DKS ■ilITIBIS DOOBIUII.

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HISTOIRE

DE MALTE.

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HISTOIRE

DE MALTE

Aisen CggiEl di îraiict i Ifalte. Duihii di li SodJta de SUlitliqi» de UiRtillB. t'a.

TOUS PREMIER.

BRUXELLES,

N.-J. GREGOIR, T. W0UTBR8 ET C*, IMPRIMEURS-LIBRAIRES ,

6 nmoBUCTiOK.

d'avenir , eUes accusèrent FEmpereor de sacrifier les intérêts du pays à sa propre renommée , de préférer le rAIe d'Alexandre au rôle de Washington.

Certes , noos n'ayons pas la prétention de mesurer les gigantesques pensées de l'empire t ni de discuter les erreurs glorieuses auxquelles on a attribué sa chute ; mais il est des vérités à la portée de notre patriotisme, sur lesquelles nous ne saurions garder un timide silence ; et , puisque le sujet nous y arnèp^ « osons reconnaître que les accu- sations des villes commerciales , de certains ports de mer surtout , eurent bien leur aveuglement, leur injustice. Qu'il ait été au pouvoir de Napoléon d'enrayer en temps opportun son char de victoires, de décliner la lutte à mort que les puissances, et l'Angleterre principa- lement , avaient engagée , voilà ce que nous ne pouvons admettre d'une manière absolue. ~ Tout comme l'orgueU , les événements ont aussi leiuns entraînement», leur btaUté. D'ailleurs, quand bieo môme Napoléo» eût songé à asservir l'Europe , à ressaisir la sceptre de Oarlemagne » ce noble dessein , ce rêve , possible par son génie, devaît41 soulever contre lui des âmes françaises? A quoi tendaient, en définitive ces grands coups d'épée , ces projeta de blocus conti- nental t si oe n'est k assurer à la France » et particulièrement aux villes maritimes, une part ao commerce de l'univers, plus large mille Mb que la part qu'elles avaient perdue? **^ On n'y voulut pascroire ; les attaques, les cris de détresse oonUnuèrent , et avec des mots teb que ceui-ci : lasêiiude^ é^mêemetul tyrannie, on eu vint à fasciner l'opinion publique seule puissance capable de rwvorser le colosse.

Im vcenx furent exaucés» et. Napoléon tombé, la France pot apprécier le désintéressement de ces étrangers qui protestaient n'en vouloir qu'à l'homme. Bref., on eut la paix; et avec elle on se flatta que , toutes les eommsaications étant couvertes, les anciennes i^l»* tion^reprendraient leur cours» et le conunerce extérieur son ancienne splendeur.

Dnn» le premier moment, on vit , en effet, se déployer une éton^ naiKte activité commerciale ; mais ce grand mouvement» occasiouné

j

IMTRODUCiaOlil, 7

par le besoin qu'éprouvait cbaq^e oatioD d'iiaur des lu-odulte » de matières premièrea dopt elle, avait été longtemps ^vée» ne tarda pas à 56 ralentir. Ce premier mommt d'eotbonsiaune passé, on saatit ua peu tard la faute que Ton avait commise* Mais Focgneil Immaiii est si iagénieux dans sa propre, ivitificatioa 1 Personne ne vouiaot afwner la responsabiUté. du. paasé ^ qiv aocnaa le gouvimiemrat de ne pas seconder le mouve«n?nt du.commeree^ et^on Iw demanda, a^ecdes débouehéspIusrn^ndiirevA wepHis an^ vroteotion.

Sur ces entrefaites éclata la révcAution de |uiltet» qiii fut Suivie d'une crise commerciale ; et.àcfAte erise», dont lenemean^gimvanit^' mentjB'empressa d'arrêter Je&^tsdésasfapepx» sneoéda une:i|roapérfté dont il faut espérer la duréa et le déf^etwpement* Gf^^endant: le com* merce n'est pas satisfait ; il dem^ndQ rnav^onant la UlM^é » c'estrràr dire l'abrogation de touteae»t9?aYes, w> eud'autrefl terAms eneone., l'abolition de toutes les leÂs protaetrim».

Aincâ f le commerce français s'^t: plaint à tontaa les époques et snus tous if» régimes» Mais lufc-mémeneaaraitril pasM partie l'aitisan des mauiL qa'il a attribués au poiin»r 7 . Pour réscfudre QOtte question, . qui Jus^u'ioi^ a'a. point été poiée ni débattue, fl faudnût d'abord. ótabUr la diatinctioB.eiitfe le commeroe de l'aiitérieur et de l'intérieur, «samiaer sii la commeroe est un^/sm, comme on le prétend ; puis déterminer la significatioBi et l'usage ,

ohea Ifa diS6rentes aetiona oomm^rsimtas» de ces motai: cnkiit,mou' vmentf iébtmMêf lihmir pr^^tûm et a¥rc^'2/#ficc« U. faudnût enaone jpésanter une idée bien. «etteduiwwtércf d«a négoeiauta de chaque pays ; reobercber si t en faifc de eonmieree^ im gouMrnement peut «voir UA autre intérêt que ceuii. qui s'y livrent; précisa la part que obaqpa nation â'«ist attribuée danaf'^QiMIatiuBda conmiflDee ; suivre le. mode et la. marcbe de oetto eqiaitetieft , et ì la foia de l'ectîDn gouvernementale ;: donnei: net «qpiercu dea olongMienta qne le temps et les ciraonstapçesAnt ancaesaivefuefit emenét4aiii Ja direp- tien du commerce; faire oon^attre enfin kfl réaulintS'dtsdtiMsactioBs commerciales de cbaquaipwple* iàobaenne desi^ovMioJitai ainn»

ont éprouvé un changement de direction..

8 IKTRODUCTHNI.

Résoudre ces questions, ce serait» comme ou toH, écrire l'histoire générale du commerce, deiaquélle ressortirait, par comparaison , la coDuaissance des causes qui ont contribué et contribuent encore à ragrandissement m à la décadence du commerce des diverses nations. ^ ce travail , qui n'a pas encore été entrepris, et dont l'exécution exigerait non-seulement une rare sagacité au milieu de matériaux immenses , mais encore 4in talent et une persévérance dont peu d'honunes sont dotoés; si ce travail, disons-nous, était fait, il resterait peut-être démontré que le commerce français peut s'attribuer une partie des souffrances dont il s^est plaint à toutes les époques.

De ce que le commerce peut n'être pas exempt de blàme, on n'en- tend certainement pas en conclure que le gouvernement soit irré^ prochable ; car, il n'est que trop vrai, faute de connaissances pratiques qui, en matière de commerce, sont indispensables pour bien se rendre compte des faits, que les hommes du pouvoir , pourtant i la source des meilleurs documents , n'en déduisent souvent que de fausses conséquences ; par suite , ils se jettent dans des systèmes féconds en mauvais résultats ; ils dédaignent 4es avertissements des hommes expérimentés qui leur signajient les écuelk , cèdent aux insinuations de conseillers intéressés à les égarer, et ne reviennent enfin de leurs erreurs que lorsqu'ellef influent par un éclatant dommage sur les

«

revenus du fisc.

Jeté dans la carrière consulaire par les événements politiques survenus en 1814 , j'apportai dans cette nouvelle situation la ferme résolution de ne rien devoir qu'à l'utilité de mes travaux* Cette marche, sinon la plus prompte pour rendre leur valeur è mes senices sous lereiume Impèri^ , était du moin$ la plus honorable. C'était, d'ailleuis, la même conduite que j'avais tenue en Prusse, en Autriche, en Pologne, lors de l'occupation de ces pays par nos armées , et qui m'avait valu f estîme et la bienveillance de deux hommes d'un haut mérité , M. le comte Barn et M. le baron Bignon , sous les ordres desquels j'aviais eu le bonheur de me trouver placé. Cette conduite pouvait doDC m'aasurer encore une part de la con»dération que le

nmoDucnoH. 0

fÊp accorde àcelis qui , éonuiie les honorables penonnage^ dont je tiens de parler, loi vouent une existence tout entière.

Mais, dès le début, j'eus lleil de m'aperoevoir que , dans une insti- tution qui se rattadiait k toutes lés brancbeç d'administration publique , il ne suffisait pas de posséder de dmples eonnaissances théoriques , et que pour pouvoir, dans la pratique, faire Tapplication esatte et rigoureuse des règles qui régissent les attributfons cooau^ laires , il fallait encore avoir des notions positives sur Tessence du commerce. D'autres-ae seraient découlfagés en éntisageant l'étendue eC la variété des études nécessai^ pour acquérir ceis notions; pour ÉÊùi , ne consultant que le désir de me rendre utile an pays« j'osai les entreprendre.

Ces étudeé, auxquelles Je me livrai avec ardeur , me conduisirent naturellement à rechercher les causes des fautas oonmtiaes , soit par le eommerce, sdit parle gouvernement ; parmi ces caqses, la princi- pale me parut tenir à l'insufBsance d'infonnatioBa néoessaires pour r^^ le mouvement de commerce ,• information» qui ne peuvent s'obtenir que de l'administration de la douane , des chambres de commerce, des sociétés de statistique, et des eonsub établis en pays étrangers.

Les documents (éumis par l'aidministration de la douane laissent peu de chose à désirer; mais il n'en est pas de mène des renseigne- meols puiÉéS'à d'antres sources^

Les négociants, ou , pour mieux dire, les chambres de cemmerce« ohaervent mal les faits, tiennent pour constant ce qui est douteux, coofondent les circonstances accidentelles et le» causes permanentes qui sont favorables ou nuisiblet au commerce, encouragent quelque- fois ce qui est directement contraire à sa prospérité, et, toutes préoc- cupées d'intérêts locaux, ne cherchent qu'à arracher à l'autorité des Mesures funestes par leurs résultats. L'enquête qui a été faite en 1834 B*a que trop clairement démontré la vérité de ces assertions, et la demande de la liberté illimitée du commerce en a bientôt fourni une nouvelle preuves

10 jHiBOuucnoii.

Il tBt hm iwonnMdé atii oònnls de^snifre le Axatamim "ûfm ses mooTemeots , et de rédiger aûnoeUemcot «n .Mémoire des fails qu'ib ont reeaeiUis; mais la pluplurt d^eatre au s'en dlspeagint , almrbéB ^Hs sont par le déUil dts affaires còwanles «cuiqselles tas chaneeUeriea, dans leor organisation actaélle, ne peurent suBie.

Leasociétés de statistiqae, qni tesont multipliées en France depoB qudques amiées , aaraient pu 7 suppléer; mais elles ne sont point sonmises à une direction commune, et presque toutes limitent leon trataux aux localités auxquelles elles appartiennent : de résulte rimpossibilité de déduire les besoins et les moyens d'échangedes nations étrangères, et d'y proportionner He oonooeree qu'on fiiit a^ec elles.

Le même incoot énient se présente si l'on cherche à analyser les ouvrages des touristes, à coordonner les observations qu'ils rapportent de leurs voyages, entrepris par curiosité , par vaaité , bien plus que dans des vues d'utlUté publique.

Pour que le commerce et le gow^mmeait fussent aplas à «ingêt de l'utflMé ou de l'inotlUté d'une brandie de commerce quelconque, pour qu'ils pussent en peser l'avaiitageou le désavantage, savoir ce qu'elle requiert ou repousse , et y pourvoir en temps opportun , il faudrait qu'on imposât aux consuls un plan de recherches embrassant le système physique, politiche , agriccrie , industriel^ commercial , maritime et financier des pays ils résident; que les résultais de ces recherches fussent livrés aux chambres de commerce, aux sociétés de statistique, et aux touristes eux-mêmes, pour leur servir deboils» sole dans le cours de leurs travaux ; qu'une fois mis à exécufioB ^ ce plan devtut l'objet de modifications persévérantes , d'après ks faits nouvdlement signalés ; qu'enfin , les premièies observations et les moififications succearives , réunies et coordonnées an ministère des affaires étrangères r fussent publiées par la direction des^ consulats.

Lorsque ces vérités s*oftKrent à ma pensée, je n'avais peint connais^ sance de Texcellent ouvrage publié sous le titre de Notion» éUmm- taires d'iconamie politique, par feu M. le comte d'Havterive. Voici

UmOBUCTIUll. 11

^ug^llii^^^i■ ém ptìmUpee nr loapnlt npom ia tllÊorie stvant

«Le clHMipdnfaiti, dit M. d*Hâotarite, qviflontles matériaux MbpennbleB d0i priMipes et dei cakiib dont m oompoie l'éco- BOBle poUHipie, eit tfane teDe éteodae , que, nm une méthede qÊÎ f en dirigeant lei olnenrctiofnit lee coordonne à mesore qu'elle» «font, et lans un qfatème qm erafarane rensemUe et tonte la direnile de leurs objets, e'ett-ft-dbe ronivendHé des fntérAts publies et des intérêts privés , Fétude de cette science ottoqne son bot, etne8ertniauUendel*Ëtat,nià llnslruction de eeui qui s'y livrent, s

Exponnt ensuMe son plan de raiterobes et le système destiné è las régniariasr, il démontre « qu'dks ne seront Men et ntitement frites que lomiu*elles deviendront rob|et de refende spéciale de toutes les administrattons* a

U laqiute m au dédain que les penounei qui di^insnnt dn travaD de «sa vHies agenaes font des vérités que cette étnie peut frire dfeounvrir» le peu de fenK que le SMudeen a reeueitti jusqu'à ce jour; a et II en appaHe « au aèie de onat qui doiient servir dans dssporittona plus ou moins atterdennées pour répanr^ sUse peut , en ce point , le deasmage poUlique et social qui réMlIte de UndMRmce et dei méprises du pouvoir» a 8t il a joute qne « des travaux Isolés et bornés à te flwuMs pure- ment individuelles ne servent qu'à créer te doctrines incertaines qui ne produisent et ne propagent que te nettena vagues, inooro- pBlm et ftusRS. a

n /eut, suivant œpidilicirtef «miplan,Qnbut9Mraleloonisaun, qui exige un nombre iaunense de eoopérateurs. a n tout que a Toiiganimtion Indusiriella soit mise à découvert tant eallèra, que tous les rapporta, tous les moyens. Ions les pratets dn travail soient observée, combinés^ ^présiés tes une étendue, UDêaseanre et une durée inflnie* a Après avoir établi la raison légale de yimpAt , l'attleur discute la

12 DmO]»CCT10!l«

fausse idée que l'on s'est faite de h nature et de l'obfttt de l'admiiiis- tration publique. Il établit les rapports qui existent entie rwgam* sation de Tindustrie et celle des agences administratives , dont il démontre l'utilité. Il fait ressortir, pour les personnes employées dans ces agences , la nécessité de connaître les principes de l'économie politique , seul moyen de donner à leurs observations le degré d'im- portance qu'elles pourraient avoir pour les progrès de la science et l'intérêt du pays , si elles étaient faites sur un vaste plan , et pour* suivies avec courage.

Partant de là, il explique le système de recherches qui lui paratt propre à remplir l'objet qu'il a en vue , et il pose en principe :

Que la puissance publique, considérée comme protectrice de l'in- dustrie, doit tendre sans cesse à réduire sa sphère d'activité , ce qui entraîne l'abolition successive et graduelle de tontes les directions abusives et de toutes les lois arbitraires ou superflues ;

Que cette puissance publique doit s'éclairer non-seiriemest sous tous les rapports de l'activité légitime dont il faut qu'elle jouiSBe , comme ressort spontané et intdUgent du mécanisme social , mais encore sous tous les rapports de l'activité exagérée qu'dUe s'est ar- rogée dans la direction des autres ressorts de ce mécanisme » ce qui entraîne un grand système de recherches sur tous les objets, et un vaste développement de tous les moyens d'observations mse Tensemble de la correspondance de tous les ressorts industriels » leur nombre , leur étendue, leur nature et leur enchaînement ;

Que tous les ressorts intelligents et libres du mécanisme commer- cial doivent participer aux lumières acquises par la puissance publique, dans le cours de ses recherches sur l'organisation industridle , afin que la direction qui leur appartient puisse se substituer sans intOF- ruption et sans méprise, dans la sphère de leur activité individuelle, à la direction abusive de la puissance publique, au moment celle- ci , éclairée par ses lumières acquises, sera déterminée à la supprimer.

Par une conséquence naturelle de ces principes , il prend pour base de son système :

IHlftODUGTION* 13

1* Le nuMvemeiil ìndii^liiel c*est4-dire le travail auquel se rapportent toutes les opérations sociales qui eu déterminent l'asso* ciatîon» la divisioii et la correspondance ;

2* Le sujet du mouvement industriel , qui se compose des instru- ments^ des matériaux et des ressorts mtiitériels du travail , formant un ensemble de moyens naturels m artiOdels» auxquels se rapportent le système de la propriété et la diversité des arts et des professions ;

3* L'objet du mouvement industriel , c'est^-dire les productions, auxqndles se rapportent les besoins qui excitffnt les hommes au travail , ceux qui déterminent la consommatioa des produits» le prix du travail et la valeur de» productions*

En ce qui touche l'exécution de ce vaste plan , Jll. d'Hauterive demande que le système de recherches parte des productions , et arrive» par la décomposition de leur valeur , à l'i^préciaiUon et à la connaissance de toutes les circonstances^ de la propriété dont elles dérivent , ainsi qu'à celle de tous les travaux dont les prix compo^wt eette valeur ; d'où il tire ce» nouyelles. conséqueoccis :

Que , dans la valeur décomposée d'une production quelconque r doivent se trouver les prix de tons les travaux qui ont concouru à la Ibnner , et que ces prix analysés doivent présenter l'idée distincte de toutes^ les- faiçultés- du travail ùaifie ;.

Que les travaux ne pouvant coecourir à former une production que par les lois de leur dlvirion et de leur combinaison, l'organisation géuérale de tous ces travaux doit se trouver toute renfermée dans rexpremoi» générale de la valeur dea productions ;

Que la combinaison et la division das travaux ne pouvant s'opéra nn^ qpe chacune des divisions.et des cend^inaisons du travail ait une direction spéciale, et la propriété , alns que sop. droit et ses lois, dérivant de toutea les directions » le système général, de la propriété doit être tout entier dans la valenr de hi sonmie des productions;

Que les professions se fermant sur les^ droits et les lois de la pro- priété^ hunwltitttde.et les cenrespondancesdfss.pitof^^nsâont encore

renfermées dans la valeur des productions ;

1.

14 iKtaOMCtMH*

Om, f9it VeÈtìfsè^ res^t «rdbsentlióii ébìt AMtìfMuyisc, dans te têiwt d'Qoe sottttnO'dd j^rododions* la -piDfestiODt la pròffrièM f tt les travaux qui oDt concotira à ks former ^ aiaai f|iié les loi* « lèd i«]i|Mrto| dt l'tìidiAtifettittit de eoa trob «IkMa;

Qtiei par la mfifueifôie (faoriyae, ce mèmè e^rlt S'ob^ertatiòn doit ttottfér , dÉtia M talear de la soomie totale dea prodoctioiB , toutes lea proférons , toute» les pmpiiét^ , tous les travaux de Fin* dttttrie, c^est-iKDre Phidustrie tout entière.

L'attteor , ue se boruant pas Ik, manifeste le désir d'un éfaMisse^ ttetit , Gonserviitoife'Otiivefsél des prodoits de la nature «It diitravait, chaque objet étalé aux yeux serait accompagné d'une explication litéoiae reilfermaift l*liistoire de eette prodoetion , en la prenant au iiionioot de Vemi^loi du premier triMll qafi m a pMi|>aré'là foUBaaHon, jusqu'à la dmrièna vérité ftri l'a desll&ée à être consommée. *

Je ne auivrËi lats l'auteur dans les développements qu'il a donnés è MRQ Gonservittoire, parce que cette partie de l'ouvrage» bien que servant de lien et de complément ft mfa système ^ e^éttungère à fMftd'adUan aittitdée auxagentsdu ipóuvernement à l'étranger» dans Texécation de ce même Its^steme. D'ailleurs ridée de cet écono^ miste a été eu quelque «rte réatisérpar le gouvernement dans FEt- position quinquennale des produits de Tindustrie. le ne piiis me teftiaer osiimÉautk présenter id le gruud et iltile tiMeau que llf. le eomte d'Hauterive a itracé du Bwtd anc^fe^

Après sa création, lepreirier soin du JlMnf of<i»ud^fntèe se traceur a un plan de travail qid^ dans soft objets ne s'arrêtât à âuctlu temps, a à aucdoe Mtured'obJMa, ni à aucun lieu, ^n grand bot fttt de se a mrttre eu moBUre» par une étude constante et des recherdiesa^si^ dues, d'édMl^r k la (oh l'industrie Ot le gouvernement sur toutes a tea voies qu'ilfabAît suivre pomr fisit^ préÂMuiner en toutes dioses, » par de bonnes et sages 'ditwtfonSi les intérêt» 'de PinduilHe uk- 1^ tannale et ceux de la puissance psAlique*

a l)anscetlevue,ildots'attacheràfecueitlir»partoutél;toa$o^ a tous les renseignements de (ait qui pouvaient dAlermiaerkmardie

ìtnfkùbtuTtfótié

15

du gmmtlienieDt fans Tèeotionite des rapports êè ta polHiqae ettéHaire, et dans n coopération, soit adminbtrative» soit légis- lalife, à tMs les actes fëgfulatears on conciliateurs des droits et des intérêts soiirent opposés de riodnstrie et de la propriété. » Le Board fut dot6» dès le principe, de prérogatifes fort étendues. la charte de son établissement lai attribue la correspondance di- recte des consuls, des agents diplomatiques, des goutemeors, Intendants, administrateurs et magistrats des colonies. Ces fonc- tionnaires reçurent en même temps des instructions qui leur pres- crivirent de correspondre avec loi, de répondre à ses demandes, de lui adresser leurs vœut et leurs vues sur toutes les améliorations désirables , et de faire parvenir annuellement , au dépAt de ses archives, les états de situation, de production, dlmportations, d*exportations, et les mouvements de la population des lieux de leur résidence.

» I*étab1is8ement fut de plus autorisé k recourir dans fous les cas de besoin et d'utilité k l'assistance et aux conseils du procureur et du solliciteur général, le gouvernement de ce pays ne pouvant ja- mais perdre de vue que rien ne doit être proposé ni autorisé que lorsque, après un examen approfondi, on s'est positivement assuré que le bien qu'on espère et les avantages qu'on se promet d'une innovation projetée, ne sont pas actuellement et ne devront Jamais être dans l'avenir en désaccord avec des droits et des intérêts qui sont protégés par la loi.

» Mais ces attributions ne sont rien auprès de celles que le Board refut des formes mêmes de son institution. Les coiàmissions données k ses membres furent délivrées sous le grand sceau de l'État; et dès lors ils eurent te droit d'appeler en témoignage, sous la loi du serment, les personnes de tout rang et de toute classe de qui ib pouvaient espérer d'obtenir d'utiles informations. » Par le cet établissement fut légalement constitué en une Sorte de commission magistrale d'enquête, et il devint en quelque sorte on' pouvoir médiateur entre l'industrie et le pouvoir.

t6 nmoDUCTKMiF.

» Il fat pour le pouvoir on iBstniment de p^qateitiODr de vérifr^ » cation, de oonbMe, à Faide daquel il devint facile à celol-€i de » s'éclairer» autant qu'il est possible à la prudenee humaine de le » faire, sur tous les objets d'intérêt piAlic <pi'il lui importe de oon- » naître bien et à tempe.

» Il fut pour l'industrie et la propriété, dans le n^pert qu'elles ont » avec le pouvoir, un organe de leurs vœux,- de leurs nécessités, des » dommages qu'elles éprouvent, des espérances qu'elles forment et » de l'assistance dont elles ont besoin.

» Enfin il fut, dans les n^ports respectifs qui peuvent les diviser » ou les unir, l'arbitre impartial des prétentions contraires et le con-* » ciliateur des droits et des. intérêts opposés^ »

«

S'il fallait une preuve de la nécessité qu'éprouve la France d'a^ dopter un large et constant système de recherches, on n'en pourrait trouver de plus péremptoires que celles fournies par l'établissement du Board anglais ; car il n'estpas possible d'en douter, et la remarque appartient encore à M. le comte d'Hauterive, c'est à cet établisse- ment que l'Angleterre a de devancer tous les autres peuples dans les développements q^e l'industrie générale a pris pendant le cours du siècle dernier; de n'avoir rien tenté d'incertain; de voir ses plus hardies entreprises toujours couronnées de succès ; de savoir mieux qu'aucune autre nation saisir les occasions, mettre à profit les cir- constances^ et employer de meilleurs poyens. On en a vu récem- ment un exemple dans ces missionnaires qui ont parcouru la France pour y empêcher la^ liberté du commerce et rallier à ce système le pouvoir, l'industrie et la propriété.

Fier dem'être rencontré, sur une question d'un intérêt aussi grave, avec un des hommes les plus haut placés dans l'opinion publique, et l'un des chefs les plus distingua du département au^el j'ai l'honneur d'appartenir, je me déterminai à tracer un plan de recherches d'après les principes ^'il avait émis et les bases qu'il avait posées. Ce plan avait pour objet :

l"" De décrire le pays comme s'Û était inhabité , sauf à faire con- Mitre ensuite ses habitants ;

WTROBCCTKHI. 17

8^ lyexamlner Iff manière dont le pays et les habitant» sont gou- vernés, ainsi que les institutions dont ils ont été poorvus pour facH Kter leofs relations sociale» et favoriser l'agrienlture, rindostrie , le ooDiDeroe^ la navigation ;

Z"* De détailler les travaux auxquels le» habitants se livrent , les protts qulls en retirent, la part qu'ils en donnent an gouvernement et la manière dont ce gouvernement l'emploie.

Lorsque je parlai de ce piando rechecches, auquel une vie d'homme, me disait-on^ ne pouvait suffire^ je trouvai, chose assez commune en France, les* dépositaires du pouvoir plus polis pour ma personne que pour mes idées , et peu disposés à l'examen d'un système nouveau, regardé peut-être conune un égarement de mon imagination.

Je persistai néanmoins, et tins mon plan en réserve, me promet- tant de le mettre à exécution à la première occasion favorable^ EHe ne tarda pasà se présenter.

Monmé, peu de tempa après, au consulat de Malte, j'aequis bientôt la certitude que oettetle, si importante par sa position géographique, par rétendue et la commodité de ses ports, n'était qu'imparfUteoient connue, et méritait cepradant de l'être.

Dès ce moment, je me mis à faire des recherche» et à réunir des matériaux pour en extraire tout ce qui pouvait se rattacher à mon I^an. De ce travail est résulté l'ouvrage que je fais paraître, et dont la publication a été retardée , depuis plusieurs années , par de» cip- constances indépendantes de ma volonté. Cet ouvrage se divisera en deux parties, Fune consacrée à la statistique, l'autre, à l'histoire de

Malte.

La statistique a pour objet, ainsi que je l'ai dit, de décrire le pays conune s'il était inhabité ; de faire connaître ensuite sa population dans toutes ses divisions, avec ses moeurs , son langage , sa phywo- nmnie^ etc.; de montrer les institutions qui r^issent les habitants , et dans quelles proportions elles fadlitent les relations sociales ou fa- vorisent l'agriculture, l'industrie, le commerce, la navigation ; d'ap- précier méthodiquement l'industrie locale , ses produits, ses profits

18 HfTMODOCyiòft*

poor Itt liabitiints, ee que le gtHivetweiiiwt ft'adjage de ett proits, 6t remploi <pi*ìl en bit.

lift pirtie historique eompraid les priiicipam èfénenênt» qai ont influé sur la conditioo de rhomme eonsidélré comme citoyen. VtS^- tàae de Malto n^arait jamais été fUto, ou plutôt elle se trouvait con- fondue dans célie des chevaliers 4e Saintniean de Jémsalem» qui , pour se faire une illustration plus grande , ont prétendu qu*avant eux cette Ile n'était qu'une bourgade de pécheurs. Afin de détruire cette opinion trop accréditée, j*ai tracé Thistorique de toutes les do- minations qui se sont succédé depuis les Phéniciens. Cet historique <ffflre néccMirement peu dlntérèt jusqu'aux Arabes ; mais lorsquV- rivent les Kormands , les Allemands et les Espagnols , le cadro s'a- grandit ; déjà à cette époque, on voit les Maltais avec des institutions municipales, avec un conseB populaire composé <tei trois ordres , et en possession d'une gran4e charte qui les autorise à s^opposer k main aimée , sans pouvoir être considénb comme rebelleB, à quiconque voudrait détacher leur He du domaine royul de l^ile.

Les historiens de l'ordre de Sahit^ean de Jérusalem mit avanei que les Maltais reçurent les chevaliers aiM enthousiasme. La tértlé est» au codtrairo, que , se fondant sur les privilèges de leur charte, les habitants furent au moment d'oppoaer une résistance, dont ta ruse fM détourner les etfets. J'ai rétabli les événements sous leur véritable aspect. Le gouvernement deFordre dans ses rapports avec les MaRais, la législation à laquelle 11 les avait soumis , l'état de ses finances, et cette hitte incessante de trois siècles entro l'opprimé qui défendait ses privilèges et le maître qui l'en dépouillait au mépris de la foi jurée, rien de tout cela , smt ignorance ou timidité des écrivains, rien de cettepalpitante histoiro n'a été dit à l'Europe.

La conquête de Malte par le général Bonaparte a été jusqu'ici at- tribuée à la trahison ; elle a sa réussite à une tout antro cause. Pour arriver k cet épisode qui se rattache à notre histoire contempo- raine, je me sois appliqué à mettre le lecteur parfaitement en position de jttger de l'état de décadence dans lequel l'ordre était tombé;

HmOllUCTlOIlf. 1T9

dm «0p60itkMid potttl^Ues des Maltais , qui , en 1775, tfétriMt in- «orges poor flecouer le Joug flous lequel Us viraient ; -^ des vues In- téressées des différentes puissances, ex^çant d'abord leur influence sur Tordre des etievaliers , sur cette milice destinée à rerser son sang en tribut , et finissant par reporter cette influence sur Matte ette^ iiidaie, considérée comme one position inexpugnable à laquelle ap- partient le sceiiire de la Méditerranée. Ou nous nous abusons étran- gement, ou, dons l'état actuel des esprits, il y a de quoi exciter virement TsAtentioB. Merb ce qur ne sera pas d'un intérêt moindre, c'est la domination française, rinsurrection des Maltais, les moyens employés par l'Angleterre pour s'emparer de Malte, et sa domina^ tion jusqu'à ce jour, toutes cfaoses sur lesqodles , nous le déclarons, Cfu n'a que des notions erronées.

Les personnes qui sont étrangères à la science de l'économie poli^ tique, qui nient son utilité ou contestent ses avantages, ne verront dans ce livre qu'un ttaité de statistique ; au contraire, les esprits at- tentifs, les bomme^spéciaux, reconnaîtront qu'un plan de redherdies établi d'après le^sj^me dont nous avons parlé, qu'un ouvrage les questions d'économie et d'histoire se lient et se coordonnent , porte avec lui les résultats suivants :

1* D'oflirir, en cas de guerre , des rensrignefflents exacts sor les fûfces à cooibattre, les obstades à vaincre, les localités à parcourir , les ressources que Ton peut y trouver, ainsi que smr le caraétère, les mcBUTB, les antécédents et les V(Bux des peuples ;

2* D'éclairer les négociations , d'aplanir les difficultés des traités en faisant apprécier à leur juste valeur les provinces à acquérir ou à céder;

3* De faciliter en temps de paix la solution de questions relatives au commerce, telles que son développement à l'égard des pays étrangers, suivant le climat et la fertilité de ces pays, les ressources et le génie industriel de leur population, les mœurs des babitants et le pouvoir tutélaire des institutions qui les régissent ; comme aussi de déterminer avec connaissance de cause, et en temps opportun, les

20 IXTAOBUCTIOX.

chaogements à faire aai tarifs» les mesures à prendre pour dimiauer oa étendre les transactions commerciales^ de manière a devancer ou à vaincre la concurrence;

4'' Enfin , de remplir une lacune par la collection de matériaux propres à être consultés en toutes occurrences^

Outre les précieux renseignements dont j'ai profité dans mes entre- tiens avec les Maltais les plus instruits , indépendamment des pièces manuscrites » concessions » chartes , diplômes , et autres qui m'ont été communiquées, j'ai consulté encore Âbda, Ciantar, Bozio et

»

l'abbé Yertot, dont l'ouvrage n'est qu'une brillante traduction des trois premiers auteurs. J'ai également eu recours au livre intitulé : Malie, par un voyageur français, et écrit par le commandeur de Saint-Priest , sous la dictée du savant abbé Navarro. Cet ouvrage , le meilleur guide pour quiconque s'intéresse à l'Ue de Malte , ne se trouve plus dans la librairie. D'autres fois encore j'ai puisé dans Pozzo, Boisgelin, Borredon de Bansijat, le P. Honoré Brés, Villeneuve Bargemont et le P. Carlo Jacinto, mais en n'empruntant à ces divers auteurs que les faits dont l'authenticité était incontestable. Les lois des grands-mattres, le code Roban, les journaux de Malte, le Moniteur , la correspondance de Napoléon , et les proclamations des gouverneurs qui se sont succédé depuis l'occupatiov anglaise , m'ont fourni de précieux matériaux dont je me suis emparé pour justifier mes assertions ou mes jugements.

La pensée de cet ouvrage n'a pour mobile aucun motif de spéeu^ lation. Homme de quelque expérience , acquise par trente-quatre années de loyaux services , je ne suis guidé que par le désir d'ofi'rir à mon gouvernement un nouveau témoignage de mon zèle, et peut- être un moyen de retirer, dans l'intérêt de l'État, un profit plus réel de l'institution consulaire ; à mon pays, un tribut du dévouement qui m'a dirigé pendant toute m'a carrière , et l'expression de mes voBux ardents pour sa prospérité ; à ceux qui parcourent la car- rière consulaire ou qui s'y destinent , mes essais dans une voie ou doivent s'exercer leurs talents ; aux Maltais enfin , que j'aurais

INTROOUCTIOK. 21

voulu défendre avec une éfoquence égale à mes eonvictionSy un gage de gratîtufle pour biehvelllanee dont ils m'ont honoré.

Un autre motif, je dois le iite , a aussi contribué h ma détermi- nation. Avant et depuis la révolution de juillet , la calomnie s'est déchatnée contre les hommes de toutes les classes , et notamment contre les agents du pouvoir. Dans son insatiable désir de nuire, elle n'a rien respecté, et mon obscurité même n'a pu me soustraire à ses attaques. Gomme tout fonctionnaire public injustement accusé et jaloux de l'estime de ies eoncitoyehs, j'ai fait tout ce qui convenait à ma dignité pour melaver d'une imputation tendant à porter atteinte à mon honneur et à ma probité. Et pourtant je sentais le besoin d'effacer jusqu'à la trace de cette Iftche dénonciation dans l'esprit de ceux qui ne me connaissent pas. . . Je ne crois pas m'étre abusé sur le noUé caractère de mon pays : dans cette circonstance , j'ai pensé qu'un ouvrage utile était le seul moyen auquel pouvait recourir un homme qui sait ce qu'il doit à ses juges , ce qu'il se doit à lui-même.

Après avoir justiié mon entreprise , il ne me reste ({ue peu de chose à ajouter.

Sans doute, il càt permis à un Français de regretter la perte d'une lie que sa situation rend maîtresse du commerce entre l'Orient et rX)ccident ; mais puisque la destinée , puisque les traités l'ont voulu ainsi , nos regrets doivent être d'autant moins amers , que cette tle est tombée entre les mains d'une nation aujourd'hui l'alliée de la France. Penser différemment, ce serait faire suspecter la loyauté et la sincérité de la nation française dans une alliance de laquelle dé-^ pendent , d'après mon intime conviction , la paix du monde , la prospérité du commerce et les progrès de la civilisation.

Les yeux fiiés sur ces trois grande intérêts sociaux, et en présence des débats élevés entre les Maltais et les Anglais , débats qui onj^ été soumis dernièrement au parlement britannique, j'ai cru pouvoir me permettre , comme partie désintéressée , quelques réflexions sur ce sujet. De part ou d'autre, on ne saurait se formaliser de parolçs die- tées , à l'égard des habitants de Malte , par le vif intérêt qu'ils

22 nmanceiimi*

inspireroot à toii9 ceux en poâtion de les bien coonaltre ;-'«-en ce qui touche les Aoglois, par Testinie dont ne peut se défendre quiconque ne nourrit pas cootre eux une aveugle pffétention. B'atuce, je proteste contre toute interprétation eoptmiret et désavoue haut»* ment tout ce qui pourrait blesser la suscept9>iKté des uns <ni dea autres. Du reste, on peut me réfiUer » le champ est libre,

Après eette prefeiaion de foi qui ne peut laisser aucun doute sur mes intentions je m'estimerai heureux si de m<m tcavail ressort qudque avertisMvient utile pour le pays maltais» peur cette He dont une puiasanoe rivale brigue depuis Iwgtemps la poasesoon, et renvie à rAngletenre comme elle l'eût enviée à la France*.

Je n'ai certaioement pas la prétention d'avoir mis au Jour une œuvre supérieure ; mais, à défaut de talent» on y tvouvera du moins le mérite de la sîooérité , de l'exactitude. j'ai pu la conduire à terme, je le dois particulièrement à l'obligeance, à Tamitté de deux hommes avec lesquels j'ai été assex heureux pour entretenir des relations : le premier est feo sir Frédéric Ponsomby, gouverneur de Malte , et l'un des hommes dont le caractère a le plus honoré la Gmnde--Bretagne ; le second est M. A. Portelli, membre du oonaeil ooloiml, et originaire de Matte^ il jouit d'une réputation juste** mentacquise de patriotisme et de probité. Puissent dooe mes paroles traverser les mers, et porter à h fanulie du noble gentleBuin r«x^ preséon de ma reconnaissance, ravivée par de donleuiieux regnits; -^ à l'honorable citoyea de Ifalte , les lemenctments, les souvenirs d'une amitié qui m'a soutenu dans l'accomplissanent de ma tâche !

HISTOIRE

DE MALTE

i .1.1.11, ...1 I ,.ll. wsssssss^f**^

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STATISTIQUE.

CHAPITRE PREMIER.

TOPOCaUUPŒ.

Situation. Les auteurs, anciens ou modernes, qui ont parlé de r tle de Malte, ne se sont point accordés sur sa situation géographique*

M. Gautier, capitaine de vaisseau, nous parait l'avoir déterminée avec une rigoureuse exactitude. Dans la campagne hydrographique qu'il a Eaite , en 1816 , avec la corvette du roi la Chevrete , il a placé cette tle par 35' 53' 50" de latitude nord, et par 12" 10' 40" de longitude à l'orient de Paris.

Nous avons établi après cette donnée les distances qui séparent Malte de ses plus habituelles communications avec le globe ; ces distances étant calculées à raison de 20 lieues marines au degré ,

Malte est à 57 lieues de Maritime ;

164 id. de Livoume;

187 id. 1/3 de Toulon;

24 SJTATISTiprK,

202 lieues 2/3 de Marseille;

179 id. 1/3 deMahon;

320 id. 2/3 de Gibraltar;

420 id. deFalmouth;

184 id. 1/^ d'Alger.

74 id. 2/3 de Tania ;

63 id. 1/3 de Tripoli;

274 id. 2/3 d'Alexandrie;

210 id. deSmyrne;

108 id. de Cagliari;

98 id. 2/3 de Naples ;

248 id. de Constantinople ;

191 id.. de Syra ;

113 id. deCorfou;

195 id. de Trieste ;

47 id. 2/3 du cap Spartivento ;

18 id. du cap Pa^saro^

Les dépendances de Malte sont :

l"* L'tle du Goze, située au nord-ouest, et dont elle est séparée par un détroit i^e 5 milles de largeur ;

2'* L'tle du Cumin i située au milieu du détrpit qui sépare les tles de Malte et du Goze.

Gimat. M. le commandeur Dolomieu a fait , dans les années 1780 et 1781, sur le climat de Malte , des expériences qui n'ont été démentie^ par aucun de ceux qui depuis ont écrit sur cette lie. Nous emprunterons au savant naturaliste plusieurs de ses observations auxqucïlles» d'ailleurs, on essaierait vainement de substituer quelque chose de mieux » de plus exs^ct :

« Le thermomètre de Réaumur, dit M. Dolomieu S est ordipai- » rementy à Malte, pendant l'été, au-dessus de 25 degrés et jamais » au-dessus de 28; l'hiver, il est très-rarement au-dessous de » 8 degrés sur le point de cojigélation.

» Les temps l'on est le plus affecté par le froid ou par le chQiud » ne 3ont pas ceux le thermomètre marque les deux points

' Voyage aux iUi de Lipari, fait en 1781, suivi d'un Mémoire tur la tempéra- ture du climat de Mal^j^ et $ur la différence de la chaleur réelle et dfi la chaleur senêible, Pa^is, 178S.

STAnsnQVB. as

eitrènMB de notre ten^éntiire. Il on contralte presque con» tioael entre nos senaationB et les instruments qui mesurent la vraie température de l'air, entre la chaleor sensible et la cbalear réelle. » La direction des vents, leurs changements produisent dea passaggi instantanés du firoîd au chaud et du chaud an froid. Lea vents du nord ou du nord-ouest nous donnent toujours du froid» ceux du midi nous apportent toiqoura la chaleur ; leur violence modifie encore les senmtions qu'ib nous font éprouver. Celles que ces vents nous procurent sont d'autant phis fwtes, qu'ils mettent en mouvement une atmosphère analogue à ce qu'ils nous font éprouver de chaleur réelle et de froid plus vif. » Le vent de nord-ouest donne le plus grand dogré de pureté à l'air; celui de nord-est est un peu moins pur; il se dégrade singu-- Uérement lonqu'il passe au sudest et au sud ; il se rétablit un peu au sudK>uest , prindpalenMut lorsque la mer est agitée. » Les vents du nordnDuest sont ^uréspar le grand espace de mer qu'ils traversent ; les vents du nord recevraient en Italie et en Sicile quelque altération , si la forte végétation de ces beaux paya ne concourait à purifier l'atmosphère. Les vents , en tournant au sud , deviennent fîinesles : l'air a passé sur le continent aride et brûlant de l'Afrique , la végétation est presque nulle , la chaleur est si forte que tout ce qui est susceptible de raréfaction dans la terre forme des exhalaisons qui entrent dans l'atmosphère ; il ne s'épure pas dans le passage de la mer, parce que le canal est étroit et que les eaux, ayant l'abri des terres, sont trop peu agitées pour absorber par leur mouvement les miasmes méphitiques qui sont dans l'air.

M Le froid extrêmement sensible des hivers est produit par l'air trèsimr qui vient du nord ; les vents agissent sur nous encore par leur violence, en renouvelant sans cesse l'air qui nous enveloppe; 0 suffit pour cesser d'avoir froid de se soustraire à leur action et au courant d'air qu'ils forment.

» Pendant l'été , lorsque les venCs sont au sud-est , l'altération de la pureté ordinaire de l'air est telle que , s'il se détériorait encore de quelques degrés , il serait impossible de respirer ; on serait envdoppé d'une atmosphère épaisse formée par notre transpira tioa insensible , au milieu de laquelle on serait étouffé.

» Les vents du midi ne soufilent pas longtemps ; leur durée ordt»

u t

r;^, . f^ .

de tooiB k qmtm Joui. Il leur mocède «aei MVf enfc

fendant leiqiMis la dnievr eit ««n trèa-eeanUet maie

ttohie acciMflùte et lieiiooay moiii ktmÉÊÊOtej fooiqoe

le thenMBiètM îidhpie loiveat alaci um dielev léeÎLa fins

cMridénble; mÛÊV$àr^f\mfm. jmU tiMi leajeasait

pendant la naît MoMea êm hûam qiôl tiennent^ la mer

nJMdrirrataBM|ihèra, en f portant «o air qm eit épniéaarla

irarfaœ de Peon ft en 7 imprimaat nn pe<i4enu>ureMnnt* Innaatin

il ^élòin de petto comunli d'air qoi font de terreaor mer ; ils sont

moina pnra^ procnaent «n pen 4a firatebnar. Loiafne les vento

passent subitement dn midi an nord» on ipinor e me ìègkntéf une

ftcirité ie vaspirer , on bien^tve étonnant ; fl est sAr antfi qae

l'air gapae peesque dmia l'inatant 20 on 25 degrés de pnreté,

son? ont mènie davantage» qnoifna lethennomètrane varie print^

A ce lânmé des esipérleneei iBdtea par le oéUfcie JMomien » nova

afonterona le taUean dea 4AaB» rationa météaaologiqnest nstinit de la

Saxêtte MéUê, pendant laa ein« années de 1883*1983» 1S84,

1685 et 1686.

Frttf^i «^ Année commune :

TKrrs DB HonD

Tfirrs d'ouest

TEirrs DU siro .

Tbitts d'bst

O. S.-0.

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S.-B.

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E.— N.— E#

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Féfrier Man .

Avril . Mài . Joìb . JuUUt. Aoèt . Septonbra Octobre . Noveoibce Oéoembre .

ToUax . Tennes moyens

56*

57 68

63 69 74 82 83 79 63 60

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■AfcimRnu

10* 1/2 11

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13 16 ì/i

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u 12 I/a

191* 1/2 16

Pluie. -^ On « calculé que Von avait par an 30 oa 40 jours de pluie 9 tiui donnent :

Dans les années plutieuses Dans les années de sécheresse

i^orcfis d'bao.

SO à 21 9 à 10

Total . qui faR, année conunune

29 à il

15

B lenita de œs relevés :

1* Qoant aux vents , que diaipe année od a 149 jours de vanta du nord et 58 joursde vents d'ouest, considérés par M. Dolomieu comme éiuit d*one grande pureté; que les vents du sud, qu'il a indiqués conuno ftinestes, ne régnent que 68 joun; que la durée des vents #citt qui donnent la plus grande chalenr sans avoir rien de nnisibie»

ss RATisnQin.

est de90 joan; enfin, que si Fon ajoute la dorée des fents d'ouest à la dorée des yents do nord , et si l'on fait le mène calcai pour les Tents do sod et les vents d*est , on trooyera qoe les premiers régnent pendant 207 jours , et les seconds pmdant les 158 antres Jours de l'année.

2* Quant à la température , que le mois de janyier est celui ou le thermomètre se rapproche le plus du point de congélation, et le mois d'août celui il est le plus éleyé ; que cependant ces deux mois ne sont pas , comme le dit M. Dolomieu, ceux Ton est le plus affecté du froid et du chaud ; car tel est TefiTet des vents du nord et du sad , que le firoid du mois de mars est beaucoup plus sensible que celui de janvier, et la chaleur de septembre plus étouffante que celle d'août, quoique le thermomètre indique alors une froidure et une chaleur réelles moins considérables.

Nous ajouterons que les mois pluvieux sont ceux de décembroy janvier et février ; et que la quantité d'eau qui tombe , année com- mune, est augmentée en été par les émanations abondantes du serein et de la rosée.

Que conclure de ces résultats ? C'est qu'un pays qui n'a à craindre qu'un seul vent malfaisant , dont la durée n'est que de 68 jours , année commune ; qu'un pays U température est , terme moyen « de 68 degrés de Fahrenheit, et de 16 degrés de Béaumur, au-dessus de 0 , par conséquent il ne gèle jamais, et d'abondantes rosées tendent sans cesse à augmenter le volume d'eau qu'il reçoit du ciel ; qu'un tel pays, disons-nous, possède un des climats les plus favorisés de la terre, soit pour obtenir des productions suffisantes aux besoins de la population, soit pour alimenter un commerce extérieur d'une certaine importance.

Mais l'influence du climat et les ressources du oonunerce ne suf- fisent pas au bien-être d'un peuple ; ce qu'il lui faut encore, ce sont les avantages d'un sol fertile et le concours d'une grande population» l'activité de l'industrie et l'appui tutélaire des institutions. La suite de cet ouvrage démontrera si ces éléments de prospérité manquent aux Maltais , jusqu'à quel degré ils les possèdent , et l'usage qu'ils en font.

Confùrmaiùm. Il n'entre pas dans le plan de cet ouvrage d'exa- rainer jusqu'à quel point on est fmidé à croire, d'après le sentiment 4e certains géologues , que toutes les i\e^ de la Méditerranée ont fait

OTAIVTIQini. 99

paHfe do coDtioMit avant le dèhiga. On le iNmera fealemènt è lapparter les opinfons ksphis accréditéeB sor ce qui concerne oeilei dn Ciunfai, de Malte et da Gaie.

Panni le grand nombre tfaateon qni ont écrit sor ces trois ties.

Les uns yeulent qu'elles aient été réunies ensemble , et que leur dl^sion se soit opérée par l'effet d'un tremblemeat de terre.

Les autres prétendent qo'eHes ont été unies à la SicUe, dont eliea Itarent détachées par une commotion souterraine venant dans ta direction de l'Etna.

D'autres assurent qu'elles ne sont que les fragments d'une terre plus considérable qui s'étendait dans la partie du sttd*sud-ouest , c^est-inlire du o6té de l'Afrique et qui aurait été violemment détachée par quelque grande secousse terrestre.

Les premiers fondent leur opinion sur ce que Ters la partie de l'fle de Malte opposéeà l'tle du Gose, on voit dans la pterre dure dea emières de char qui se prolongent sous l'eau, et dont on retrouve ka traceSt en face, sur la rive du Goie. Ces ornières, constatées par tous les historiens et géologues, ont de quatre à six pouces de largeur p wu douse à qirinie pouces de profondeur.

Les partisans du second système n'allèguent aucune preuve à l'appui de leur assertion. Us ont pensé, sans doute, qu'dle portait avec elle vue évidence incontestablet ou qu'il leur solBsait de l'émettre pour être crus sur parole.

' Les défenseurs du dernier système ont, pour accréditer leur idée, ■is à contribution toutes les drconstancea que la conformation do soi ainsi que la direction des montagnes et des vallées pouvaient leur isamir. Cest la manière de procéder de Buffon dans sa belle théorie de la terre.

Toutefois aucun d'entre eux n'a déterminé l'époque serait arrivé le grand événement qui aurait détaché soit les lies du Cumins et du Goie de Malte, soit ces trois tles ensemble du continent dont elles hisaient partie.

Les notions historiques ne remontent pas au deli de l'an 1519 avant J.-€. , époque à laqueOe les Phéniciens vinrent Rétablir i MaKe : or , les trois tles étaient, à cette époque , dans l'état eDea

ae trouvent aujourd'hui.

A moins donc de supposer que ce grand déchirement terrestre ait en lieu dans les huit siècles qui se sont écoulés depuis le déloge

fmftfk la lemft des Phéoicieiis, oeaaralt m dttof» loMuène qd'û fmâmt attfihner, nm^màumalk k difiwia 4m tnit tlWt «iii «icore leur séparation da continent auqvél elles miparteoaîmt.

€*eflllà, en cAt » la psssfo de cmx qui pritmdisBt qu'eHes «tot Wt partie d'un oantinent plus ewsidérâbte §9 proloageaut dans le sad-sad-<»iesl ; ib craent fue la deAmcliom da ca aontiMut a été eecanoMiëe par une masse d'eau iuMosB piMpîlaat à traven les terres dans la directìan ddl'Otient : aiosis'«pliqaavaieDt en partie l'ouYerture du détroit de Gibraltar et la formation du basûi de la Méditerranée ^

Quoi qu'il en soit, lUe de Malte» dsns aa eonfermatîon actndle^ représente un plan qui se prolonge de Test^ud^ à l'oufiSt-Boi4- ouest , et incliné du sud-sud-onoA au nordHM>rd'<est» Im l»anes ealcaires » à peu près parsHèles, dont elle est presque entîorement oimpoaée, licmienl, dans les parties du sud et du «uÂ-est , des escaiw

pements trèf-^letés au-desns de la mer» qui liât incessamment lemni. pieds : ils sUMlssent imwMJMement jusqpi'à son niveau en se prolon» géant dans la directiQD opposée* La partie la aseins montaeuse , la plus large, la plus peuplée de TUe, et par conséquant la mieua. onkivée , quoique assea élerée encore , està l'estde la cilé Valette. Les gorges et les nllées prineipdea ont one dâreotion oonstante dn sudapd-ouest au nord«t, déterminée par llncUnaisan du sol ; j^ on avance de Test à l'ouest, plus elles sont longues et profondes.

Le sol de l'Ho àa Goie eek généndement jlm élevé que celui de Malte. Le Goie est défendu dans presque tous ses abords par dés escarpements k pic d'un aspect effrayant. Les plus élevés sont à l'ouest et au sud. Dans les parties qui regardent Mdte, les bancs-calcaiffes et les vallées correspondent aux bancs et aux vallées de cette déniera

^ On a tenté, en 1829, de faire prévaloir cette dernière opinion, à laquelle se rattache le système des temps pHmftifs des peapiee, basé sur r«xîsl«iwe d'une lie atlantique. Une inscription que l'on disait avoir été trouvée daas ks décomlms , d'une maison démidie k Malte, avait donné lieu à ces conjectures ; si le fait eût été avéré, un vaste champ était ouvert aux partisans de cette opinion, parmi les- quels il faut compter l'infortuné président Bailly, en même temps qua les auteurs' de YBUtmn Vnw§néÊe da fona ìm fcommfy; mais ne événement de cetile naiara ne pouvait échapper au contrôle de la critique. On fit une enquête; il en résulta. la preuve irrécusable d'une fraude méditée pour surprendre, dans des vues d'in- térêt personnel , la religion de Tun des hommes qui honorent le plus la France par leus tnvam aeicmillqvee.

H

Mtare.

Qottit à rtle du Gamin » elle n'est point gamie d'etcaipenentf cenane Malte et le Geae; BaiSf danatepartieidanordetilufady eie art entonaée de léeiii gai U lendent treiiiae inalwrdaUe de ^ eétéa« Dn mte» la natnie et lea ondulations da teciain le nf portent eniitwctttà raqpect du soldas deux tkavoiainei.

JtUwÊlim. ~ Uélfantion de Vile de Malte, prise du haut de 1% learde Nadar,estdel80oiàtres«u-de8Bosdu niveau de la Ber«

L'élAvatiou du Goie est de 133 nàties, cette liautenv étant cak»lte duaamaetdelaeolMnedeDîtMgi» L'Ile du Cumin n'est pes» à beei»« eeup près t aussi életéoi,

ÈimàM. On a pretendo, en parlant de l'étendue de cas HeSp qu'elles avaient diminué depuii qu'elles sont liehitées, et ou a voulu en voir la preuve dans des Iraeas de roue qui se terminent au escam pamenis ; mais eette asMrtion ne paraUpaseiacte,etpourU justi- fier il aurait fallu déterminer l'^o^ue des premiera étabUsnmente

Si l'on admet foe rik fut habitée àl'épofue delà eatastr^pàeqnk le séptn du coulinent dent elle faisait partie, et qui fisima les escan*

paments l'eu trouM lea tracée dont on parle , on a saison de direr que cette circonstance prouve une diminution d'étendue.

Mais si , d'après l'histoire, on ne fait remonter l'établisKment des hommes qu'à une époque postérieure à l'événement, on ne prouve rien, à moins de supposer un second bouleversement qui aurait enlevé aux escarpements actuels les terrains sur lesquels existaient les habl» tations auxquelles devaient conduire ces traces de char.

Dans le premier cas, ces ornières, au haut des escarpements, rentrent dans la classe des arguments employés pour prouver que rUe appartenait à une terre plus étendue , et, de plus , qu'elle était habitée avant la catastrophe qui l'en a séparée.

Dans le second cas, elles ne sauraient être considérées comme preuve de diminution d'étendue, car Thistoire nous aurait assurément transmis la date aussi bien que les causes d'un pareil événement , tandis qu'elle n'en fait mention nulle part.

Néanmoins , il est constant que , dans certaines parties , Plie a ^;irouvé une diminution d'étendue, diminution qui tend chaque jour

à devenir plus considérable ; mais ce fait tlmt à des dreoiistabcea dont Torigine on la cause ne se p^ pas dans la nuit des temps, et «isoite il est certain que ce que les trois ttes perdent d'an c6tè, die» le gagnent de l'antre.

La dûnination s'effèctoe dans la partie dn sod , et l'accroissenient ^ns la partie du nord. La mer est l'artisan qui opère ce double résultat ; tandis que d'un cMé elle creuse> dans les escarpements de Halte et du Goie , des grottes et des cavernes qui , tÂt ou tard, l'affaissant, entraîneront avec elles une partie des terres supérieures et laftérales; de l'autre côté , elle se retire et laisse ainsi à découvert les anses, les afférents ports dans cette direction , dont le sol s'exhausse d'ailleurs journellement par des causes secondaires : les matières incessamment apportées par les flots , les terres entraînées par les eaux pluviales , etc.

Sans entrer dans de plus longs détails à ce sujet, nous ferons iu>nnattre ici les mesures d'étendue des trois Iles.

Tous les ouvrages qui ont été publiés jusqu'à ce jour offrent , à ce sujet, les mêmes calculs de surface, parce que leurs auteurs ont toua puisé à la même source : les relevés établis sous le gouvernement dea chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ; mais un nouveau travail cadastral a été fait par les soins de l'Angleterre , et , pour ne lien laisser à désirer» nous donnerons ici les résultats des deux opé tiens.

-^

vtahiiiqimi*

33

MALfC

Gmb

Cmn

LttTWHiBLIf

Loogoenr. Ltrgeur* Circuit

Largeur. Circuit. . Longueur. Largeur. . Grcuit . Longueur. Labeur. . Circuits .

Bllci.

IS

6

3 1

19 M

MESURES PRUB8

aocTsummcT

37,00

S2,00

111»00

lf,fO

6,5S

1.85

9,as

«4,75

35,16

178,71

17 1/i 8 1/3 86 » •9 » 4 1/9

1 1/S

1 »

6 3/4 Sf7 6/3 13 6/B

116 1/4

3S,37

15,42

159,10

16,65

8^

43,47

9,06

1,85

13,49

51,10

95,59

915,06

Ces rfiraltats offlrent , comme on le voit , une diflirenee notable, UeipUcation te plos polie qoe Ton poisse trourer à ces différences, c'est que les ingénieurs géographes des deux gouremements n'ont pas pris les mêmes dimensions pour base de leurs calculs, et que les uns 7 ont fait entrer des parties de terrain dont les autres n'ont tenu aucun compte.

Quoi qu*il en soit , si l'on désire savoir quelle est , d'après les bases précédentes , la surface carrée des trob ties , on troure qu'die

3t

« été établie sons les deux gouTernemeats , ainsi qa'il sait :

Mate feu le P. Gurfo , professear de botamqae à Malte , dans un 0U¥K^e trè^ieviammUe qp'U a pubU4 sw ragricoltare des trois fles » et doDt noii3 aurons occasion de parler par la suite , évalue cette aurrace , en tenant tompte des irrégulvîlés da tenaîn, de manière SQÎTajite :

Mines.

Malte 201

Goze ••••<•••• 63 Gumîa •*•••••« 1

Kilomètres.

371,85 116,55

1,85

Total .... 265 190,25

Diaprés une note qui nous a été communiquée, et dont l'exactitude nous est garantie par la haute position gouvemementale du person- nage à qui nous la devons, l'évalnation qui a été fiiiie aoiis le gomor- nement de l'Ordre, et qui porte la surface à 241 milleSi ou 445^ 85, se rapproche le plus de la division du sol en terres cultivées et en terres incultes, dosi qu'on le verra dans l'article suivant. Néanmoins nous adopterons le chiffre du P. Carlo, parce qu'il comprend les montagnes , dont on n'a point tenu compte dans les évaluations précódentes, et qui ne peuvent pas être négligées dans un ouvrage tel que celui-ci.

H

»

CHAPITRE n.

Soivaot la note dont Haétéfaîl mention 4mì la chapitre préo6« ^nt, on peut diviser le territoire des trois ffes ainsi qu'il soit :

CtWR.

AC1E8 AN(».AISB8.

Gdtivéfli.

TOTACZ**.

S3,4S9

30

63»968

1,82D 931

ToUL

M,i59 961

46^9 lllO^Ml

■ECTARES.

Gdlivéft

«MM

12

si;ru

17,881

73« 376

18^998

tMd.

34,513

9,810

388

U,710

£a comparant ce résultat, 44»710 hectares, i l'évaloetion de In surlace carrée des trois lies faite sous le gomemeMent de rOrdre« évaluation qui porte cette surface à 445,85 Ulomètres ou 44,58& hectares, ladîSérenoe n'est, comme on le voit, que de 125 hectaies; c'est donc avec raison que nous avons adopté cette appiéciation du préférence à celle du gowemement ang^ais^

36 CTATISfiCBA»

Le P. Carloqoiiteàcecalcid24iiiffleBpoiirkBflMNitegDeStqa'a divìse ainsi qu'il soit :

Hillcf. Acres* HecUras.

Malte . . . ^ p . . 21 9,608 3,885

Goze 3 1,371 555

Guinin •*•••»•» » »

Totaux ... 24 10,979 4,440 Or, en conridérant la partie montagneuse comme improdactire» ce qneron est bien forcé de faire, puisque la note communiquée ne porte les terres productives qu*à 63,582 acres, ou 25,712 hectares, dans lesquels on doit supposer que se trouve comprise la partie cultivée de ces mêmes montagnes, on pourra définitivement établir la divirion suivante :

COLTPfÈMS,

Maltb«'««*

G0CB««t«*.

Guam.*..*

41,113

22,439

SO

63,582

16,626

9,074

12

25,712

TERRES

mODLTIS.

53,836

3,191

931

57,958

21,771

1,291

376

TOTAt.

94,949

25,630

961

38,397 10,365

23,438

121,540 49,150

1

Ces résultats sont ceux obtenusparleP.Garlo,sauf les 125 hectares qui forment la différence entre Févaluation de la surface carrée sous le gouvernement de l'Ordre et la note dont il a été fait mention.

Il suit de ce tableau, que, sur une étendue carrée de 121,540 acres (49,150 hectares) , il y a dans les trois tles 63,582 acres (25,712 hectares) en culture, et 57,958 acres (23,438 hectares) non cultivés ; mais, ce qui est remarquable, c'est que, sur une étendue de 25,630 acres (10,365 hectares), l'tle du Goze n'a que 3,191 acres (1 ,291 hectares) de terre improductive, tandis que Malte, dont la surface est de 94,949 acres (38,397 hectares), présente 53,836 acres (21,771 hectares), c'estrà-dire plus de la moitié de terres incultes^

Tmrm prêiwaimê. «-^ Oongtfde giiiénlm«tksiki de Halte, da Goie et da Cumia comme an amas de rochen arides et stériles.

C*est, eo eSét, la première impiesrioa que Ton éproave eo alKM^ dant on territoire Ton aper«oit qoelqoes rares arbastes ao miliea de pierres calcaires, dont la riveîbératioD da soleil aagmente la fatigante Uancbenr. La plapart des Toyageon,- sans y regarder de plos près, ont partagé celte illasion on platét cette errear , qui s'est ao* créditée avec d'autant plus de racilité,qa'ils'agissaitd'on point presque inaperçu an milieu de la Méditerranée, d'un paysabsorbant, pour ainsi dire, l'attention générale au profit de son illustration guerrière. Mais les honmies sérieux , les véritables observateurs, qui ne prononcent qu'après s'être éclairés , doivent en prendre une tout autre idée.

Nous ne parierons point encore de la nature ni de la quantité de terre végétale que l'on y trouve, du terrain artificiel créé par l'in* dnstrieuse nécessité des habitants ; nous ne dirons rien des procédés, du prix et des produits de la cultune. Toutes ces matières seront traitées au chapitre de l'agriculture.

Ce qu'il nous importe d'établir, c'est l'étendue de terrain assignée à chaque culture ; c'est l'objet du tableau suivant, calculé en acres et hectares carrés*

g /Blé

glBléelorge C I mêlés •••

g /Orge

" I Légumes..

2 1 Fourrage.. S I Colon

3 * Cuoûn

ToUoxdester^ de labour.... lard* poi. et fr. Pilurages

MALTE.

9,531

5,475 5,571

M91 5,ilâ

6,364 740

3,850

3,214 3,253 1,068 2,189 2,574

35,774 3,480 1,859

14,467

1,407

752

41,113 16,626

j_.

GOZE.

817

3,658 138 3,713 2,364 3,152

13,843 2,361 7,236

22,439

330 1,479

1,097

956

1,275

a

5,193

955

2,926

9,074

CUMIN.

a 30

901

a a

13

13

30 13

TOTAL.

10,338

9,163 5,709 5,404 7,776 9,516 740

48,646 5,841 9,095

63,582

V

Ifo praufcr Mt lénill» de ce liMeem r c^otle eu dMKrtntee eaMores aifelin sa Unni le» MUUis* On m tfwepeniit eqwadflit tt l'on crojiit que lev lerreiD ne eemporte fesd^autresprâdiictiowTégétale»; ces beUtodee tteiMiit à #eiitMi «oBce, que noue eonattrow par la ante. Now mmtm benerons à IMre rawirqaer ici : l^'qne Von cnltlTe aa Geee^ proportioD garifay ph» de fovFFage et de cetra fa*à MaKct danne la catture dea ^cirtidea; 2* le jurdifiage et le pâturage oonpeDt an Gene ka liob rinèmeades^ terrea eidtivéea^ tandis qa*à Mdte ila aTeii prcniieat ^'im siiièaMf ; 3^ ^e panai les terres prodactifes» les jardins, daaa toqweii se troaf eat eoflqpris las orangers, qui aoat pour ces ttea d'an ar grand piodnît, ttanoent an Goze une étendue plus censidérabln qarà MaKe; d^onilsintquertledhieknaestypropevtion gardée, bien pins ridie en caituve que Ptte de IMte»

la petite tie du Cnnin, étant i^abilée, n'a qa» 12 haelaina ^ÊÊttvés en cérMes.

Terres improductives. Les terres iflqproductifea peuvent su difiser ainsi qu'il sait, en acres et beetares carrés.

Terres Tagnes, rochers* ••••

Montagnes...

Boules y forti- ficai", pro- priétés bât.

MALTE.

I

GOZE.

34,099 'i"4^6et 9,608} 3vS85

9,608

53,836

3^885

21,771

1,2^ 1,371

599

3,191

HetUuret.

CUMIN.

Bect.

49*

555 242

1,291

TOTAL.

77#

»

155

3f3 63

931

376

Acre».

HecUrci.

36,617 10,979

10,362

57,958

4,190

23,438

Quelque soin que nous ayons apporté dans la division qu'on vient de lire, nous n'oserions affirmer sa rigoureuse exactitude. Bien son- vent les renseignements nous ont fait défaut, et personne ne s'étant, à notre connaissance, occupé de ce travail, nous avons dft établir approximativement nos calculs sur les cartes à notre disposition »

^ dilapiàs hB.mwiewi mn^nom^sim» fA Qwsnltar : taUrfH*dte est poortant , cette divisioo ne peut s'éloigMr bii»m«Miy d^ k Téiitéw

Ed adoptaQl. la baeeqpe ium& ^«Moa de l)o^r; il résulte qpie sur 57,958 acres ^23438 hectares) d&tenes improductives^ il y ei a les trois cinquième&^n terres vagues, et rochers, un cinquième en montagaes efcim eiiquîèmei.en mutas, fortifications et propriétés bâties.

Si on cherche» dans chacune des trois lies, le rapport dea terres improductiYea axec l'ensemble territorial, on trouvé que Malte y entre pour treize quatorzièmes, tandis que le Goze et le Cumin n*y sont que pour un quatorzième, eJL que le Gbze en a troiis fofs autant que le Cumin.

Nous avons établi, dan» lea aiticles précédent&i^ le rapport i/dn terres cultivées aux terres incultes, et celui des divers o^ets qui composent chacunade ces deux classes 2 leur masse respective, H nous reste à examiner :

Si rétendue des terres cultivées représenté celle des terrea fertiles, et si les taoeaina en friche, p^urtaient augmenter le domaina de l'agriculture ;

2^ Ce que Ton a tait et ce que L'on fait encore pour se procurer cette augmentation ;

Les Clauses qui £GUÛlitent ou a'opposent à ces progrès.

Ces qiiestions résoluea„ noua pourrons en déduire la puissance . de Findustrie agricole,, l'influence qu'elle exerce sur le bien-être de la peiHilatioA , sur la praspéiité et le développement du» commerce.

Oa ^nore si les> tlea de Malte> du Goze et du Cumin ont été anciennement plus cultivées qu'elles ne le sont actuellement; on sait senlentent que l'olivier qui ne figure plus aujpurd'bui dans leurs campagnes, constituait autrefois un de leurs plus riches produits» La culture de l'olivier fut abandonnée» dit-on, à l'époque le cotoa fut introduit. Ce dont on ne saurait douter encore,, c'est qgue toute la partie occidentale de l'ile de Malte, partie aujourd'hui abandonnée» fut ceuverte d'habitations, et que, dans ces lieux, l'on trouve dea sites pittoresques, des vallons ombragés d'arbres, tapissés de plantes odoriférantes, et plusieurs fontaines, il y avait anciennement une glande quantité éd ruches, dont les abeilles, objet de soins assidus^ donnatent un miel délicieux et abondant ^

1 De là, sans doute, l'étymolocfie grecque et latine tout ensemble de 4f«(i<a*

40 «TAnmora.

Qaoi qa'fl en «rft, il est certain qm, dans le mBIen da sakiàBie fliède, il n'y avait de coltive :

A Malte que 30,650 acres, ou 12,395 hectares- An Goie 18,298 » » 7,400 »

48,948 » » 19,795 » Aiqonidlrai il y a encnltnre :

A Malte 41,113 acres, on 16,626 hectares.

An Goze 22,439 b b 9,074 b

An Cnmin 30 b b 12 b

63,582 B B 25,712 b

Ces trois fies ont par conséqnent gagné :

Malte. . 10,463 acres, on 4,231 hectares.

Le Goze 4,141 b b 1,674 b

Le Cnmin 30 b b 12 b

14,634 B B 5,917 b

Si, dans nn anasi long espace de temps, ragricoltore n'a acqnis qne 5,917 hectares, faat41 en conciare que son domaine ne poorrait pas être augmenté? Non, sans doute.

Ces fies , dira-t-on , sont trop petites et trop pauvres de terres Tégétales pour s'occiq>er de leur agriculture et s'en promettre des résultats avantageux. Ce n'est ni le peu d'étendue des tles, ni le manque de terre, qui s'opposent au développement des produits agricoles , mais plutét les préjugés des haUtan^s. Invariddement attachés aux usages routiniers transmis par leurs ancêtres. Us repous- sent les plantes qui leur sont inconnues, en même temps que les procédés indiqués par les professeurs, et les découvertes auxquèDea d'autres pays doivent de si utiles progrès en ce genre *. Pour se justifier, les Maltais affirment que l'agriculture est arrivée chez eux à son plus haut degré de prospérité, et qu'eUe n'est pas susceptible d'amélioration, puisque leurs champs donnent deux ou trois produits l'an, sans jamais leur laisser de repos. Mais, comme on le verra plofir

* Cette antipathie pow les innovttîoiis n'a rien d'aOleiin dluimflîani peur rintelligence du peuple mallais. On trouTe la même résistance chez les nations, les plus clTilisées» et en France même, notamment dans plusieurs de nos dépar- tements méridionaax.

STÀTiniQOl* 4f

If eette triple léeolte n'est point eftetif e ; et une erreur d*ainoor» propre national a pa seule faire croire, en outre, que ragriculture des trois lies, arrivée aujourd'hui à son pfa» haut degré de prospérité» n'est snsoeptiMe d*auciin développement.

Quelque circonscrit que soit le terrain cultivable, il est certain que le système d'agriculture pourrait être, non-seulement amélioré» mais encore agrandi. Le peu de profondeur du terrain s'opposerait, à la vérité, à l'établissement, à la création de grandes forêts, et, en général, à raccroissement des arbres de haute futaie ; mais, indépen- damment de l'olivier, dont il serait facile de rétablir la culture, on pourrait faire encore des acquisitions asses étendues, soit pour let consacrer aux produits existants, soit pour créer des produits nou- veaux. Ces acquisitions ne seraient jamais assez productives pour que les Maltab pussent se suffire à eaxHoémes, sans doute; mais ellea diminueraient d'autant les importations et les produits tirés à grands trais du ddims.

Deux faits viennent à l'appui de cette assertion :

1* Vers le milieu du seûème siècle, les ties recevaient annuelle» ment 16,000 sahnes (42|^24 hectolitres) de blé de la Sicile : aojour- dirai il en arrive, non-seulement de ce pays, mais encore de la mer Noire, de l'Egypte et d'autres contrées, une masse de 70,000 mimes ( 179,760 hectolitres ) : il est vrai que la population maltaise, qoà n'était, à cette époque, que de 90,000 âmes, Relève maintenant à 190,000 ; mais aussi, il n'y avait alors que 48,948 acres ( 19,795 keetares) de terres cultivées, tandis qu'il en existe actuellement •8,583 acres (25,712 hectares).

2* On avo précédemment que retendue des terres incultes était de 57,958 acres (23,438 hectares); mais il faut en déduire 10,362 acres (4,190 hectares) pour la partie occupée par les routes, les fiortiflcations et les propriétés bâties. Il reste donc 47,596 acres ( 19,248 hectares) dont la moitié se compose des montagnes et dea terrains privés de terres, mais dont l'antre moitié pourrait, sans nul doute, être cultivée. Voilà, par conséquent, environ 23,798 acrea (9,624 hectanii) anxqoeb le domaine de ragriculture pourrait sTétendre. Ce n'est qu'après les avoir défrichées et rendues à la culture qu'on pourra dire des fles de Malte, du Gote et du Cumin, qu'il n'y reste plus un pouce de terrain à mettre en rapport.

Il résulte de ces deux fiUts que, dqrais le milieu du seixième

siede, res0K»r 4e l'agriooltave ift imM été piop^^ Beat de la pqpnlatiea; qae la moîtii des tema ea iriehe aérait anawptiUe d*èlre cxptaitéa; et qae les kaUtaate» en nMoagait à leais préjugés, pourraieDt, par le bit de raagBWiatioa de leva pio* dnUa agricoles, dteiauer le tribut qafâs payent à rétrauger, tribut ^i s'élève , ooimBe ou Feipliqaera plus tard, à 5,066,d00 éeoa (10,133,000 ftwes). Cette dinûMition de charges, suivant les cslculs anaquelsDous DOW soBimes Imé, eu prenant pouliaae le prix d'afl^^ Aiagedes diverses qualités de terres, peut àtva évaluée à un siiième. Mais un résultat plus nsportant, obbenu par ce moyen, senti de fournir des éléments d'ensleiioe à un excédant de population qol naenrt de faim et de misère les trois quarts de Tannée, par la raiaon ffÊdf dans rétat actuel de Tagriculture, les produits fwiHsnnf à peine pour la nourrir pendant Taiitre quart.

On a fait connaître une des causes qui s'opposent aux. progièa de l'agriculture ; il en est d'autres encore qui méritent d'être sâ^ gnalées.

On a vu que dans Ttle de Malle, se trouve te plus de teoes incultes, la partie de l'oueflt était déserte et abandonnée. Cet abandon tient à la crainte des Barbaresques qui, sous le gouvernement de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, tentèrent et effectuèrent sur cette cète plusieurs débarquements, dont ka hiMtants ont consomà le souvenir. La conquête d'Alger par la France, tont en excitant à un bant degré la sjmpatbie des Maltais, n'a cependant pas afubli tfaei eux cette crainte, que rien, jusque-là, n'avait pu complètement détruire, ni la différence des temps, ni la présence d'un gouverne* ment assez fort , assez puimant ponr les faûe re^eeter et les dé- fendre.

II est juste anssi de dire que le défaut d'habitations, que la distance entre les sites et les villages, empèchMt les habitants de fréquenter cette partie occidentale; mais œ qui y contribiie pfan encore, c'est rinsoudance des propriétaires^ qui n'ont jamab songé à distribner ces grandes fendes incultes à des famtHes capables de les cultiver. Plusieurs de ces fisanilles seraient disposées à les prendre, soit moyennant un cens annuel, soit par emphytéose pour quatre-vingts* cUx-neof ans, ou ponr plusieuiB générations, comme le inratiquère&t leurs ancêtres , notamment à l'égard des fondations pieuses. Les tenanciers de ces baux antiques, qui expirast joumdlement, pour

initer koTS uev et ^«ocer une boonôte sobaistânce i leur» eafiuita» e&Irqirendraieilit velookien la cuituie de nouveaux terrains au mêmes conditicnis, phibfttqoe de savoir exposéa icbaoger de mattros» ou forcés» camme Us le sont, de payer des cens portés au niveau da prodoit actuel, pour conaucver, à simple Carmage» les terrains qu'il» tenaient en emphytéoae«

Pour remédier à ces inconvénients, le gouvernement anglais a créé une école» un professeur habile ùit publiquement et gratuitement des cours de botanique et d'agriculture.

Le gouvernement a établi en outre à la flpnoMt un jardia botanique» ou Ton peut faire l'application des legoos que le profee« seur a exposées dans ses cours» et demander les planter dont on « besoin.

Sa sollicitude administrative ne s'est pas bornée Ià« Par ses soins» il a été publié, en 1811, par feu le P. Carlo Giacinto» de l'ordre dea carmes déchaussés» alors professeur de botanique» un ouvrage qui» sons le titre de Saggio di AgrieaUwra per U isóU di Udta e Gost^ fJSêmi d'ÀgricuUutepour lcatkad^ Malte et du Gaze), avait pour objet de combattre les préjugés des habitants» en leur démontrant le préjudice qui en résulte pour eux-mêmes; de leur enseigner les véritables principes de l'agricultmce» et de leur indiquer tous le& avantages qu'ils retireraient de l'applicatictt de ces principes. Maia l'auteur l'avait prévu : soit difficulté de comprendre un ouvrage écrit dans une langue étrangère » soit entêtement des habitants de la campagne à ne s'adonner à aucun nouveau mode de culture et à n'admettre aucunes plantes nouvelles, soit enfin persistance des. propriétaires dans leur aveugle insouciance» tous ces efforts» toutes ces savantes démonstrations sont restés sans effet.

Peut-^tre le gouvernement parviendraitril à surmonter l'incurie des uns, à vaincre les préjugés des autres» et à détruire toutes ces erreurs» conune enracinées dans le sol, en formant» dans la partie de l'ouest deTtle de Malte, et sous la direction d'agriculteurs tirés de la métropole, une ferme saodèle. Un certain nombre de jeunes cultivateurs, pris dans chaque village, viendraient, à tour de rôle, y étudier les véritables principes de l'agriculture, et y cultiver, d'après les règles de Part, les plantes indigènes déjà connues, et les plantes exotiques que la nature du terrain pourrait comporter.

Si, en outre de ces jardiniers élèves, répandus dans la campagne t

44 sTATisnora.

on ouyrait, sous la direction des curés de chaqae village, on jardin public, ou les cultivateurs pourraient venir s'instruire , et prendre les plantes étrangères dont rintrodoction aurait été reconnue utile par les produits obtenus dans la grande école pratique, on réusrirait probablement à changer le système actuel d'agriculture , dont on eousenerait* néanmoins, tout ce qui serait jugé applicable au climat et à la qualité des terres.

On obtiendrait plus s&rement encore cette réforme agricole si le gouvernement imposait aux fermiers des terrains qu'il possède lors du renouvellement des baux , la condition de cultiver ces terrains et d'y introduire les nouvelles plantations , d'après la méthode suivie à l'école pratique. Malheureusement, à Londres, on regarde l'tle de Malte comme une colonie agricole, industrielle et commerciale, qui doit se suffire à elle-même, et l'on repousse toute idée de grande amé- lioration tendant à augmenter les dépenses.

En résumant ce qui vient d'être dit, nous devons conclure, qu'in- dépendamment d'un heureux climat, les tles de Malte, du Goze et du Cumin possèdent un sol très-fertile, quoique restreint et peu profond; qu'en combattant efficacement les causes qui s'y opposent, l'agricul» ture pourrait acquérir de notables développements, dont les resultata seraient d'améliorer la condition d'un plus grand nombre d'individus de la classe indigente, de diminuer le tribut payé à l'étranger, et de fournir de nouveaux aliments à l'industrie et au commerce; enfin, que ces améUoraUons, quelque intelligentes qu'elles fessent, ne pourraient jamais cependant donner lieu à un accroissement de prospérité qui mit les habitans en état de se suffire à eux-mêmes. C'est aussi contre ces espérances exagérées d'indépendance nationale , d'affranchissement de tous '^ecours étrangers, que le père Cario n'a pas manqué de pré- munir ses compatriotes. Tout en appuyant sur la fertilité de leurs fies, en démontrant la possibilité d'accrottre encore cette fécondité par une plus habile culture, il donne aux Maltais les plus sages con- seils quant à leur situation poUUque, et cette partie de son livre n'est ni la moins intéressante ni la moins utile.

■w

iiATiniQim. 4S

CHAPITRE m*

Tem$ Myrtie». Nous avons dit, dans le chapitre précédent» que rétendue des terres incultes était de 57,958 acres (23,438 hectares) ; qu'il fallait en déduire, 1* 10,362 acres (4,190 'hectares) pour la partie)occupée par les routes, les fortifications et les propriétés bâties ; 2r 23,798 acres (9,624 hectares) pour les montagnes et les terrains rocaiUeux ; 3* qu'tt restait 23,798 acres (9,624 hectares) susceptibiei d*ètre cultivées.

Toid la division des terrains dont Tagriculture pourrait enrichir le pays:

EecUret.

Malte 22,114 8,943

Goze 1,296 524 1/2

Cumin 388 156 12

23,798 9,624

Qoant à la situation de ces terres en friche, il ne nousa pas été possIMe, en ce qui concerne les lies du Goxe et du Cumin, de nom procurer des renseignements assez exacts pour la préciser ; leur étendue est, d'aQleurs, si peu considérable, que nous n'avons paSt à cet égard, poussé nos recherches bien avant ; mais à Malte, ou cet tcnes vagues occupent le plus d'espace, noussavonsqu'ellesse troutent

^

46 'STATlSTIOm.

prìnGipalement dans cette partie de Touest que nous avons dit être à peu près inhabitée. On n'y rencontre qne de rares maisons de cam- "pn^BOy et» uns te nombre» on rmattiue les raines de la Ttlla de Pu- blius» prince maltais» qui accueillit saint Paul lors de son naufrage sur les cotes de Malte. Cet apôtre fut le premier é?èque de la contrée, après l'aroir conyertie à la religion chrétienne.

Montagnes. On a vu que la surface de Ttle de Malte présentait un plan incliné du sud-sud-ouest au nord-nord-est, et que les bancs calcaires» élevés, dans la partie du sud et du sud-est » jusqu'à 400 mètres au-dessus de la mer, Rabaissaient gradodlement à son niveau par une pente insensible du versant opposé.

La direction de ces bancs, leur correspondance dans les parties opposées des gorges et des vallonst indiquent que telle était eflTecti- vement la forme de Ttle au moment la mer cessa d'y déposer les terres en suspension dans son sein.

Mais la régularité du travail de la nature a été altérée ; une partie de ce plan a été détruite» et ces couches pandRles, uniformes» ont été labourées, dégradées par les courants des eaux en se retirant.

Les montagnes du Goze sont» comme à Malte, isolées, ou liées à d'autres dont le sommet aplati paraît avoir appartenu à la surface primitive du sol. Les couches inférieures ont plus ou moins de con- sistance, de dureté» plus ou moins de facilité à se décomposer à Tair. Quelques-unes sont formées d'un sable noir ferrugineux » calcaire , et faiblement lié par un gluten calcaire. Du reste» les vallées ont la même direction que celles de Malte.

On a vu précédemment que le P. Carlo avait assigné aux mon- tagnes des lies de Malte et du Goze une étendue carrée de 10,979 acres (4,440 hectares), dont nous venons d'indiquer» autant qu'il a été en nous» la direction et la composition. Il nous reste maintenant è en indiquer la situation» et c'est ce dont nous allons nous occuper» en procédant séparément pour chacune des deux tles ^

L'ile de Malte est divisée» dans le sens de sa longueur» en deux parties à peu près égales par la cité Yieille. A l'est se trouvent con- centrés la population, le mouvement, la vie; à l'ouest règnrat le •ilence et presque h solitude. Nous respecterons cette Mgne de dé- marcation» tracée par les habitudes des Maltais.

' Toyety pour ces indieaUoo^ei poor hs détails qui vmil suivra, la plaadia I.

«WP

MAtn* '^ MfMagnu. On trouve , dans la ^tte de Test, Ina moiitagiiea dont les nom^ auirant : Cianiar , située au-deasua de SainUCreorgea t dans rarrondiaKment de Casai Siggefy; Ta Saiuk- dare et Ghmb, dans Tarrondisseinent delà cité Yieille; Sainu^Miu^ gumte^ dans l'arroDdfaaeoient de Casai Mesta; SaifU-Pierre, dans Tar-^ TOodiasement de Calai Masciar* -f- Dans la partie ocddentale ; Tiïl BiAél Bna; Mahob^ dite da Moine; Bmgmnmop derrièfo la tàté Ymûe ; (hmmr, Mayn, Ghzara et Yardia^ sur la cale de 9aiat-PauI«

Panni ces montagnes, deux méritent une mention particoUève ;

Bengenuoaa, d'nne'étMdiie de 2 milles 1/2 (^ 72)» et dont la cima olire un vaste plateau ;

Et Ghzara ; c'est qu'en 1565, les Tores, assiégeant le Borgo» défendu par le grand mattre La Valette, combattirent longtemps et tombèrent enOn sous les coups de Tannée du vice-ioi de Sicile, don Garcien de Tolède, qui était venu au secours de la place.

GozB. -** Jfontaynas. L'Ue du Goae n'a que deux montagnes ; Saiw^JHmkri qui, dans sa partie la plus élevée, a 168 yards ou lift mètresde hauteur et 100 yavds * eu 92 mètres danssepartie moyenne; et Ta Bea Gwrfi.

Maltb. -* CMkiêi. Dans la partie de l'est, on troutre les colUnesi diaprés : Ml Sahadar$9 sur la Calcara ; Ta DeyrLimara, qui forme rottrée du port de Manascirocco ; ZAug, sur laqueUe est situé le casai de ce nom; Banda, yers le sud; Bl ifttorf«. dm» l'arrondisse^ ment de Casai Ding^ ; Dragui, au«dessns de laquelle est construit le fort Tigné^ et dominant l'entrée du port de Marsamuscet; Gezira^ sur laquelle on voit le lazaret et le fort Manod«

Dans l'ouest ; Tal Bahria, PMegrimo, Tal Miggiar, Mieda, Tal Mm e JDiar, Ta lAppia, Ta Sêgira, Nadw.SduA, Koala Tal Àhid^ Surgi, al Bin, él Berem, VÀ$ddak et H Smnmeh,

Les plus remarquables parmi ces collines sont :

l"" Zebug, dont l'étendue est considérable. Dans m partie la plus éleyée, on trouve trois fontaines placées à 10 et à 15 mètres de dis^ tance l'une de l'antre. Mon loin de est une grotte, d'où s'échappe une source d'eau yiye, même pendant las plus arides saisons, et dont la yoûte est formée par la calotte de la colline ayant, en cet endroit» de 8 à 9 pieds d'épaisseur. Ce phénomène d'une source provenant

' Mcsw anglsÉs égaifaknt 4 98 «mimètisi.

46 9TAT1STIQ1TB.

principalement dans cette partie de Tonest que nous avons dit être à pea près inhabitée. On n'y rencontre qne de rares maisons de cam- "INigney et 9 dms te nombre* on remarqne les raines de la Tilla de Fn- bliusy prince maltais, qui accueillit saint Paul lors de son naufrage sur les cotes de Malte. Cet apôtre fut le premier évoque de la contrée, après l'avoir convertie à la religion chrétienne.

Montagnes, On a vu que la surface de Ttle de Malte présentait un plan incliné du sud-sud-ouest au nord-nord-est, et que les bancs calcaires, élevés, dans la partie du sud et du sud-est, jusqu'à 400 mètres au-dessus de la mer, Rabaissaient graduellement à son niveau par une pente insensible du versant opposé.

La direction de ces bancs, leur correspondance dans les parties opposées des gorges et des vallonst indiquent que telle était effecti* vement la forme de l'tle au moment la mer cessa d'y déposer les terres en suspension dans son sein.

Mais la régularité du travail de la nature a été altérée; une partie de ce plan a été détraite, et ces couches paraDSles, uniformes, ont été labourées, dégradées par les courants des eaux en se retirant.

Les montagnes du Goxe sont, comme à Malte, isolées, ou liées à d'autres dont le sommet aplati paraît avoir appartenu à la surface primitive du sol. Les couches inférieures ont plus ou moins de con- sistance, de dureté, plus ou moins de facilité à se décomposer à Tair Quelques-unes sont formées d'un sable noir ferragineux , calcaire , et faiblement lié par un gluten calcaire. Du reste, les vallées ont la même direction que celles de Malte.

On a vu précédemment que le P. Carlo avait assigné aux mon- tagnes des lies de Malte et du Goze une étendue carrée de 10,979

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acres (4,440 hectares), dont nous venons d'indiquer, autant qu'il a été en nous, la direction et la composition. H nous reste maintenant è en indiquer la situation, et c'est ce dont nous allons nous occuper, en procédant séparément pour chacune des deux lies * .

L'tle de Malte est divisée, dans le sens de sa longueur, en deux parties à peu près égales par la cité Yieille. A l'est se trouvent con- centrés la population, le mouvement, la vie; à l'ouest régnent le ' ailence et presque h solitude. Nous respecterons cette Kgne de dé- marcation, tracée par les habitudes des Maltais.

' Toyef, p<rar ces iodiettioo^ei pour les détafls qui veal mûnt, la plaacia I.

•TAntTlOOB. 4f

Setébia» Tm Bit ookt AUm^ Smkara^ dans Ttfrondhieoient de CMlSeUnk;

- El Sçkak, dans rarrondteemeiit de Casai Krendi ; ° Ml Bir, dans rarroodiawmeQt de Casai Milleri;

Zmmiir, d MucUa^ dans ranondisBeiDent de Casai Gadia ;

n Km^p dans rammdiSBeioeDt de Casai Lucea;

m Zkh d Àa^p dans rarroodisBement de Casai Zabbar ;

BûftflOMi» dans rarrondlasement de Casai Zeitan ;

MwnOf dans r arrondissement de Casai Kurmi;

MmikàUpp dans rarrondissement de Casai DIngli, et plantée d'oran-^ gers san? âges, qoi en font Tnn des points les plus pittoresques de rOe.

Partie de l'ouest : firentiym» Comm, d Rwm, d KoêobEdu, oè» anivant la tradition » Ton cultivait anciennenient des cannes à sucre ; JR BerUer, entrecoupé de jardins; Atri, GkerxrniOf Gtneynop d jrifjTim, el Buate, d Àa$d, dite ^'"irrent de Miel ; CannoiOp BitféUp OoÊcdHidap dNaUiap StmithManOp Aherief, d Chami$ :

M^gin Fwkop descendant fers la mer entre de hauts rochen; ^Hecst ombragée par des bois naturels qui la défendent contre Tai^ deur du soleil, et fermée par un mur trè^^eté pour empêcher le débarquement des corsaires.

SI Kammickp Mu$a, non loin de la cale Cericera, et près de la grotte de Calypso.

Indépendamment des fallées dont il tient d'être fait mention, oa trouve encore sur le littoral de rile d'autres yallées, dont Toici lesnoms r ^tmi, Siaeca, Pini, Jorriek, Bkim, Djadeê, Ladri, Scimê, MiUa.

De toutes ces vallées, la plus large, la plus étendue et en même temps la plus fertile, est celle de la Marsa. Elle était presque entière» flMDt couverte par la mer qui baignait, il n'y a pas tràs-tongtemp» encore, le Casai Kurmi ; mais la terre végétale des lien supérieurs» entraînée avec les débris des rochers qui la dominent, la main des hommes, le feulement des matières apportées par les vagues sous lee coups de vent de nord-est, ont contribué à eihansaer le sd, qui a été ainsi rendu au domaine de la végétation *•

GoxB. y Min. On compte six vallées dans le Geae : Mifgimr Seim, d Amvh, Tel Auriri, Ckmuhk d Bommim, Bdliim, Smnê^

* Il cela, MBt fréiadiM de la srande cavaa qae aoas avons ladite {rf<^ tat, la rétraMHlsn de la aier.

ladiBMldttUBMft éà 4M HMMltUDDfli. COHÌMI 9t Tallfas OB tBOBVft

encore dans les attenances de Halte :

L'Ile de Salmm^ tm l'oMit, kVmdséù4» lA cale de Smt-PtuI» et tirant son nom d'ime famille établie MVMud'hoî en Siale. iJIe a 4 mm4a(7^4jO) dedreiiil;; il j wM^imefiteiBemtvrelleu

UtledeFoI/ii(|NMi?re.«» aiate^ÀAmilla^(7^ le sud-est, gîte eat iptnlte <t inhe Wt^i

Dans la dépendwoe du CkWt oa tiwve w ï9A$f détaché de rfle» taillé à pic, et d'nq^ hinteqr ONUÎdéfvM^» Cii^ lMl»f(f eaamiwm le a^W S^Ècn^A ^iw Ck^mfigMmê ( A4yîr« tel (remai en langq» du p^9 est è Mvinm 97 mètres do riTage. Dana sa partie la plos w^ pnichée du Goae, on « fise dam oAl>les ipâ vienneiii; aboutir ao sommet d'w ^oioher, sur la rive opposée. Une eaisset âmes semMatte 4 celle BOUS plaidons les oraugemet capable de contenir une m| deux personnes» est sqqpeodiua k ces cAbles par quatre poulies fixée^i ses quatrecoias. A l'aide d'un troisième cftble ont fait avancer la caisse fui glisse au moyen des poulies, et l'on établit ainsi un va-et-vient du rivage è l'écueil et de l'écuttl an rivage. En 1744» ce tn|)etaérienavaît été interdilli et le passage conduisant aux cébles était ferméàla clef; les grands-mattres de l'Ordre voulaient se réserver le privilège exclusif de Csire récolter la plante ^pelée {ungii$ m^litmsis^ qui crott sur ce roch^» et que nous ferons connaître dans la suite de cet ouvrages

AUI.TS* •*— AoïKi». L'Ile de Malte a huit routes principales; deux la traversept dans sa longueur» et six dans sa largeur.

Les routes longitudinales ont une largeur moyenne de 14 mètres 625 millimètres ; ce sont :

l"" La route qui part de furinola et conduit à Marsa-Scirocco, em passant è Zetntun ; elle se divise en deux branches qui se dirigent» l'unesur Tarscien, Luca et Zebug, l'autre sur Âsciag, Gudia» Loretto» Quercop» Majuba et Siggevy, et se réunissent à Rabatte, sous la cité Vieille» d'où la route continue encore vers Girgente» port Baccari et cale Falcone ;

2*" La route qui, en sortant de La Yalette» se divise en trois branches^ dont l'une conduit à la cité Vieille en passant par Saint-Joseph et JUtard; l'antre au cap Msqessa» en traversant Bircarcara, Balzan^ Lia et Mosta, et la troisième au cap Âhrase, en passant à Kasciar^ Ghargqr et longeant les baies de Saint-Paul et de la Melheha.

Les routes transversales, dont quelques-unes sont aussi larges cpiç

.1

iTATnriQIJB* ftl

torMiciloi^^ttaéittalM» et d»iit les ptas étroile» n'ont pas mote Ab 9inàtra ISenûlIiDiètres, sont :

l"" La route qai condiiK de Bengemma k la cale des Salines on à œBe de Saitt(»pâiilt en passant par SaiiiCe-IHarguerite ;

Sk* La nmte qai, partant de ^int-Oeorges , passe près du Bosqoet^ tnYeraa Mabatto sons la eité Vieille» et aboutit à La Yalette psr Attard, Knrmi oa Birearean, et aux oales de Saint*Marc et de la ÎÊàfàtMMf par Bfoata, Nasdar. et Ghatgur ;

3* La route qui eendirit de Pietra-Nera et Saint-Georges à La lette, par Siggety» Zebog et Kumi ;

4' La route allant de la vallée Djades à Bormola et La Yaietta, es passanl par Krendi, Makaba, Luca et Paola ;

5* La route qui passe par Zorrik, Safi, Quereop, Loca et Paola, et conduit de YieiHe*Torre et de la vallée des Ladri , à Burmola et La Yalette;

6* La route qui commence à la pointe Benhisa et de la tour Hs^ naja, aboutit à Qurmola en passant par Lorette, Gudia et Tarsde»; -«t qui, en touchant Asdag et Zeitun, vient finit aux caks de Maf»» Scala et de Saint-Thomas.

Indépendamment de ces grandes routes longitudinales et transe versaleSy plusieurs autres routes de moindre importance, des cheminé^ des sentiers, facilitent les communications entre V^ casauz et les ha^ bitations rurales disséminées sur le territoire.

GoxB. Routes. L*tle du Goze a, dans sa longueur, deux routes qui pflfftent du port Miggiaro, et qui, passant sous le chftteao, abou* tissent , Tune au cap Saint-Dimitri , et l'autre aux salines d& rUor^ loger.

Une seule route la traverse dans sa largeur : c'est celle qui; de la cale Scilendi se divise, en passant sous le chftteau, en trois branches se dirigeant vers le port Saint-Paul et les cales Forno et Ramia.

Ces trois routes principales sont coupées en divers sens par d'autros routes moindres , qui conduisent aux casaux , et à tous les points de la c6te il existe des cales, des tours et des fortifications.

Cmm. Rùut$8. L'tle du Cumin a, dans sa longueur, une rente qui va de la Tour à la cale de Saint-Marie, route qui, àdemi-distance, est coupée par une autre, servant de communication entre Casai Fanny et la cale Chennen.

Lès feules grandes routes qui soient dignes de ce nom et bien

6t CTATlSnOOI.

«ntNfteMiM float, i Malte, œHa qui condiiiieat de Le Talelte A le cité yieiUe ; au Gene, celle qui part du port Miggiaro. Toutes les autres voies publiques ont été négligées à un tel point, qu'en cer* tains endroits le roc y est à nu, tandis qu'en beaucoup d'autres elles sont sillonnées par de profondes ornières qui les rendent impmti* cables, même pour les piétons. Rien ne serait cependant plus facile, jDoins dispendieux, que l'entretien de ces routes; à lUteet auGoie les matériaux abondent, et il y a peu de pays la main-d'oBuyre «oit à si bon compte. Les routes, les chemins Yidnaux, sont, en gé- ofod, un des éléments de la prospérité publique; id les travaux de séparation multiplieraient les communications, diffldles entre les casaux, quelquefois même entre les cités ; ils occuperaient et feraient ▼ivre la classe indigente , et jetteraient un germe d'industrie, de richesse, surtout de civilisation, dans ces malheureux villages, en invitant les étrangers à venir étudier l'intérieur de ces deux ties, dont ils prennent, faute de pouvoir les parcourir, une idée ou imparfaite oo désavantageuse. Mais ces considérations ne pacaissent avoir été npprédées ni par les habitants ni par le gouvernement actud. Et vrai» ment on ne conçoit pas, à moins qu'un intérêt politique ne sToppoae à l'amélioration des voies de communication intérieure, comment les Anglais, qui possèdent chez eux les plus belles routes connues, n'ont rien fait encore, sous ce rapport, pour des tles qu'ils occupent depun trento4init ans. En 1835, on a commencé, il est vrai, à introduire le système de Mac-Adam ; mais à quoi , jusqu'oà s'est étendue l'ap- plication de ce système? Aux rues de La Valette et à une seule route, celle qui conduit de cette cité à Saint-Antoine.

Fariifieaiions. Les fortifications que les grands-mattres de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ont successivement élevées dans les trob tles, et notamment dans celle de Malte, sont si considérables qu'il ne faudrait pas moins de trente mille hommes pour les garder. Or, en cas d'attaque, auraient-ils pris une quantité de troupes suffisante pour les défendre ?

Peut-être trouvera4-on la solution de cette question dansie système de défense que l'Ordre avait adopté, système qui consistait à réclamer les secours des princes d'Europe, intéressés, pour la sarete du cooh merce de leurs États, à la conservation de Bblte entre les mains des chevaliers. Peut-être encore, imbus de cette maxime que la force d'une place dépend bien moins du nombre que de la bravoure et de la

hwto^piitmieg deteBéUoMam, ks gnnÌB4Battre8 ne songèaienl^ ils qu'à fermer les ports, assurer les c6tes, im moyen d'onvrages aYsnoés, pour empèeher lesdeMentes; pais, à latètede dix àdouie miDe hommes, dont ils poufaient disposer en réonûsant les liabitants od état de porter lesannesau tronpes entretemiespaE l'Ordre, ils cœnp- taient bien tenir tMe à un ennemi quel qu'il fût.

Ce système, suivant lequd on ne devait abandonner la canqiegm qu'à la dernière extr&nité, et après s'être défendu de retrandiementn en retranchements, laissait. aux secours étrangers et aux dievaliein eux-mêmes, disséminés dans les États de la chrétienté, le temps d'ar» river au secours de Malte menacée. Cet appel était, du reste, toujours entœdu, tant était puissant l'aiguillon d'héroïsme qui avait soutenu^ immortalisé les défenseurs de Rhodes et de Malte, en 1522 et 1565!

AusM , dans les fortifications de Malte on ne sait ce qu'il faut le plus admirer, dugéniequi les a conçues ou de l'art quiksa exécutées! La maçonnerie n'est venue que pour remplir les sinuosités da rocher, dans lequel elles sont taillées ; et cette formidable position qui fit dire, en 1798, au général GdTarelli : « Il est heureux qu'il se » soit trouvé dans la cité Valette quelqu'un pour en ouvrir les portes » à l'année française, 3 cette position militaire ne le cède en rien à Gibraltar.

Ce livre n'étant point un traité de fortifications, nous nous boi^ lierons, sans entrer dans des détails techniques, à désigner les noms et l'emplacement des ouvrages qui défendent les lies de MaHot da Goze et du Cumin.

MiXTB. FwrtificatwM. La eilé YaleUe doit être omsidérée comme le point central de la défense de l'tle : tous les plans de résistance lui sont subordonnés. Assise sur une péninsule qui sépare le grand port du port de Marsa-Muscet, élevée sur un rocher à pic dans plusieurs endroits et hérissée de fortifications dans les autres ; tout se réunit» et l'art et la nature, pour la rendre inattaquable du côté de. la mer. Du côté elle tient à la terre, cette place présente deux fronts for» tifiés formant entre eux un angle trèMUvert, et protégés par deux esvaliers,' entourés de très-larges fossés. En avant se détache ma chemin couvert qui conduit à la Floriane, dont les ouvrages com^ plètent les défenses de terre dans cette direction. Indépendamment des deux cavaliers dont on vient de parler, le corps de la place est

éÊrOnkê\9àmLqttilmdlt^

hmcBCe, biillM de StiaUeiB et oiMliar«

AmwBM, id. MSÊhMÊkUL " France* Id* de Saint^ec^Mt et soq civdier.

Italie» id. de Semt^Hem et SÉM^avl.

âmpo, id. de Siiot^Andro.

Aagielerre, id. de Seint-Laave.

AHemagM, id. de Saint-SéiiafttieB.

OeetUle, id, de Sainte-Barbe.

Le o6té, peol^tre vulnérable, de La Valete, eatia partie conprte eatie la pointe de Saint-Elme et la porte de Mana-Mnacet; omIb pour s'attaquer ainsi an oorpa de la place, il teidniit d'aboad s'Mro emparé du fort Tigné ainsi que du fort Manoel, et encore, fAt-m ■uÂtre de la nUe» on n'anrait rien fait jusque-là si Ton n'avait éteint le feu des deu cavaliers liés entre eux par une conoMnication se»* torraine, et qui, comme deux citadelles, battent à toute volée la wiHe et la campagne h une grande distance. Un autre pmnt Tattaque eurait quelque chance de succès, est le C0raéino, dominé cependant encore par les fortifications supérieures de Burmola. . Fori Smm^jnjmB. Ce fort est eenstmit sur le terrain autrefois occupé par une chapelle dédiée à saint Elme, et à la pointe de la presqu'île sur laquelle est élevée la dté Valette. Projeté dès 1488, il ne fut élevé qu'en 1552, sous le magistère du grand-maltre de la Sttigle. Lors du dége de Malte, en 1565, sa défense fut confiée aux chevaliers de la langue d'Espagne, qui Grent des prodiges de valeur; néanmoins, les 1\itcs s'en rendirent maîtres et le ruinèrent ; mais les vaillants Espagnols avaient cessé de vivre... Il fut rebftti,^ environné de bastions, parlesgrands-mattres Uarafla et Perellos. Ses feux, en se croisant avec les feux des forts Ricasoli et Tigné, dont il sera parlé ci-eprès, défendent l'entrée du grand port et du port de Marsa* Muscet.

Floriane. Si le fort SaintrEime défend l'entrée des ports, la cité Valette est couverte, comme on l'a dit, du côté de terre, par une ligne d'ouvrages d'une grande force, dont le dévdoppement est de

* Ce mot est consacré pour désigner les diverses nations auxquelles appar-> lénaieiH lescheraHers.

STÀTisnora. 4S

wmÊmÊtmmÊmammmmmaoÊiÊmaÊB^iBmmÊmmmmatG^imammKmmmÊBg^

CHAPITRE m.

DRSCaimMIlI TBNU» INCCII.TIBik

Terres vajfiiM. -^ Nons aYons dit» dans le chapitre précédent, qae retendue des terres incultes était de 57,958 acres (23,438 hectares) ; qu'il fallait en déduire, V 10,362 acres (4,190 'hectares) pour la partie))ccupée par les routes, les fortifications et lespropriétés bÂties ; 2^ 23,798 acres (9,624 hectares) pour les montagnes et les terrains rocailleux ; 3*" qu'il restait 23,798 acres (9,624 hectares) susceptibles d'être cultivées.

Toici la division des terrains dont l'agriculture pourrait enrichir le pays:

Aetf, 'Hectares.

Malte 22,114 8,913

Goze ' 1,296 524 1/2

Camin 388 156 1/2

23,798 9,624

Quant à la situation de ces terres en friche, il ne nous a pas été possible, en ce qui concerne les lies du Goze et du Cumin, de noua procurer des renseignements assez exacts pour la préciser ; leur étendue est, d'ailleurs, si peu considérable, que nous n'avons pas, à cet égard, poussé nos recherches bien avant ; mais à Malte, ces terres vagues occupentle plus d'espace, noussavonsqu'ellessetrouTWt

«le à fleor d'état pkeéesen amphithMtve et anoées de eiaqnBto àoiftches à fe«, semblent pnètes à foudroyer toute flotte eouemie qpi jteftteEeît de forcer l*e»tréeiia gipnd port.Quolvie d'une wtéiioam étendue^O ua p^ guère mocooiber qu'avec la eité Valette, par ta^ ^furïbe il eit 80uteQu. Ses forUficatious, en y oooqprenant celles qui ^entourent la cité Victorieuse, du c6té de la Calcara, se dévdofpeBt «dans uue étendue de 3,100 yards [1,940 mètres). , Le fatFi Saini-Midt^ est h rextrémité d'un petit promontoire suc ;]et|uel est ))àtie la cité La Sangle, promontoire qui s'avance daps te ^and port pandlèlement à la cité Yictorieuse et au château Saint* Jknge. Le fort SaintrMichel fut construit en 1552 sous le magistère ^u grandinattre de La Sangle ; le tour des murailles, en y i^tant telles qui entourent la dté de La Sangle, à partir de la pointe jusqu*aa fond du port de l'Isola, présente une étendue de 1,400 yards (1,293 mètres).

Le fari SauUe-MargueriU. La colline de ce nom, sur le revers de laquelle est couchée la cité de Bunnola ou cité Coipicua, est coor lonnée par un fort et par une ligne de forUflcations qui descendent vers le fond de l'anse formée par les deux presqu'îles de la Yictorieuse «t de La San^e, et viennent se lier aux défenses de ces deux cités* Ces fortifications furent construites en 1638 par un dominicain, ingé^ nieur du pape, le P. Firenzuola, dont elles portent aussi le nom, el auquel elles valurent le chapeau de cardinal ; elles embrassent une étendue de 2,400 yards (2,238 mètres).

0>Umera, -^ Loi grands ouvrages qui entourent les trois cités de Borgo, de Bunnola et de La Sangle, sont renfermés dans un immense demi-cerde fortifié , dont le plan fut conçu et exécuté presque en •entier par le grand-mattre Nicolas Cotoner, qui leur a donné son nom* Cette vaste enceinte retranchée, è l'abri de laquelle les habitants de le .campagne peuvent se retirer en cas d'invasion, se compose d'une suite de bastions sans ouvrages avancés ni chemin couvert, et se rat- tache par ses deux extrémités à la cité de La Sangle d'une part, et i .la cité Victorieuse de l'autre.Cettelignede 4,400 yards(4,065 mètres) ^est, au dire du chevalier Folard S capable de faire une très-longue résistance.

Telles sont les fortifications qui entourent le grand port et qui, de

t

^ C9mm9iUainturP0^fi$.

MàM^n* '^ MantajpM$. Os trouve, 4tns1« pÊxtki ds Test, Im montagnes doot les nom^ suivant : Ciantarp située au-dessus de SatntpGecwges , dans rarrondiaienient de Casai Siggevy ; Ta SàhnH don et Ghmb, dans rarrondissement de la cité Vieille ; Sainte^UoT'* gumiUt dans rarrondissement de Casai llosta; SaifU-Pierre, dans Tar^ rondissement de Casai Nasciar. -f- Dans la partie ocddentale ; Tal Biebd Rua; Rahcbf dite du Moine; Btngemma^ derrière la dté VieiUe ; (hmmr, Moyn, Ghxara et Vardia, sur la eale de Saint-Paul^

Parmi ces montagnes, deux méritent une mention particidiÒKe ;

Bengemma» d'ime'^étaadae de 2 milles 1/2 (4^ 72), et dfmt la cima offre nn vaste plateau ;

Et Ghzara ; c'est qu'en 1565, les Turcs, asftégeant le Borgo» défendu par le grmd mettre La Valette, combattirent longtemps et tombèrent enSn sous les coups de l'armée du vice-roi de Sicile, don Garcien de Tolède, qui était venu au secours de la place.

Gczs. -^ MlaïUafMê. L'Ue du Goie n'a que deux montagnes : Sain^DinUiri qui, dans sa partie la plus élevée, a 168 yards ou 14ft mètresdehauteur et lOOyavds * ou 92 mètres danssa partie moyenne; ^ Ta Ben Giorgi.

Maltb. --* CMÌMB. Dans la partie de l'est, on trouve les coUinta dhaprès : Ml Sah>aiar$f sur la Calcara ; Ta DeyrLimaira^ qui forma rentrée du port de M arsascirocco ; Zémgf sur kqueUe est situé lu casai de ce nom ;JBamZa, vers le sud; Ml JCàor^ii. dans l'arrondisse^ mmt de Casai DingU ; Dragui, au-dessus de laquelle est construit le fort Tigné, et dominant l'entrée du port de Marsanmscet ; Geziro^ sur laquelle on voit le lazaret et le fort ManoeL

Dans l'ouest ; Tàl Bahria, Peliegrimo, Tal Miggiar, Mieda^ Tat varu e Dior, Ta Uppia, Ta Segira, Nadur.Sekak, Kaàla Tal Ahid^ Surgi, ti Bin, él Rereen, VAêdsiak et #i MammUh.

Les plus remarquddes parmi ces collines sont :

1"* Zebug, dont l'étendue est considérable. Dans m partie la plua élevée, on trouve trois fontaines placées à 10 et à 15 mètres de dis^ tance l'une de i'antoe. Non loin de est une grotte, d'où s'échappe une source d'eau vive, même pendant les plus arides saisons, et dont la voûte est formée par la calotte de la colline a^^ant, en cet endroit» de 8 à 9 pieds d'épaisseur. Ce pliénomène d'une source provenant

> Hcsiire anglate éqatfalMit è ciirtimèff w.

ss stATimQirB.

De se composent d*iMeanqiie 4\n steple mur de 1 n^^ mètres crépaiaseor

Le Uttoral de Vile est en ootre défenda par me oebitan de 9^ doutes, de batteriea, de retnnehOMntgetdetom^aaaaatiamMil mutuellement , qui suivent les anses , les sailMea, lei smonltéf èm cotes, et décrivent me sorte de eroimnt dont letextiémiléstfoiivreDt am sud et à Tonest^ et ao aommetduqiid est La Valetta.

Nous allons désigner l'emplacement respectif de ckacmie dr fbrtiflcations, en partant du fort Tigné, remontant an noid, a l'ouest, toomaot I*tle par le sud et dmatimaft dans reat^ ao fort Hicaaoli. Pour rendre cette nomendaituni ploa compiate» mmm iodi- qnerons le nombre de canons dont ^mlquea^made cea pointa ttdaut armés au temps de l'Ordre de SaintpJeu de JAnmlmn.

Tour de Sabu^ulien, è rentrée de la cale de ce wmi (6 cmens);

£^ de Som^/iilMi^ de 3/8 de mille (6W mAtrn) dréto^^ partant de la tour de SamUInlenet oontouimntla cria (12 canons^

RedautedeSaimê^earyee^éeW*^àe^naat[i^&3nàibte^ die coo?re toute la cMequiaépai«lacrie de Saiat^Seorgea la eahr àd SainfrJulien, die aboatitt et <iQ*eIle protège de ses tant;

7(0iir ib Somi-Caor^es^à rentréeooest de la calede ce nom(4caBNm^

7atir de la Madeleine^ à la pointe qui forme fteliée éalaaah do ce nom;

Eedàuu de la MàdMm , pM de la toor de k Ibdskine , «I présentant 1 ,100 mètres d*éteadue;

Batterie de la Madeieime, au fond de la cale de eemm; aeo fhmC est de 1 ,100 mètres;

Tour de SamkHnr, è la peinte de la langm de tsneqai sépara iacaledelaMadeleiaedehcaledeSrint^Man^;dledélfcadreiilirfi de ces deux petites ansm, en croisant ses fem afec œu de la toor de la Madeleine et de la redoute de Saint-Hait (2 canm^;

Eetftmekemenie de SaùU-Mare, qui bordent, dans mm étendue de 1,800 mètres, la langue de terre sur laquelle sTâère h tour de

Batterie Venderne, au fond de la cale de Saint-Sarc, ou èHe «v cupe une étendue de 600 mètres (6 canons);

Redoute de SaitU-Marc; à la pointe ouest de l'entrée de la cale de Saint-Marc ;

Batterie de Gàllie ou PondevA; e\ie suit, dans une étendue

i ,900 mètres» le CMlour ditpronontoire, de Bfnibc«*at, qptì lépare la cale de ce nom, dite aussi des SaUnes, de la oato d^ SidBl-Sftet (€ canoiiB);

Tour de Benhorat, h la pointe éa eap d&BeiAoraf , qui fbme Fem Irée delà cale de ee Mm ;

JM&uie d^Mfiies;eDe est ccmime leprokMigemeiit delà batteri^ de Gallis, d'où elle arrive jusqu'au fond de la crie de Benèorat, qcf elle «ootourae; die* prtseate vne étendue totale de 1>9W mètrea;

MaUon Retranchée^ serrant de redoute et ritnée aa (end de la cale Bdnhoratyà 900 mètresen arrièffedes Safinea, et à fentbrandie* nent des routes qtii eonduìMit à Giiargor, Nasciair, Hèeta, k la cKI VMne, è la MeH^ el k Ceriiefa;

Batterie de VUnivereité ou de Koura, à la pointa da Kearv, qui i6pare les cale» de Benhorat et da Saint-Paul, dent ella déffend la dooble entrée (2 eanons);

BaUerie de Buijubba M^0mh construite par ofArn do grand-matlnt Lascarìs, dans le port de Saint-Paul, en fneade h cale et de ht bat- terie de Mistra, sur le rerers de la pointe de Koara (9 eanon^ ;

Bastion de Yignacaurt; il se lie aux batteries d%HMDaet de FU* nifersité, suit le contour de la )M(|ae de terne qnisépane le part de Saint-Paul de la cale de Inhorat, il se rattaaha à la redonle des Salìnes, ce qui lui donneai étendne da 3,S00 BAferaa;

Tour de Saint-Paul, bàlie en 1000 sona le anvgfctèns èst grand- maitre Yignacourt; (die se trovveentve baslioi» de Tlganeourt et Mi*-BBtterie , sur la route qui conduit de Ut MUR» RetMachée à Hètre-Dame de la Melleba ;

PoH-BMerie, sur le port de Sdat^ant, en avant al anr la gaoAer 4e la tour de Satnt-Pwl; éteodnn, 000 flBàtraa(Oeaaoni9;

CmUre-BaUerie, de 500 mètres de front, et faianol suite i Poli*» Batterie (4 canons) ;

Batterie Vend&me, au fond du port de Saint-Paul, queson feu balaye 4ans toute sa longueur ; étendue, 000 mètres (4 canons) ;

Batterie de Mistral dans la cale de ce nom, à rentrée ouest du port de Saint-Paul (0 canons);

Ligne de Mistra , de 1 ,800 mètres, partant de la batterie de IHistray et contournant la pointe de la Melleha qui sépare la cale de ce noor du port de Saint-Paul ;

Tour Eanadi, à rentrée de la cale de la MeDeha, entre les Ugneff de Mistra et de Yestrem ;

60 8TATI9TIQinS.

Ligne de Veeirem, de 1,000 mètres d*éteiidiie, sur les bords de la cale et sur le revers de Melleba ;

Batterie Veetrem, au bord de la cale de la MeUeba» qu'elle protège ^n croisant ses feux avec la batterie YendAme (8 canons);

Tour de la MeUeha, sur la langue de terre qui s^wre la cale de la Melleba du port de Saint-Pault et commandant la route qui conduit à Notre-Dame de la Melleba;

Redoute Fedeau, près des Salines, dans le fond de la cale de la* MeUeha, qu'elle bat dans toute sa longueur ;

Batterie Ve$ukhne; elle s'appuie sur une ligne de retranchements de 1,500 mètres d'étendue, et s'éièye sur la cAte ouest de la cale de la MeUeha, qu'eUe défend en croisant ses feux avec la batterieVestrem» placée en face (8 canons).

f La partie occidentale de l'tle de Malte , bordant le canal qui lasèpare de l'tle du Cumin, est défendue par les fortifications ci-après designfces» dont le prolongemait a lieu vers le sud-ouest : . Tour de Harac (2 canons);

Batterie E spinasse (8 canons); . Redoute Louviers;

Redoute de la Canière^ ou Crivetti;

Batterie Vendâme (16 cancuas);

Redoute HossUiet, ou Esceiart;

Redoute Ta Wied Mussa, ou Spada;

Batterie Ta Wied Mussa, ou Steoin-Baudevilie. , Ces divers ouvrages sont protégés par le fort de Sainte-Agathe, situé entre la batterie Stevin-BaudeviUe et la redoute Fedeau, à l'embran» cbement.des routes qui conduisent, d'une part> de la cale Gerkeva i ceUe de la MeUeha, et d'autre part aux tours, redoutes et batteries placées en face de l'tle du Cumin.

La cAte qui s'étend vers le sud depuis la cale Cerkeva jusqu'à la pointe de Benisa, dans l'est, ne présente aucune fortification, ses escar- pements à pic lui servant de défense naturelle ; mais à partir de Benisa» et en suivant la côte de l'Ue de Test à l'ouest jusqu'à la pointe de fiicasoli, on retrouve la chaîne des points fortifiés, qui sont :

La tour de Benisa^ à la pointe qui porte ce nom, et qui forme l'entrée de la cale de Marsa-Scirocco (4 canons);

Un retranchement à la pointe de Benisa , d'environ 600 mètrea d'étendue , et rattachant la tour de Benisa à la batterie Balbani ;

i STÀTISXIQUB. ftl

Ja iflflme Bemmh on BManif à la pointe qni fonne rentrée de

«

la cale Franca (8 canons);

La redoute d$ Cala Franca, ou Du Frenay, au fond de la cale Franca;

Le fort Figueras, sur la langue de terre d'Elminiechy à Feutrée de la cale Franca; il est couvert par une ligue de retranchements de 1 ,400 yards (1 ,294 mètres], et défend, en même temps que la bat- terie Balbani, avec laquelle il croise ses feux, la cale Franca et l'entrée du port de Marsa-Scirocco (8 canons);

La tour Spinola, ou Berzei, au fond d'une anse , se lie aux re- tranchements du fort Figueras ;

La batterie Pinio, ou Gzira, après la tour Spinola (8 canons);

La redoute Saùu4jeorge$ au fond de Tune des cales de la baie de Marsa-jScirocco ;

La batterie FereUi, ou de la Cayenza, au fond de la plus grande des deux cales de la baie de Marsa-Scirocco (10 canons);

Le fort Saint-Lucien, construit en 1 610 sous le magistère du grand- mettre Yignacourt, et situé à la pointe de Marnisi, qui partage le port de Marsa-Scirocco en deux cales (6 canons);

La redoute de Vendôme, de KraiU ou du Juif, au fond de la seconde cale de Marsa-Scirocco (12 canons);

La redoute del Fango, ou de Vami, au-dessus des Salines, sur le revers de la colline de della Mare, en face du fort Saint-Lucien, avec lequel elle croise ses feux ;

La batterie Yielgra, ou Zondadari, entre la redoute del Fango et la pointe de la colline de della Mare (8 canons); . Le retranchement de Tumbrel , qui se prolonge de la pointe de la della Mare à la pçinte de Tal Bia, sur une étendue de 1,800 yards (1,663 mètres);

La tour de Saint-Paul, à la pointe de Schawopologan, protégée par une ligne de retranchements de 390 yards (360 mètres) d'étendue ;

La batterie de Ricama, ou Du CluseaUf sur la cale de Saint-Thomas» qu'elle protège (7 canons);

Unretranchement au fond de la cale de Saint-Thomas , de 500 mètres d'étendue ;

La tour de Saint-Thomas^ en face de la batterie Du Cluseau , de l'autre côté de la cale de Saint-Thomas (6 canons);

Le fort de Saint-Thomas , élevé en 1614 , sous le magistère du giandHnaltre Yignacourti à la pointe de la langue de terre qui sépare

flÉ STATmiQinr*

Il eale de Saint-Thomaa de la cale de Hana-Seda (91 eanoM); La tour de Zoncar, placée à la pointe opposée à celle esl aaais k ffmt Saint-Tlionias, crote ses feox avec ce fort, et défted Tert^ cale de Mana-Seala; des retrandieiiieiits de 700 mètres d^élaidiie garniagent le fond de cette cale et la eéte oAs*âè?ela farardeZonaor}

«Mitre Tignacoort» à Blata et Baydlia, en face de Gasai Ziàbar ;

Xea reiranehemenJU de GharnUk, qui ont trois qoarta de aflto f lf387 mètres) d'étendue, et garnissent la côte dépote la toor dïn- nandor jusqu'au fort de Bicasoli.

GfOZB. Le seul outrage fortifié que Ton troufe dans Matérieur 4a €roae est le cMteau, situé sur un lieu éiefé, à peu près au centre de rtle, et qui occupe atee ses dépradances une étendue d*nn quart éa mille carré (462 mètres cairés). Riti par les Grecs, peul^tre par les Phéniciens, ruiné par le temps rt par la main plus destmctife des iiommes, il fut reconstruit dans le siècle dernier. A?ant que tea cAtes taaent défendues par des tours et des retranchements, les habitants du Goze étaient obligés de se retirer chaque soir dans le chftteau, pour iTy mettre à Tabri des coiairesbaibaresques qui dâNnrquaientsommt ia nuit, enlevant et tndnant en esdavage tous ceux qui coachaienC Imprudemment ihms la campagne. Ce château, auqud on monte par «n chemin incfiné tracé en spirrie autour du rodier, était autrefois ta demeure du gouverneur, qui habitait le palais; mais le gouverneur «ctud a tran^KHrté sa résidence dans une joKe habitation près le fort Chambray, qui renferme la garnison.

Si nous suivons le littoral du CSoie, comme nous avons fUt piéoé» éemment pour Ifle de Malte, en partant de Test, marchant vers le nord et tournant à l'ouest, puis au sud, nous trouverons :

Ltfmi Ckernitragf dont le baflS de ce nom jeta les fondements è

aes IMs en 1 749 , et que r Ordre de Sai nt-Jean de Jémssiem fit adiever. li défend l'entrée du port Migiar en croisant ses feux avec :

La tour Migiar, placée au fond du port (6 canons) ;

Le fort Sainê-Martin, entre Bobi GÏium et Uyed el Bujes, et qui croise ses feux avec les deux fortifications précédemment dtées; il fet construit en 1605 par le grand-mattre Garzès, pour défendre le canal entre le Goze et le Cumin, en même temps que les abords de tes deux lies ( 17 canons ) ;

LaredouJte et Za haUerie Cala, au nord, dans la direction ém Kotre-Dame-de-Ia»Gale ;

JBmlmarNême, eneore phs M nord, et fc la pointe Ai cap Blbir (2 canons);

La baHeriô de Nném^ éonrioant ht odBne FmSen et b 'eale Barata ( & canoi») ;

la ftiouiê Randa, qui ^appnie sar la batterlo Hadw, et iQ fioioDge autour de la caie Bamia, dan^une étendue de 1,500 mètres {5 canons);

Jta hatkriê Seiarra, sur une langue de terre qui s'afance daua la ^ede Barala, qu'elle {M-etégeconcurrerament avec la redoute Bankt •et ta batterie Nadur ( 6 canons) ;

La tour de Morsa el Fama, à ta pointe de ta tangue de terre qpi sépare ta cale Forno et la cale de Bamh. La tour de Hana défend •ces ideux anses en eroisBiit ses feux, d'une part, arec la^ battefta H aduTy d'autre part avec la batterie de €oIa Saffi'a ;

La rdiomh Sami^Faal, d'enthron fùO mètres d'étendue, phcfe dans un angle rentrant de la cale ei Forno, et près ta route qui conduit à ta tour Marsa d Fmmo à la baMerie Sdarra , à Sriiofr^BMaB et à Casai Scicarra ;

Laredoaie cb ifmrm d Famô, élevée par le grandnattre Tljgmh eourt ; etie s'appuie k ta* redoute Saint-Paul, et eontanme toute la «aie Forno jusqu'à la redoute de Cota Saffra, ufee laqueSo èHoae J!e; son étendue est de 1,Q0& nièbes ;

La rtdtnOe de Cola Soffra, à h peinte Ai oap ee nom; efc 4tfené rentrée de ta cale et Forno, eu eroisaDtseafÎMBL oveeltfour de M arsa el Forno ;

Le reiranekemetU Jfufrf el Bakar, de 069 mèliwd^élMlitet dans te fand de ta cata de Seintfaul ;

LahaUeried CU« JMda^anpted de h oaDfaieéa oeMB,«IÌ renlrte de ta catedeSdal Paul, qtftMegaide;

i:«f«dMie5eûic«uî,aniàaiitdeteooIliueBaldat et sur Ici Boidl de ta cale Sctadui, qu'elfe domitte de son tea.

A partir de celte redoute jusqu'à ta cato Sdlendlv on m lemutra pini de fortiftcalions. La c6te n'est plus qu'im rocher taUlé à pic, qui a depuis 13 mètres (vers la saline de l'Horloger ) jusqu'à 50 mètrei d'élévation,

La tour Sctlendi, à l'extrémité de ta colline Bajudda, et à l'entrée de ta cale Scilendi, dont die défend les iqiproches.

De ce point, le rocber taillé à pic reparaît jusqu'au Cwt GhambFayy et l'on ne trouve dans l'intervalle aucune fortification.

64 sujwaivau

Guimi*— Les forUfications de rtie da Cwiìb coorirtent éum «n fortt uoe batterie et une redoute, situés :

Le fori » à la pointe sud de l'tle; il fut construit en 1618 par le grand-mattre Vignacourt» sur les plans et sous la direction d'nn re* ligieux maltais, firère Victor Gassar, pour protéger la cale du Cumin et l'un des bras du canal qui sépare Ttle de Malte de Ttle du Gme (16 canons);

La batterie, à Test, et à la pointe de Kemma, d'où die bat le pas- sage entre Ftle du Cumin et Ttle de Malte; elle fait sur ce point un feu croisé avec la batterie Espinasse et les redoutes LouTÎers et Cri- Telli, di4K)séesen face surlacéte de Malte;

La redoiOe, sur le bord occidental de la cale de Sainte-Marie, pla- cée sous son canon. Cette redoute étend jusqu'au canal qui sépare l'tle du Cumin de l'tle du Goze le feu de sa batterie, qui se a*oise sur ce même canal avec les feux dufort Saint-Martin et de la redoute Cala.

Les nombreuses fortificationssur lesquelles nous venons de jeter un coup d'œil, dans les trois lies, étaient, du temps de l'Ordre, parfaite- ment entretenues, et armées de 2,000 pièces en br<Hize de diSërents calibres. Dans les tours au bord de la mer, veillaient des gardes diargés de signaler rapproche des bâtiments suspects , ainsi que les débarque- ments des mnemis. Les signaux étaient répétés dans toutes les tours et dans tous les casaux par un corps de ^mie établi i cet eSèt, et ttffdé la Deifna : par ce moyen , la prompte défense de toute la o6te était assurée, car en peu de minutes les nouvelles parvenaient à La Valette, étaient réunies les forces de terre et de mer.

Depuis que ces tles ont passé sous la domination anglaise, la Deima a été supprimée, et la garde des côtes confiée au régiment maltais; mais les batteries, les tours , les retranchements ont cessé d'être en- tretaïus, et la plupart de ces ouvrages, considérés comme inutiles » sont tombés ou tombent en ruine. Les fortifications reconnues in- dispensables à la défense des cités, et principalement des ports» par- ticipent seules aux réparations. L'armement en btome vendu aux Maltais , et fondu par eux pour en faire des cloches , a été remplacé par 950 pièces en fer, dont 500 seulement montées , garnissent les batteries tournées vers l'entrée des ports ^

* Parmi ces pièces, on remarque dans Tune des batteries da fort Saint-Elm^ deux obosiers de 64, de rmeniion da général Miller.

Mànmora* 69

EDln, comme dernière précaation de défense , l'Ordre avait fait établir des fougasses sur tous les points du littoral des trois tles, re- Qonnns les phis &?orible8 pour opérer un débarquement.

lÀeux de iAarfttemmt. ^Les cétes de ces tles étant abordables , si ce n'est dans la partie méridionale, rendue inaocessible par de bauta rodiers taillés à pic dont on a parlé, nous donnerons ici l'indication des points les plus propices pour opérer un débarquement.

Maltb. Cale de Saint- Julien , de 4 à 2 brasses d'eau; cale Saint-Georges » 3 brasses ; de la tour de Sain^GeoI|;es jusqu'à la jyremière pointe de terre, 6 brasses ; de cette pointe, en longeant la còte jusqu'à la cale de la Madeleine, de 5 à 2 brasses;— entrée de la cale de la Madeleine, de 7 à 8 brasses; cales de Saint-Marc et de Benhorat, de 6 à5 brasses; de la pointe de Koura au port Saint-Paul, cinq endroits avec bon fond, de 6 à 2 brasses; cale Mistra dans port Saint-Paul, dangereuse lors des vents du midi, de 4 à 2 brasses; —la cAte qui fait face à l'tle Salmone , bon fond ; après la tour Banadi, de 5 brasses; cale de la Melleha, en plusieurs endroitSt de 18 à 3 braases ; ^le la pointe de la cote qui fait face à l'tle du Cumin, jusqu'à la cale Cerkeva, 5 brasses; à l'entrée de l'tle de Folfonat passage pour les vaisseaux, ancrage avec bon fond, à trois milles en deçà de l'tle, point trè&-propice pour un débarquement; à droite de la pointe de Benhisa, fond de sable de 6 à 4 brasses; au fond de l'anse de Marsa-Scirocco , monillage spacieux et bon , mais dangereux lors des coups de vent d'est, au milieu de l'anse, de 23 à 22 brasses;-— dans l'anse qui est sous la chapelle de Saint-GeorgeSt de 6 à 5 brasses;— entre la pointe de la della Mare et la petite tle Itacca, 8 brasses;— dans la cale de Saint-Thomas; de 5 à 2 brasses ; dans la cale de Marsa-Scala ,, de 6 à 5 brasses; à la pointe de Zoncor, de 13 à 10 brasses ; depuis la pointe de Zoncor jusqu'à Ricasoli, de 8 à 5

braases.

GozB. ^Le port Migiar, du c6té du Cumin; les deux anses près le fort Saint-Martin; la cale de Ramla, sous Saint-Biaise , la cAte entre la batterie Sciarra et la tour de Marsa el Forno, sont despoints propres & un débarquement.

CcMiM. ^Sur la còte qui fait face au Goze , de 16 à 9 brasses;— à la cale Sainte-Marie, de 10 à 9 brasses.

Propriéiéê bdlies, ^Les propriétés bâties dans les trois tles se disent en cités ou villes, et en casaux ou villages.

€9 nânÊtiiitk*

Halte ... a 6 dtés et S2 casaox.

Goxe . 2 6

Cmnia . « » 1

En tout 8 cftës et 29 casaux » dont nom alloDS parler.

Malte.— Citi YàletU.

Malte YBDait de soutenir un siège que la multitude et la foreor des assiégeants, le petit nombre et la yaleur héroïque des assiégés , 80US les ordres de La Valette, ont rendu à jamais mémorable. Le grand-mattre, craignant d'ayoir à soutenir encore tout le poids des forces ottomanes, fit tracer sur un plan que Ton crut alors dressé par le capitaine Fr. Laparelli , mais qui étdt en effet Touvrage de La Valette lui-même , les murs d'une nouvelle yille dont les défenses pussent mettre l'Ordre complètement à Tabri des attaques de ses ennemis.

Les ouvrages commencèrent en 1566 sur le mont Sceb-e-Ras (en «rrabe, lieu élevé sur (rautres)^ dont le choix avait été déterminé par sa position entre les deux grands ports; mais les travaux n'ayant été achevés qu'en 1571, nUustre défenseur de Malte n*eut pas la joie de les voir terminés; cette satisfaction était réservée à son successeur V. de Monte.

Les habitants de l'Ile, de tout sexe et de tout Age , s'employèrent Volontairement, maiâ non pas gratuitement , à la construction de la Tille, qui devait assurer désormais leur défense, accroître leur com- merce et devenir l'entrepdt de leurs richesses.

Bosio nous apprend * que le nombre des ouvriers était de 8,000 et la dépense de 2,000 écus (4,000 fr. par jour); or, les travaux commeucès en 1566 n'ayant été achevés qu'en 1571, 0 s'ensuivrait, en supposant la dépense et le nombre des ouvriers toujours les mêmes pendant ces cinq ans, que la dépense annuelle aurait été de 730,000 écus (1,460,000 francs*), et la dépense totale de 3,650,000 écus (7,300,000 francs).

Quoiqu'il en soit, la nouvelle ville prit, par un décret du conseO , le nom de La Valette, et l'usage étant, en Sicile, de joindre une qua-

* Ittoria della Santa Jteligione e Melixîa di San Giovani Gerosolimitano^ a vol. in-fol.

Vfieallkm m Mm de diaqu Tille, on loi oonféra réplOièle de €mi- Kmmm, d'ai»rèsIeTimeiprnii6 per 8011 fbiidalear.

Le Valette, dont so» avenedifà frft comiiMn ta toftiBeatlons, e trois portes; sayoîr:

ÎAfarêê BayàUf dite anuBl porte de Terre, petoe qe^éBe tfosvre eur les larges fossés qui la sépûent de la FlMiane, et eoeduit dane rintérieurderile;

LàpÊftedê la Mmim^ tenmée Teis le grand port;

La porfe £fe if ars»*if«ie8t, par Ton se rend an port de QoaraiH teine.

' Elle est divisée en 21 rues, dont 10 tmgitodinales et'll transrer-^ sales, toutes spacienses, tirées an cordeau, et arec des trottoirs. Elles étaient pavées de larges pierres plates et carrées, mais on vient de soiistitaer à ce système de pavage ceW de Mao*Adam r La nie princt» pale, assise sur la créte da mont Sceb-e-Ras, partage la ville en deux parties égales, et paroeart une sniftce plane depuis la porte Royale jusqu'à la place du Palais, (f oà, par une descente lapider eUe con* doit m fort Saint-Elme. Toutes les autres mes feraveneot ma tenrain plus on mobis inégal, etiriusieurs d'entre elles ne sont point pratica» blés aux voitures. Les oomraunicatîens pour les piétons y sont éta* blies au moyen d'escaliers larges et doux , de tonte la largrar de la Toie publique, ce qui n'empêche pas la montée on la descente d'ètie fatigante, en raison de retendue du parcours. La me de Sainte-Ursule descend et se relève en formant une courbe, au fond de laquelle les allants et les venants, vus de l'extrémité qui touche à la place de la Reine, ressemblent à des pygmées.. Le roc étant fort tendre , il eût été pourtant facile d'en aplanir la surface; il ne parait pas qu'on y ait songé.

La cité Valette a plusieurs places, parmi lesquelles nous citerons la place du Pidais, laquelle sert de promenade publique , et peut le disputer, sous le rapport de l'étendue et des édifices dont elle est or- née, aux plus belles places des villes de second orAre en Europe.

La place du Palais n'est pas la seule promenade que possède la cité Valette. Il faut aussi compter comme telle une esplanade appelée la Grande Baraque, située près l'auberge de GastHle, sur le bastion de Saint^Jean, au-dessus de la batterie dite de Sdui. De cette prome- nade, qui domine le grand port, on jouit d'un coup d'oail qui saisit l'Ame de ravissement et d*admiration.

. G*est encore i la Banque, derrière la cofeue qoi «nMOle te tombeau du neveu deû MaîUand, qu'il faut aeplaeer pour avoir une id^ exacte dei tiavaux de fortifications aécutéa autour de la cit& Valette.

Le bastion au milieu duquel ae trouve le tombeau du man|aii d'fiasUngsest au^ devenu promenade pubUque, au moyen des plan- tations qui y ont été flûtes.

Les maisons sont bâties en pierres, et ornées de balcons couverts ^ d'un bon effet, dans le goAt espagnol ou plutôt italien. Elles se com- posent la plupart d'un rez-de-chaussée, d'un entresol , et d'un étage surmonté d'une terrasse , sur laquelle la famille se réunit pendant l'été, à la nuit tombante , à la manière des Orientaux. Les appai^ tements, quoique vastes et ^cieux, sont étouffants dans la canicule » par suite de la concentration de la chaleur solaire sur les terrasses. On ne conçoit pas que dans un pays les pierres et la main d'omvre coûtent si peu, on n'ait pas songé, après cet inocmvénient reconnu« à surmonter les maisons de faites à angles aigus. La distribution n'en est pas mieux entendue : tout y estsacrifié à la représentation, à l'iqiH parât. Chaque maiscm a sa citerne, dans hiqnelle descendent les eaux de pluie recueillies par les terrasses. En cas d'insuffisance ou de besirin ces citernes peuvent, moyennant une l^[ère rétribution, recevoir un supplément d'un immense réservoir public alimenté par un aqueduc, réservoir qui fournit l'eau aux fontaines publiques.

Yolci l'étendue de la cité Valette :

Suivant Bosio :

t

Cucnit.

Snperficie . .

2,010 cannes, 148,885 id.

0,8040 beetares. 59,5540 id.

Saivant Abda * :

t

Longnenr. . Largeur.

1,500 id. 380 id.

0,6000 id. 0,15i0 id.

Soirant Smith * :

t

Longaeor Largeur. .

1,075 yards, 700 9

999,300 mètres. 646,800 »

> Bosio et Àbela, tous deux cheraliers de Malte, écriwent l'histoire de leur Ordre. Noua ayons dit le titre de l'ouvrage du premier. Le livre d' Abela est intâr lulé : Malta illustrata.

* Capitaine de la marine royale britannique, chargé par TÀngleterre de faire l'hydrographie de la Méditerranée.

CUé FMena. Le fevbonrg qai tient à la cité Valette \ et ayec la^ 4pidle il eomaaniqiie par la porte Royale, fut bâti sous le magistère de don Manoel Yilhena, dont il porte le nom; néanmoins, on le dé- «gne plus ordinairement sous le nom de Floriano.

Cette cité a qnatre portes : l'une s'ouvre sur le grand port , la se- conde sur le port de Qiuurantaine; la troisième, dite parte SmfUe^Anne^ 4x>nduit dans Fintérieur de l'Ile, ainsi que la quatrième , dite porte dee Bcmbeê.

Indépendamment de la place Sainte-Anne , à laquidle une jolie lontMne sert d'ornement , on a ménagé entre le faubourg et les fortifications de la cité Valette une esplanade nécessaire pour le dégagement du front de La Valette, et s'exercent les troupes delà garnison.

Les maisons sont terrassées et ornées de balcons comme celles de La Valette. Il y a un couvent de capucins fondé en 1584 , et situé dans une position admirable.

La cité Vilhena a 675 yards ( 624 mètres ) de largeur sur 280 yards (St59 mètres) de longueur.

au Victùrieuee. Précédemment appelée le Borgo^ cette cité qui fat la première habitation de l'Ordre à Malte, est au sud du chftteau Saint-Ange, dont elle est séparée par un fossé constamment rempli d'eau; elle est bâtie sur une langue de terre qui s'avance dans le grand port vers la cité Valette.

Les rues sont irrégulières, inégales , étroites et pavées de petites lierres. On trouve dans cette cité un couvent de bénédictins , qui remonte au règne de Trajan ( deuxième siècle de l'ère chrétienne), et trois couvents de religieux de l'ordre de Saint-Dominique, de Saint- François et des carmes; Indépendanunent de la paroisse de Saint* Laurent, qui fut l'église conventuelle de l'Ordre, depuis son entrée en possession de l'tle jusqu'au jour ou le couvent de ce nom fut trans* féré à La Valette, cette cité a plusieurs autres églises, dans l'une des* queDes on montrait, avant qu'elle ne s'écroulât, l'épée et le chapeaa ^da grand-maftre La Valette. Sur le quai se trouvent les cales qui ser- vaient de diantier pour la construction des galères de l'Ordre.

La longueur de la ville est de 650 yards (601 mètres); sa largeur moyenne de 225 yards (207 mètres),

CiiéLa Sangle^ à laquelle on donne aussi le nom de VHe. Elle s'a< tance dans le grand port vers la cité Valettei sor une langue de tem

faraHèie è la die Yictorieitte, d; sépare le port des Galires do port namméaubrefòiB Franca». La Sangle tt'èUft qa^n fraboorg; Alt angmenté et fortifié par le gnRKkmattre Claude de La Sangle, dont elle prit le nom avee Tépithète A* Invitta; die nérita ce glorieai so»* aom paioe^oe^ lois da siège de Mdte en 1565, ses faaUtants rea* lènnt somda à tontes les offires qiie leor firent les Turcs pour ébranler knr fidélité à rOrdre » et défendlreat leurs foyers avec on rare eonh rage.

Elle a quatre mes longitudindes et douae tratefersales. Une seule d'entre ellea est pa:vée, c'est la me prindpale, qui est spadense; touCea les astres sont étroites et inégales.

Elle renferme trois églises, dont mie est eollégiale. Sa largeur eat de 850 yards (785 mètres), et sa longueur, de 200 yards (185 mètres).

CM dmfkum^ nommée aussi Bunmia. Elle est bfltie au pied la colline de Sainte-Marguerite , au fond de Tanse formée par les langues de terre s'élèvent les dtés Vidarieuse et de la Smngle.

Elle renferme une église et un couvent de cannes déchaussés, et n'a rien d'aillenrs qui soit digne de fiier l'attention.

Sa longueur est de 550 yards (508 mètres), et sa laigeur, de 400 yards ( 370 mètres).

Cité FteîUe, souvent appdée Gté notalle^ et quelquefois aussi M^ iltna, dénomination qu'elle a conservée depuis^la conquête des Arabes, qui n'avaient point alorsd'autre ville dans toute l'étendue de Mdte. La dté Yidlle est au centre de Ttle, et à 7 miHes 1/2 de distance de Ln Valette; die oouroone une colline qui renferme des sources abon- dantes, et l'on jouit tout à la fms d'un air excdlent et d'une vue dé* licieuse.

L'époque de sa fondation se perd dans la nuit des temps. Elle était anciennement beaucoup plus étendue, ainsi que le démontrent les nombreuses mines dont elle est entourée. On a dit la raison qui en- gagea les Sarrasins à en resserrer l'enceinte.

Cette cité n'a qu'une seule porte tournée au midi, garnie de tours et protégée par un pont*leiFÌs; ses rues sont étroites , irrégulières et -pavées de petites pierres. Toutes les maisons y sont terrassées et gar- nies de balcons, suivant l'usage adopté dans le pays. ' La dté Yidlle, qui couvrait autrefois une superficie de 5,856 hec- \f n'occupe ^us aujourd'hui que 2,600 hectares.

nrAx»xiQinu ffl

EahfUo^Ofitmìmwtg de la cité YîeOle ett bemcwf plus'vasbe e| |ilu8 peuplé que la ville même; ses ni» soot irrégulière» et oen pa» Yées. U renferme un grand nombre d'églises , parmi lesquelles on cite la paroisse de Saint-Paul , cet apôtre prêchait et donnait 1# b^yptèmOf et un couvent de dominicains parfaitement situé.

Cmaux ou villages. L'historien Abela fait mention d'une lettre écrite parle roi Ferdinandàson ambassadeiu' à Rome le 15 mai 1514» et fournissant la preuve qu'il existait alors dans l'Ile de Malte phia de soixante aidées ou casaux. Aiyourd'hui, on n'en cooqrte phis que Yjogi-deux » savoir : Zabbar Zeitun » Asciack , Tarscien » Gudia , Quercop, Zorrick» Krendi , Mikabha , Loca , Paola » Kurmi , Zebng f Siggevi, Dingkli, Attard, Lia» Balzan» Bircarcara, Ghargur, Nasciar etMosta.

Ces villages ne ressemblent en rien aux villages du continent, qui en possède peu d'aussi bien bâtis, d'aussi étendus. Sous ces deux rap^ ports» les caseux sont comparables à nos bourgs, et même à quek- queamnes de nos petites villes ; toutes les maisons sont constniitea en pierres, terrassées comme dans les cités de l'tle , et on y trouve des églises qui ne seraient pas déplacées dans nos grandes villes.

Les casaux les plus remarquables sont : Zabbar, aoquel le grand* mettre Hompesch a donné le nom de cité; Zeîtuo , fondé par de^^ eiliens; Tarscien, Ton suppose que s'établirent lés Carthagiooia lorsqu'ils abordèrent dansTtle, Zorrick» qui signifie bleu en maltais» et où, par une coïncidence motivée sans doute , tous les habitanCg ont les yeux de cette couleur; Luca, peuplé de maçons; Kurmi» ou la boulangerie est la principale industrie des habitants; Naaciar» dont les habitants furent , dit-on , les premiers à embrasser le christia^ nisme; enfin» Mosta, qui fut saccagé par des corsaires en 1526, et dans l'arrondissement duquel on trouve une église pittoresquement située, dédiée à saint Paul. Auprès de Mosta se trouve la plaine fa« mense de Bagadar el Blai^ 4pns laquelle les généraux turcs» après la levée du siège de Malte» en 1665, plantèrent l'étendard royal pour tenter un dernier effort et ramener au combat leurs troupes » qui fuyaient en toute h&te vers leurs vaisseaux.

Dans rarrondiss|ment de Casai Krendi on trouve une excavation conaidérable appelée Makluba , que l'on suppose s'être formée par l'affaissement du terrain , et qui mérite d'être visitée. Cette exca^ vation» en forme de cône tronqué» a environ 39 mètres de profondeur;

Ti STATISTIOini.

le diamètre de son oovertiire sopérieure est de 15 mètres; sa base oa pian inférieur a 71 mètres. Dans ce plan inférieur sont plantés des ubres fruitiers .et des vignes qui donnent d'abondantes récoltes. En toici la raison : ces plantations sont inondées en hiver par les eaux pluviales qui se précipitent de tous les lieux environnants dans Yiaat- mense cavité; pendant le reste de Tannée » les rayons du soleil pé- nètrent dans le gouflOre béant, s'y concentrent et le transforment en une serre chaude souterraine.

' Indépendamment de ces vingt-deux casaux , on trouve i Malte plusieprs hameaux florissants et les ruines de beaucoup d'autres; l'tie possède aussi un grand nombre de maisons de campagne , dont les plus remarquables sont :

Il Boschetto, le bosquet, créé par le grand-maltre YerdaU et aug- menté par le grand-mattre Lascarù. Il est à 8 milles de La Valette, dans l'arrondissement de Casai Dinkli , et près de la dté Vieille ; il fli'annonce de loin par une espèce de château flanqué de quatre tours carrées , qui, pendant la dernière guerre , servaient de prison aux Français tombés entre les mains des Anglais. Le jardin est planté d'orangers', de citronniers, d'arbres de diCTérmtes espèces, formant des avenues, des kiosques et de coquettes allées; mais ce qui rend cette hi^Htation plus délicieuse encore , ce sont des sources jaillissantes , dont les eaux, habilement ménagées , répandent une fraîcheur que l'on chercherait vainement sur d'autres points de l'tle. En 1827, le di&teau et le jardin furent cédés à une compagnie anglaise, qui vou- lait introduire à Malte la culture du mûrier et le tirage de la soie. Mous parierons plus tard de cette entreprise et de ses résultats.

Santo-ÂtUonio , Saint-Antoine , dans l'arrondissement de Casai Balzan , fut créé par le grand-mattre de Rohan ; c'est actuellement la maison de plaisance des gouverneurs de Malte. Le palais n'a rien cependant de remarquable ; il se compose d'une masse de bâtiments, de dépendances , groupés irrégulièrement , et au mUieu desquels les appartements qu'a fait nouvellement distribuer une dame de goût ^ font seuls exception. Le reste ne vaut pas la peine d'être visité ; mah il n'en est pas de même des jardins , véritablement magnifiques , et pour Fomement desquels les quatre parties du^ponde avaient été mises à contribution. On y comptait plus de trois mOle ^eds d'orali»

* Lamarqaise de Hastings.

STATISTlQttB; 73l

gert de tontes espaçai, et un grand nombre déplantes exotiques rapportées pat le bailli de SolFren. Les orangers subsistent encore , snaia la plupart des plantes étrangères ont disparu. De grandes dalles carrées , parfaitement unies , servent de pavés aux allées , parmi lesquelles TaDée qui longe le palais est d'une beauté peu commune « Slalheureusement, ce jardin, qui faisait l'ornement de Ttle de Maltei et dont Tandenne réputation attire encore les étrangers , dépérit chaque jour. Son entretien, qui aurait être placé sous la direction et la surveillance d'un professeur de botanique, avec une assignation sufl9sante, a été confié à un jardinier auquel on abandonne le produit en compensation de ses peines. Or , celuinsi , consultant bien plutôt son intérêt que l'intérêt de la science et le bon goût, transforme peu à peu les plates-bandes en jardin potager , néglige de remplacer les plantes exotiques perdues, et se soucie fort peu d'en acquérir de nouvelles.

/£eont, Ua Lions, Cette habitation est à Saint-Joseph; elle fut créée par le grand maitre D. Manoelde Yilhena. Après le Bosquet» après- Saint-Antoine , dont elle est un diminutif, cette maison de plaisance est la plus remarquable de l'tle. Le corps de logis, placé sur une élévation d'où l'on découvre la mer, tout à la fois à l'est, au nord et l'ouest, est d'une architecture simple, mais la distribution intérieure en est parfaite. Les jardins, dont les allées sont en mastic de Pouzzolane, sont vastes et plantés d'un grand nombre d'orangers ; Us ont éfé dernièrement ornés d'une grande quantité de plantes exotiques par un habile amateur d'horticulture ' .

Nous mentionnerons une dernière maison de campagne , celle de Sttint'-Joseph , dont les jardins ont été repeuplés et embellis derniè- rement d'une profusion d'arbres, de fleurs et de plantes rares, qui font de cette habitation un délicieux séjour *•

GozB. L'ancienne ville , porte aussi le nom du château dans lequel elle est renfermée , et que nous avons mentionné parmi lea

* Le général Withmore, alors colonel et commandant do génie. Cet officier. d'une banle dîstÎDcUoo aous tons lea'^ rapports, occupa cette maiaoo de campagna, avec son intéressante famille pendant tout le temps que durèrent ses fonctiona militaires h Sfalle. A^is lui, cette propriété a été habitée par l'auteur, qui l«t céda au chefalier Hankry, ex-secrétaire général du gouTcmement.

* C'est à sir Hector Greig, actuellement secrétaire en chef du gouverncment , et à ladr Greig, son épouse, que Fon doit ces embellissements, images fidèles di^ bon goût et de la grâce parfaite des auteurs de ces merveilles.

I. 4

74 nATontmu

foiiiflcatfOM. Ani détÉUi déji donnés , nous ^ioaterani «pi'on y trouve une ccdl^iBle composée de sept chanoine^ dont le rectenr a le titre d'ardiiprètre , et qn'elle a bon dn château mi faubourg appelé Bobatto.

Cité Ckambrayi. C'est la noorelle TiUe dont le baUli de ce nom fit tracer le plan en ITAS, et que FOidre fit acherer.

Lescasam ou villages de llle dn Goie, dans laquelle Tair est fort sain et la campagne d'un aspect tvès««srié 9 août au nombre de six: Gfaarb, Nadur» Sdagra, Sannatt Soimdda« Zebng.

Dans rairondissement de ce dernier casai se troure la saline de niortogar * dont rétablissement a donné lieu à un phénomène rapporté par HouH * et Boisselin K

L'Ue du 601a ne possède aucune maison de plaisance remarquable» Quant aux jardins» les plus agréables sont situés autour des coilinea de Nadur et Sciagra , d'oà jaillissent plusieurs fontaines abondantes.

CnaoN. •--• La petite fle du Gumia ne possède qu'un casai ouplutAt un hameau, situé à la cale de Sainte-Bfarie.

Quel qu'ait été notre désir d'établir d'une manière rigoureuse le nombre de feux contenus actuellement dans chaque Tille et village des trois Des, nous n'avons pu obtenir d'autres renseignements sur ce sujet que ceux publiés par Âbela^ en 1667; nous avons suppléé autant qu'il a été en nous à ce défaut de documents, en calculant lea feux d'après la population actuelle, à raison de cinq individus par feu. On trouvera le r^ultat de ce travail dans le tableau suivant, auquel nous avons ajouté , d'après des données empruntées à l'ouvrage de Bosio^, le même calcul pour l'année 1530 , époque l'Ordre de Salntnlean prit possession des trois tles.

> Voyage pittoreêque aux Umdê SUUb, de LipeKTiêt de MoUê^

' Malie OÊteimmê <f modariM.

* Loeo ciUl. tetoria deUa Santa reUgiane, ete.

« Loeo dut. Malia Ulutfrata.

iVAnmsa.

75

n lésulte de cet exposé, dans lequel sont comprit les baneavx dépendants de chaqne Tillage, qn*i l'époqoe de la prise de possession des trois Iles par lescheraliers de l'Ordrâ de Saint-Jean de Jërasalenit il n'y existait qne ft,6Ì8 feax ; que 137 ans après, malgré Tinvasien des Barbaresqnes , qui , en 1551 , avaient saccagé le Goaa et enlevé envIroD 4,000 Habitants, ce nombre était presque doublé; que 103 ans plus tard il s'était encore accru d'autant ; enfin , que c'est particulièrement dans Tlle de Halte qu'a eu lieu cette augmentation progressif e

76 STATISTiQUB<

CHAPITRE IV.

CAWEBHIES ET AtTIIIIS PJJIIIGinLABRÉS DV SOIi.

Pour compléter la description topographique de Ttle de Malte et de ses dépendances , nous parierons » dans ce chapitre , des ports ^ cales 9 étangs , fontaines , grottes , ainsi que des fossiles , de la Flore maltaise, et de quelques autres particularités du sol.

Malte. Ports. La nature a pourvu Ttle de Malte des ports les plus beaux , les plus grands et les plus sûrs que l'on connaisse. Ces ports sont au nombre de deux : l"" le Grand Port, dit de Libre Pra- tique, qui renferme quatre autres ports « et dans lequel tiendraient à Taise les flottes les plus considérables; 2!" le port de Marsa-Muscet, dit de Quarantaine ^

Grand Port. Sa longueur, depuis la pointe du fort Ricasoli jusqu'au fond de Tanse dite la Morse, est de 1 mille 3/4 *• Mais les bâtiments ne s'avancent pas dans cette direction au delà de 1 mille 1/2.

Sa Iai|;eur d'entrée , prise de la pointe du fort Saint-Elme à la pointe du fort Ricasoli , est de 5/16 de mille , et de 1/4 de mille de la pointe de Ricasoli à la Consigne. Des points de l'intérieur ci-après désignés jusqu'au quai La Valette, on compte, savoir : de la pointe Carcara 1/3 de mille, du fort Saint-Ange 1/5 de mille, du fort Saint- Michel 1/6 de mille, et du Goradino 1/3 de mille. On trouve partout, même contre les quais , de 5 à 12 brasses d'eau.

* CoDsaltex, pour tous les détafls qui vont suirre, les planclies 1 et 2. > Le mille maltais est de i,850 mètres.

STATISTIQUE. 77

C'est dans la partie comprise , d'une part , entre le fort Saint- Michel et La Valette, d'autre part entre le Coradino et la Floriane, qu'est le mouillage habituel des bfttiments de guerre. Les bfttiments de commerce stationnent le long da quai de La Valette. Des bouées ont été placées de distance en distance , à l'intérieur et même à l'extérieur du port t pour le touage et l'amarrage des bAtiments.

Les ancrages sont à l'abri de tous les vents, à l'eiception pourtant du vent de nord-nord-est. Lorsque ce vent, qui traverse le port dans toute sa longueur , souffle avec violence , il oblige les navires à se réfugier dans les ports adjacents, dont il va être question ci-après»

Indépendamment de la partie du Grand Port qui vient d'être- décrite , il existe dans la partie opposée à la cité Valette quatre anses, ou plutôt quatre autres ports, formés par les pointes de Ricasoli, de la Carcara, de la Victorieuse, de La Sangle et du Coradino.

l*" Port de la Rinélla. Les b&timents n'y jettent jamais l'ancre , par le double motif qu'ils ne trouvent que de 1 à 4 brasses d'eau, et qu'ils y sont exposés à tous les vents du nord-ouest. C'est dans ce port que les habitants de Malte ont l'habitude de se baigner pen- dant l'été.

Sa longueur, à partir de son entrée, c'est-à-dire à la pointe de la Carcara, est de 1/6 de mille , et sa largeur de 1/10. ,

2'' Port de la Carcara. C'est dans ce port que les bâtiments venant du Levant cherchent un abri lorsque les vents d'ouest les arrêtent dans leur course et les empêchent d'entrer dans le port de Qua- rantaine.

La longueur de la Carcara, à partir de son entrée, c'est-à-dire de la pointe de ce nom, est de 3/8 de mille, et sa largeur de 1/6« On y trouve de 4 à 6 brasses d'eau.

S^ Port des Galères, ainsi appelé parce qu'il renferme les cales l'Ordre faisait construire ses galères , et l'arsenal qui fournissait à leur armement. Il est situé entre la cité Victorieuse et la cité de La Sangle.

Dans ce port se trouvent les magasins des vivres et l'arsenal de la marine britannique , les magasins sur le quai qui longe la cité Vieto» rieuse , et l'arsenal sur le quai de la cité de La Sangle.

La partie du port qui longe le quai de La Sangle, depuis la machine à mater jusqu'au fort Saint-Michel, est réservée aux navires de com- merce, qui y sont à Tabri de tous les vents; l'espace restant est réservé aux bâtiments de guerre.

78 STATISnQOB*

L'entrée au mtKeu de la paaiea de li à 12bni9iet d'eaa» Cbranes en rasant le fort SaintrAnget et 8 en rasaat le fort Saint-^Michél. Ea s*avaiiçattt dans l'intérieur , le fond s'élève » et on troave socceasifo- ment de il à 3 breases.

La longueur de œ port est de 3/4 de mille, sa largeur à l'entrée est de 1/6; mab, comme k partir de ce point il va toujours en se rétrécissant , cette largeur n'est plus » à l'extrémité , que de 1/16 de mille*

4* Port de Vlêola, entre La Sangle et le Goradino, et api>el6 anciennement le port de$ Français. On y voit les sentiers dertinés à la construction des navires de commerce , et on y trouve de 3 à 8 brasses d'eau. Sa longueur, à partir de l'entrée, c'est-à-dire depuis la pointe du GoradinOi est de lyS mille, et sa largeur de 1/8 de mille.

Port de Marea-Muecet* Au sud de la cité Valette se trouve le port de Marsa-Muscet ; on l'appelle aussi port de QuarmUame, parce qu'il est spécialement réservé aux bâtiments qui Tiennent de pays sujets à la peste , et dont les provenances sont , pour ce motif, soumises à une quarantaine plus ou moins longue.

Si rtle de Malte n'est pas merveilleusement partagée sous le rapport du sol , on doit reconnaître qu'elle a été amplement dédonunagée par les avantages que présente la disposition naturelle de ses ports.

Séparé du Grand Port par la cité Valette, le port de Marsa-Muscet offre, pour l'exécution des mesures sanitaires , des facilités que l'on ne rencontre nulle part, et que les autres pays sont obligés de créer à grands frais. On va en juger.

Ce port étant entouré, on peut môme dire encadré par des forti- fications nombreuses , la surveillance des bâtiments en contumace devient facile, et toute tentative de communications illicites, impos- sible. De plus, la situation du Lataret , situé sur un tlot , au milieu du port de Marsa-Muscet , et la prexiraité de la cité Valette placée en face, diminuent autant que possible les peines , les dépenses du débarquement des marchandises et de leur introduction dans la ville après leur pulsation. Enfin , l'étendue de ce port permet de séparer les bâtiments des diverses provenances , d'après les patentes dont ils sont munis, quel que soit le nombre de ces bâtiments.

Il est à l'abri de tous les vents, à l'exception du vent d'est qui le traverse de long en long ; on y trouve partout de 5 à 17 brasses d'eau , et la moindre profondeur n'est pas sous la cité Valette , ce

foi fit A'm «fântage réd pour les navires ntiehiDdi d'un fort yraot d'tto.

Sa longueur dspois l'entrée » prise de la pointe de Dragut jusqu'à la pointe de la Pietà , ou peuvent s'avaneer les bâtiments, est de 1 mille; sa largeur d'entrée, du fort Saint-EIme au fort Tfgoé , est de 1/4 de mille. En tirant une ligne droite de la pointe de Dragut à la pointe de Aljsida , et mesurant ensuite Teq^ce qui aépare cette ligne de la cité Valette , on trouve à peu près la même distance qu'à Ventrée ; mais , de la pointe de Dragut à eelle de ilisida , le port s'ouvre à dr<nte, et forme un golfe dont la largeur est de 3/4 de mille, et la ^ofondeur de 1/2 mille.

Au milieu de ce golfe est Ttlot dont nous avons ps^lé, et sur lequel OB voit le lÂzaret et le fort Manoel. La longueur de Ttiot est de 2/3 de mille , sa largeur dans la partie moyenne est de 1/5 , et son eiicuit d'environ 1 mille 3/8. 11 communique avec ia terre , du eôté çpposé à la cité Valette, au moyen d'un pont^levis et d'une digue qui alNHitit à la route. C'est dans le port de JUami-lIuscet que les Tores, sous le commandement de Sinan Pacha et du fameux corsaine Dragut, efiectuènent^ en 1551, leur premier débarquement dans TUe de Malte.

CaU$. Si, à partir de ce port, vers l'angle du fort ligné , on cAtoie rile en marchant à l'ouest , tournant par le sud et revenant à l'est jusqu'à la pointe de Ricasoli , qui formib l'entrée du firand Port, on trouve les cales suivantes :

La caU de Saint-Julien, qui a de 10 à 5 brasses d'eau, et dont la lajQgeur, à l'entrée ou est l'ancrage, est de 1/4 de Bdille ; l'étendue de iiette cale est égale à sa largeur d'entrée.

La coZe <fe^.-£a9r^; ieconajre Dragut y débarqua 1 ,500 hommes qu'il amenait avec 13 galères et 2 galiotes au siège de Malte. On y trouve 7 brames d'eau ; sa largeur, à l'entnée àk est l'ancrage , est de 1/4 de mille, et sa pEofoiidear de 1/2 mille.

JjBiCoUdBUiMjaddemef dont Feutrée, mtesucée de la tour de la Madeleine à la tour de Saint-Marc, sur la pointe opposée , est de 1/2 mille.

L'ancrage est sous la tour de la Madeleine, l'on trouve de 8 à Ò brasses d'eau.

La cale de Saint^JUarc , dont la largeur est de 1/3 de mille , et l'étendue en profondeur dans les terres de 6/16%

ta cote de Benhùrmt > dite cale des^Saliaes. On y troave de 10 à S brasses d'eau ; sa largeur d'entrée , entre la pointe de Koura et la l[K>inte de Benhorat, est de 5/16% et sa profondeur de 9/16* de mille ; mais il serait dangereux de s'avancer dans l'intérieur de la cale ao delà de 7/16*.

La cale de Saint-Paul , cet ap6tre fit naufrage. L'entrée de tette cale, entre la pointe de Koura et la pointe de l'tle Salmona» eit de 1 mille 1/16*. Son étendue , depuis l'entrée jusqu'à l'intervalle ^1 sépare la batterie Poli de la contre-batterie, est de 1 mille 15/16* ; Îes navires ne doivent pas, néanmoins , s'avancer au delà de 1 mille 8/16*. Sa largeur au milieu de l'anse, entre le fort Histra et la tour de Saint-Paul, n'est que de 10/16* de mille. À son extrémité inté- rieure, entre la batterie Poli et la contre-batterie, cette cale n'a plus que 3/16*.

A l'entrée , on trouve de 22 à 15 brasses d'eau ; mais en avançant vers le milieu de la cale, entre l'tle de Salmonaet la batterie Elbena, on doit éviter un banc de rochers dont la longueur est de 1/4 de mille Bur une largeur de 1/8*, et qui n'est recouvert ,' sur quelques points* que de 6 brasses d'eau ; au milieu on trouve de 15 à 9 brasses de fond , et de 9 à 13 brasses dans le fond de la cale.

L'ancrage, avec bon fond, est, dans l'anse Mistra, de 6 à 4 brasses* Cette anse est sAre de tous côtés, hormis dans la partie méridionale.

La cale de la JUeleha. Le 6 septembre 1565, le vice-roi de SicOe» don Garcia de Tolède, y débarqua à la tète d'une armée destinée à secourir La Valette , assiégée par les Turcs.

La largeur de l'entrée de cette cale, entre Yestrem et Ghain Hadit» a 1 mille, et son étendue jusqu'au fond du golfe est de 1 mille 3/4.

On y trouve de 9 à 4 brasses ; mais au milieu est un écueil presque à fleur d'eau , à 1/4 de brasse.

. I^s caps Mafra^ Baudcville, Tandar et Lovia forment , en outre» âans la partie qui fait face au Cumin et au Gozë, quatre anses qui ont dans les deux sens , largeur et profondeur, environ 1/4 de mille , et Ton trouve de 4 à 6 brasses d'eau.

La c€Ue Cerheva. C'est qu'aborde la barque qui fait le trajet de Malte au Goze. Largeur d'entrée de la pointe de Borsa à la pointe de Sghaita, 1/2 mille ; et étendue, 1/4 de mille.

On y trouve de 9 à 6 brasses d'eau.

La cale Bum , mesurée entre la pointe Majesa et la pointe da

STATBTIQUB* 8f

Malta , a 1 mille 1/4 de largeur ; sa profondear est de 3/4 de mine ; OD 7 troaTe de 90 à 7 brasses d'eau.

La cale Flacone; largeur d'entrée « de la pointe du Karaba à pointe de Falcone , l^ mille ; profondeur , 1/4 de mille ; de 9 à 7 Ivasses d'eau.

La eéU Baecari; largeur d'entrée de la tour de Lopea à la pointe d'Ahmar, 1/4 de mille ; profondeur égale ; de 7 à 5 brasses d'eau.

La cale de Fam er Rick ; largeur à l'entrée, de la pointe d'Ahmar à la pointe de Rahep, 1/4 de mille; profondeur* 1/2 mille; de 15 à

7 brasses d'eau.

LacaUManaSeirocco ; cette cale peut contenir un grand nombre de bâtiments. Les Turcs firent leur première descente en 1665» et 7 débarquèrent le gros de leur armée.

L'entrée de cette cale , depuis la pointe Benhisa jusqu'à la pointe de della Mare, a 15/16 de mille. A la pointe de Benhisa se trou?ent des bas-fonds recouverts de 2 à 3 brasses d'eau seulement « et qui iTétendent à 1/16 de mille vers la haute mer. A 1/B de mille en avant de ces bas-fonds , il 7 a de 5 à 7 brasses d'eau ; mais plus loin on rencontre un banc de rochers dont l'étendue est de 14/16 de mille, et qui dans sa plus grande largeur a 1/4 de mille ; les deux extré- mités du banc n'ont que de 2 à 5 brasses d'eau , mais on trouve de 5 à 11 brasses dans la partie intermédiaire.

A la pointe de della Mare il 7 a aussi des bas-fonds au milieu des- quels s'élève l'flot de la Limace ; ils n'ont que 2 à 3 brasses d'eau et détendent à 1/B de mille. La baie de Marsa-Scirocco a 1 mille 3^ dans sa plus grande largeur ; on 7 trouve de 5 à 12 brasses d'eau ; sa plus grande étendue, depuis l'entrée jusqu'au-dessous de Saint-André» est également de 1 mille 3^ ; mais il serait dangereux pour un navire d'avancer au delà de 1 mille 1/4, parce qu'on ne trouverait plus que

8 brasses d'eau.

Dans l'autre partie de l'anse , depuis l'entrée jusqu'à la redoute Ferreti , la longueur est de 1 mille 6/16; mais il serait également dangereux d'aller vers l'intérieur au delà de 1 mille 2/16.

Entre Saint- André et la redoute Ferreti, une langue de terre sur laquelle se trouve le fort Saint-Lucien s'avance dans la baie jusqu'à la distance de 14/16 de mille de l'entrée du golfo.

Les caUe de Garbim. Après Marsa-Scirocco , entre les pointes de

Tal Bia ou He^raye et de Schawopologan , se trouve une troisième

4.

M

fébÈbb dite de Garbo«,^ft'â«aMe éMskHftret féimedeux dont la largeur est d'environ 175 de MdUe, M M pwtoadfr de C/lft dèaiilk; maisoea lanesiiewBtpasdirilèeB^etttseitlt diagaMix de s'avancer daas leur faitériettr an ^Màéa 1/4 de Bilia.

La cale Saintr-Ihnnas. Sa largeur à l'entrée , de la pointe di lta99aràiapointddaSaÉìtr1lMias»e8tde 3/4de ttilla^el aa profondeur de 1/2 inille ; inais il aacaît paurtant dangernx pMT la navire de pousser au delà de i/4 de mille, dans Incninte de Cure «61« cantra une sécha tm Imsk de rooh»» qui ae prolao^s le lang de la côte de Mansciar, en dépasse la pointe jusqu'à 1 nille 1/2 wen la haute UMr, etsurla^pwlaaiaetwMwa^uea»l,&et6haaiaBip4*€aa,

iMedk^MmnÊÈ^kaU, les Ttecsdttîiqnèrent «ne partie de leur armée en 1565 » et ib itnnt une snconda desoante en 1614» y«ntrée» ptJseentaelapainledeSaia^llMnaset iapaîttte daXanoor, al/4deniillei etnaprafandeur^juaQu'à r«ntoinilédal'«naa«eA dalyamme.

Qn a dit^ on pariant da fétcsidwe de Malta»4|ne la nw ciamhlait les ports deoettettekOn "voit ces résultais dans laMaoa, tguitemûM le port de tftre Pratifne« et dans sas difi^wntns nnses» On las remanine également nu jioit de Quarantaine^ dans hsdeuftnnnsada k Pietà et derrièro rUat dn iMaieU Sur taucaa peints, las nsatièra refoulées par les flots de la mer, las fanmandiaas des citéa, et les tema des hauteurs foisHies «ntratoées par les pluies» •nifonaé^eahaa» fiands qui gagnent chaque jour du tenalD* Sana donla ^aa aièelca iTéeouleroiit enoo(e«i«ntquaiesportsdeMaltesoientdtven«aiaspn^ ticables; mais si, nous oa wippoK, Ton n mninn à a'hsquiélor de fc férasation et de rnecraiSMment des haa* fends maidoigeua, il o*eat pas penous de les regaider eonme indifléroniti en ee qui tonehe la sdubrité piddiqun; <3ar4ansla€MiioBle, et suitont pendant le r^na des vents malfaisants du sud, de tons les endroits que nous venanada désigner s'exhalent des odeussoiéphitii^pies et des miasoses pcstiirn-'

* CeUe expressioii, t>tt phitèt et pliéaMnèiM, éòH *èire «tpliqttê, tonnae oa tk an» ptr «ne dmible ctussrd'abari psr Is uM>tt?emea[i Ae récroixssiini de tner Bord au sad» BiouveBMBt recosna |nr tiNtf les grands flubtnljstc^ astnm on géologues ; ensuite per rexhaiisscnieiit réel du terrain à certains endroits des e6tes, eihaussement produit par les apports sueeessife de la mer et à la fois des aaui venant de l'intérieur de 111e. Fr^os, Aigues-lSoftes, sur les e6tes néri* dienaies de la Francs^ offrent des ssiai^eB fin^anu an ce gaaro.

4Ul^ n est donc pcnûi de s'étonner que le gouTeraenienl anglais fi les Mettais ne léiiDiawint jiaileari efforts pour juréveoir les suites^ peut-être funestes, d'une semblable négligence. Dans la Marae , qui tamine le Grand Peit , on exécute» à la vérité, des travaux ayant pour objet de livrer ces bas-fonds à l'agriculture ; mais dans toute l'étendue du port de AbnuhUoscet 9 et 9 ce qui serait plus essentiel» derrière le Lazaret , on n'a rien fait encore. Une pareille incurie est 4'autant plus iactmipréliensible, que ces travaux occu^peraient utile* ment la population indigente , et qu'en transportant ces matières eoiTompues dans l'intérieur des terres, elles formeraient un enj^ais qui compenserait en partie la dépense.

Go2B. ^- Fort Miggiaro. C'est le seul que possède l'tle du Goze^ et encore n'est^iâ pas praticable pour les bâtiments d'un fort tirant d'eaiu Situé entre lefort de Chambra jet la tour de Garzez, son bassin n'a que 1/4 de nitte dans ks deux dimensions de longueur et de laigeur, et on n'y trouve que 7 brasses d'eau.

Sn snivant, à putir de la tew de Ganeez, leslnuds de l'ile, tour* Mai nu nord,À l'ouest, ou sud, et levenant àrest, on trouve d'abord quatre anses que nous désignerons par les noms des cotes qui les dannent : JludM^f Rommitn , Miàtma et Sitek. Viennent ensuite :

La^aU 4e Maura , entre les caps de Kaara et de ILecrot. Largeur «t profondeur de la cale, 1/4 de mille ; 9 brasses d'eau à rentrée,

ImcoU de jEorrolt Amnée par ks ci^ deJSorrot et de £ihana% Laifonr et profondeur, 1/4 de mille ; 9 brasses d'eau è l'entrée.

La cale de Ramla. LargeuTt l/2iniUe ; profondeur, 1/3 de mille { 47 brasses d'eau à Tenkiée.

la cale Forno , entre la pointe de tiolla Saffra et ceUede BaÌMr% Sa iaigeur k l'entrée est de 1/2 mille, et sa profondeur égale ; 9 44î brasses d'eau.

La oak de SaitU-Paul. Largear,de la tour de Babar i la pointe de Mebled, ^3 de mille; profondeur, 1/4 de mille ; 7 brasses d'ea« à l'entrée.

La cale Duelra^ Largeur, 1/4 de mille i l'entrée, au milieu de laquelle se trouve l'écueil aux Champignons, dont on a parlé ; pro-^ lÎMideur , 1/3 de mille.

La cale SciUndù Son entrée, au miMeu de biqueUe on rencontm «m écueil, est de 1/4 de mille de largeur. La profondeur de l'anse est de 1/2 mille.

84 STATISTIQUB.

La cale Seini, dont la largeur d'entrée, de 1/4 de mille , est éga- lement partagée par mi rocher. La profondeur de la cale est de i/9 de mille.

Cumin. L'Oe de Comin n'a point de port , mais seulement quatre cales , savoir :

La cale SaitUe-Mtnie. Largeur , 1/4 de mille ; profondeur égale ; 3 brasses d'eau à l'entrée.

La cale Chemien. Largeur à l'entrée, 1/4 de mille ; profondeur, 1/3 de mille; 4 à 2 brasses d'eau.

La cale Bej/n. Largeur et profondeur , 1/7 de mille ; de 5 à 3 brasses d'eau. i

La cale de la Tour , dont la largeur est , à l'entrée , de 1/10 de mille , et à l'intérieur de 1/7 de mille ; profondeur, 1/9 de mille. ;

Nous terminerons cet aperçu des côtes par quelques obsenrations |

sur le bras de la mer qui sépare Malte de la SicOe, et qu'on appelle le Canal de Malte.

Ce canal n'a dans son milieu que 80 brasses d'eau , fond de sable. II est en général peu profond, et, dans l'hiver surtout, on y trouve une grosse mer.

Les courants à l'entrée, du côté d'ouest-nord-ouest, y vont presque toujours vers l'est-sud-est ; les courants du côté de l'est-snd-est vont i l'est. La mer est patouilleuse, la lame courte et très-fatigante pour les grands bâtiments. On a vu pourtant les galbes de l'Ordre mouiller au milieu du canal , et les vaisseaux anglais y tenir , même par les plus gros temps, ce qu'auparavant on avait cru impossible.

Malte. Sources, fantainee. -— L'Oe de Malte n'a ni fleuve ni rivière , ni lac ni marais ; mais elle possède environ quatre-vingts fontaines et deux ruisseaux , dont l'un prend sa source à Ckark el Hamiem , et descend à la cale de Saint-Georges ; l'autre sort de la terre de Kurmi et aboutit à la Marse. Le peuple prétend que ces fontaines , ces cours d'eau, sont alimentés par la mer, qui, pénétrant dans l'tle au moyen de divers canaux souterrains, perd, par une sorte de distillation , ses parties salines , et retourne ensuite d'où elle est venue. Mais avant d'admettre une explication que ni les observations ni les études de la science n'ont encore justiflée, ne serait-il pas plus naturel de penser, jusqu'à démonstration contraire \ que les sources dont l'tle abonde sont , comme partout ailleurs, alimentées par l'eau provenant des pluies et des rosées, dont l'infiltration s'opère à travers

BTATlSTIQm. ^ 85

le calcaire tendre formant la base du sol ? Et dans tons les cas , il serait plus raisoonaMe de supposer l'existence de conduits d'eau douce sous-marins, amenant les eaui des montagnes de la Sicile on de la Barbarie, et venant surgir à Malte pour retrouver leur niveau, suivant l'invariable loi à laquelle obéissent les liquides.

Outre ses fontaines, le terrain de Malte renferme un grand nombre de puits, de citernes et quelques étangs. Néanmoins, dans les années de sécheresse, la cité Valette manquerait d'eau , malgré le secours de ses citenies , si l'on n'y avait pourvu au moyen du grand aqueduc dont nous avons parlé, et qui prend sa source à Diar Chandul y près la cité Vieille. Cet aqueduc reçoit plusieurs autres sources ; et de son récipient principal , sous la place du palais de la cité Vieille, jusqu'à la cité Valette , on compte 15,674 mètres. Cet aqueduc , décrété le 9 janvier 1610 par le conseil de l'Ordre, sous le magistère du grand mattre Alof de Vignacourt , fut terminé en 1615 par le père Natale Tommasucci , jésuite de Messine , réuni à Bontadini , architecte de Bologne. La dépense fut évaluée à 40,000 écus du pays ( 80,000 fr.]. Endommagé par le temps , il fut en partie reconstruit , et réparé en entier, aux frais du grand mattre de Rohan. Il fournit , en été , 58 gallons 1/3 d'eau ( 2 hectolitres 683 millilitres] par minute, et en hiver, 1/5 de plus que n'en peuvent contenir tous les réservoirs.

La fontaine de Zegrella , dans l'arrondissement de Gasai Dinghli , mérite une mention particulière : ses eaux sont fébrifuges.

GozB. L'tle de Goze a, comme Malte, des fontaines, des puits, des citernes et quelques ruisseaux. .

Gumif L'tle du Cumin a des fontaines , des citernes , mais on n'y trouve aucun cours d'eau.

Grottes et cavernes. Dans les parties escarpées des tles de Malte et du Goze, il existe plusieurs cavernes ou grottes assez spacieuses, les unes au bord de la mer, les autres à différentes hauteurs, et dans des positions d'un accès quelquefois difficile. Il en est même l'on ne peut pénétrer qu'en se suspendant à des cordes.

Toutes ces grottes ( Gkar , en maltais ) sont garnies de stalactites et de stalagmites, produits de l'infiltration des eaux à travers le rocher calcaire.

Les grottes les plus remarquables de l'tle de Malte sont :

La grotte de Calypso , que la poésie s'est plu à embellir de ses charmes. Elle est haute, spacieuse, présente à l'intérieur divers corn*

^rumente mtaids; efcsa po0itioa« k rextrémitéoiteit defilé « ed telle» qae la description àsmBée par ks poètes ponmit peub<étie W être apiriiqaée; bmìì les bosquets » les jardins déUcieitt ont dilani* Le père Brés^ discute et présente même comme fabulent ce vofa|e d'Ulysse vers le détroit de Gbarybde et de Soyila; m reaoontre avec les Phéniciens, qui l'aceneilUraiit après une tempête et le comloi- firent i Ogygie ; enfin» son s^oor auprès de la nymphe Galypso* qui pendant sept ans» d'après la tradition lui aurait fait ooblîeriAaa gloire et son pays. L'auteur anonyme de l'ouvrage intitulé JMlif for un wyageur français a décrit ce que le temps avait épargné de l'habitation de cette nymphe ; mais l'étranger qui sur la foi de eette description » reproduite par le commandeur de Beisgelin ' ^ mtisferait son désir» assex naturel d'ailteurs» de visiter la grotte ; oe toyageur « disons-nous, courrait grand risque de s'en retourner fort désappointé, à moins pourtant <pi'il ne trouvât un dédommagement dans le coup d'œil dont on jouit du somoMt de la montagne est creusée cette grotte.

Giar £6îr, dans l'arrondissement de Casai Din^. Getlegrotte spacieuse ditron, été habitée par des Troglodytes» peuple d'Afrique vivant sous terre on dans des cavernes^

Grolfe d^ Som^-Pmil » au Babatto» près la dté YieUle et an-dessooa d'une église. Au temps de saint Paul » cette grotte Ait le sanctuaire des premiers chrétiens de Ttle » et ensuite rbid>itation d'un erasite. ElÈd estdivjséeen trois partiesséparées par des grilles de fer. La partie intérieure servait de nef » et le peuple s'y plaçait pour entendre les offices. «— La seconde renfennait l'autel et une très-belle statue en marbre blanc représentant saint Paul. Cet ouvrage était andseaa de CaflEi, La troisième partie consiste en une cdiule pratiquée dans un rocher» qui » dit<^m » végète sans ceaK » et d'où l'on extrait une terre réputée fébrifuge» absorhunte, et surtout sabitaire dans lei maladies il faut combattre l'Acreté des humeun. Hais » pour affirmer que cette terre a réellement les qualités qu'on lui attribue « il faudrait en taire l'épreuve ; or» parmi les nombreux visiteurs de la cellule , on n'en cite aucun qui en soit sorti convaincu de la verta régénératrice du rocher.

' D«ns son ouvrage intitulé : Malia antiea illustraia,

* L'auteur est M. le commandant de Saint-Priest.

* MèUe imlifiM «( modenit.

Gkar TiUë » dans l'arroiidiflBemeftt de Gètti SIm^vî » et auprès et lacfoelle on voit les raines de plusieurs édifices bAtis avec d'énormes pierres. On a trouvé dans eette grotte des vestiges de construction ^ des auges et Aeè niches taillées dans le roc pour des chevaux ; puis , non loin de rentrée, un pavé formé de petites lyriques en k)sange« des fragments de marbres , et un seuil en pierreavec ses gonds.

Nous dirons , à Tartide consacré aux ÂfUiqmté$ » à quelle date » à quelle domination on peut faire remonter V^oque de œs con* structions.

. Gkar Hoêêaok , dans rarrondiasement de Casai Zorf ich t et creusée dans un rocher qui s'élève au bord de la mer* Quoique fort étendue» cette grotte a une titrée difficile. Une infiltration d'eau vive sort du rocher, et on y trouve, peat-^re à cause de la fratcheur du lieu, une grande quantité de oolombest que Ton vient chasser aux fflets^

Ghat Benhisa, vers la pointe de ce nom , prés la cale de Marsa* Scirocco. Les dimensions étendues de cette grotte , Tune des plus considérables de Ttle de Malte, pént-étre aussi la fadMté de la visiter, ce que ne permettent pas toutes les autres , lui ont fait donner le surnom de grande; elle se prolonge à plus de 900 métrés soua terre.

Gàar Dalman, grotte qiadeuse , dans l'arrondissement de Casai AsdadL.

Chark d Hamien est un abtme profond , située près la cale de Saint^eorges , et se trouve un grand réduit d'eau appelé Drago^ naru, à cause du bruit qui en sort , et que le peuple crédule attribue h un monstre : ce retentissement est occasionné par les évolutions de grosses anguilles qui s'y multiplient à l'infini.

L'tle du Goze renferme également des antres , des grottes , des cavernes de toutes les formes et de toutes les grandeurs ; on dte » comme méritant d'être visitées :

Gkar d Hineya, près la cale ficilendi ;

Ghar Ticka SzerÎsa, près le cap Kaura, et remplie d'eau de mer ;

Gkar Huncla , près la cale Forno«

Mais la plus remarquable est Gkar Gkerduf. Cette grotte , t«llée dans le roc vif, est non loin de l'église de l'Annonciation, et à 1 mille ( 1850 mètres ) du château. Son étendue est telle , que l'un des pre« miers peuples de l'tle de Malte y ensevelissait les morts.

Le Goie a aussi ses grottes de Calypso et de Saint-Paul. Cette

88 STATlBTIQinS.

dernière grotte , située près la cale de ce nom , ^t célèbre dans le pays ; son entrée est au nord, et si resserrée , qu'elle permet à peine à un liomme d'y pénétrer. Cet étroit passage, de 9 mètres de longueur, conduit à une salle de 10 mètres cubes , et creusée dans le roc ; au Biilieu est un pilier qui en soutient la voûte. Cette salle est terminée par deux corridors qui devaient s'avancer dans les terres , mais dont on a fermé l'ouverture. Cette grotte n'a rien d'ailleurs de particulier qui mérite la réputation dont elle jouit. Tout ce qui reste de remar- quable est un cabinet au milieu duquel se trouve une table de pierre» autour de laquelle pourraient se placer commodément huit personnes. Tout autour est un banc également de pierre.

Fossiles. Les seules notions recueillies , jusqu'au moment l'on écrit cet ouvrage, sur la géologie des ties de Malte et du Goze, ont été fournies par M. le commandeur de Saint-Priest , dans un ouvrage dont nous avons déjà eu occasion de parler, ouvrage rédigé sous la dictée du savant abbé Novaro , directeur de la Bibliothèque de Malte, et publié sous le titre de Malte, par un voyageur français. Mais un membre de l'Institut, M. Constant Prévost, qui vint à Malte et parcourut cette tle en 1831 , nous a déclaré , au retour de ses explorations scientiGques , que cette étude géologique n'avait point été faite encore , et qu'elle renfermait des observations , des détails bien autrement intéressants que ceux indiqués dans l'ouvrage précité. Malheureusement , M. Prévost n'ayant point encore publié le ré- sultat de ses savantes recherches, nous serons forcé, comme l'a fait M. de Boisgelin, d'emprunter à l'ouvrage du commandeur de Saint- Priest, devenu fort rare , l'énumération des principaux fossiles , qui sont :

l*" Des pyrites ferrugineuses et des coquilles marines pyriteuses » qui se trouvent dans quelques collines d'argile , surtout près le chft- teau du Goze ;

2"^ Des cristaux cunéiformes ti spéculaires de gypse blanc, qui se forment isolés dans les mêmes argiles ; il y en a de très-gros, mais ils ont rarement une cristallisation régulière;

3* Quelques portions des vertèbres et des portions des mâchoires de grands cétacés, demi-pétriCées ;

i"" Des glossopètres ou proprement des odontopètres , ou dents de poissons, de dilTérentes formes et grandeurs;

5* Des crapatidines hufoniies ou yeux de serpents , qui ne sont

STATISTlQini* M

«■core que des odonUqpètrea OU dents de poteoDS, d'une forme béaiit>i ibérique , conique ou ovale ;

6* Des odaniopiIreB qui ont appartenu à Vkippapotam$p et qui en sont les dents molaires ;

7* Des astéries » entroques, et antres vertèbres détachées et isolées du palmier marin ;

8* Des éckinUes de différentes formes et grandeurs :

9* Beaucoup de cojuiUes fossiles de différâtes familles, les unes avec leur test demi-pétriflé , les autres n'ayant laissé que leur empreinte ;

10* Enfin beaucoup de HihophUes et de fnadrépariUs de différentes espèces et de différents volumes.

Flore MaUaise. Nous avons dit que le climat des ties de Malte, du Goze et du Cumin réunit les conditions les plus favorables pour la culture des plantes des quatre parties du monde , et que, malgré ces avantages naturels, on les regardait généralement comme des rochers arides et stériles. Nous avons déjà démontré l'insuflBsance, la légèreté des preuves fournies à ce sujet , par des voyageurs qui n'ont pas pu ou pas voulu vérifier le fait ; mais , pour détruire complètement l'erreur qu'ils ont accréditée , il suffit de faire connaître les diffé« rentes e^èces de plantes que Ton y cultive.

Divers auteurs, entre autres M. de Boisgelin, se sont occupés de la Flore Maltaise , dont ils ont donné des catalogues ; mais ces nomenclatures ont vieilli ; la plupart des noms qu'ils ont assignés aux plantes ne sont plus en usage ; de plus, la collection s'est augmentée, depuis , d'un grand nombre de plantes qui ont été acclimatées , et dont la culture est devenue si générale ou la reproduction si spon- tanée, qu'elles ont acquis le droit de naturalisation.

Nous ne puiserons donc pas dans l'ouvrage de M. de Boisgelin ; mais un homme aussi modeste qu'instruit, M. le docteur Zérapha, actuellement professeur de botanique à l'Université de Malte , a publié récemment un livre intitulé la Flore MàUeise^ et c'est d'après cet ouvrage que nous allons donner ici le catalogue de toutes les plantes renfermées dans les tics de Malte , du Gote et du Cumin, avec les noms génériques de ces plantes, l'indication de leurs diverses espèces et leurs noms correspondants en langue maltaise.

Quant à la description de ces plantes , à l'exposition , à la na* ture du terrain qu'elles demandent , et aux époques de leur flo«

Tftfson , nous feoTCiroM aux études mêmes dn docteur Zéfspht *.

Cet Mitras* wl eovposé de éeus |»irUet, pubHéet» la fraifèrt ea 18S7» It seconde en 1831 . Dn reste, il est bien entendu que noiii B*«Uans parler que des plantes, tout au plus des arbustes, et non point des arbres proprement dits, dont nous nous sommes occupé dans le chapitre consacré k Tagriculture.

8TATlinQra<

M

DÉSIGNATION DES

TUJCnB,

ÂcMmu . AcantM.

Aearoa. .

AdiMlM

Adooit. .

itfarionb

Aiprottit.'

>

9

Aini. . .

Allioa

Mollis.

Spii

Gmpmifefm. . .

CspiUn» VeatrU. Annua* . . . Ovau. . . . . Campcilfk.. . . Ephemeros. . . .

NOMS

■ALTAI8.

T

Gaaria. Brankonina- llanatTia. Brankoffina-

:>pne kiba.

»

9 »

Allion

Al06a> . « Alopecorna. .

AUmia

Abane. , AkUHu . .

AlyaMB

Owicia.

Milliacca. . ^ . . Spicavenii. . . . StoI««ifera. . . Carjophjllea. . . Cbamâpilys. . . SatÎTiui. . . . . Cepa,,^.. .. CbaoMBBMly.. . Albqai« ..... Pojrmni .....

Xeuk tal Meak^

U. Torûi «1 Bir. Zallct el Ser-

dttk. Fogg'm.

DÉSIGNATION DES

PLANTES.

Baiai.

Tew» Urkai Tewm abyad. KonàL Uorrii ael-

Antheiiiia. . . Antoxanthnm. . AnthyllU

> Antirrhianm. . .

a

9 9 9 9 9

m

9 9

BtPtalS.

.

Apiom. .

9

Arbotna. Arenaria*

Xanthàn.

Tewm tal ZrûlUnneoiaca. . .

ArnopogoQ. . . Artembia. . .

m

9

Sabbi HagiciuB.. PaUva.. .

.

Volgaria. . . . . Pratenna. . . . Citriodora. . . . Hedia. . . . Bqaaa,

ricifolia.

9 9 9

Ambroaia.

Amygdalik

» » .

AndropofiMk

NaritiiD Caadalya.. . .

Blitnm

Betniflaik . .

Tricolor

Maritima. . . .

Majia.

Visoaga

Communia. . . .

Pertica

Af f ap^ia» . Cœmlfla. . ; .

Italica.

Telepbteidaa. . .

Hirtiia.

Coronaria. . « Pratenaâa.. . . Graveolaaa. . FoenicoluoiM . Teûculoia. . MariliaM. . . . Colala, .

rum

9 9 9

rnndo. . . .

epiaa.. . .

•paragua. . .

•pliodoioa.. .

jAaparafat. . .

•ter

Hatar la a.||Aalragalaa> . .

Giuaepp. H 9

Altea WergeinAttrolobium. . el tin. lAtriplez.

Oiupliaa. lUvena.

▼*gg Tewm Copia ja.

Sabbara. Alwiaa.

« . *

Menton. Dakra. Dondliana. Lewz. Hawh.

Marìra bamra. Harira kahla. Laien el Cut.

Kabwiela.

Xibl.

Beabica.

FaUta.

BalloU.. . kamita. BeUia. . .

>

BeU. .

»

9

Biacotclla. Bolelua.. . Bora^. . . Braaiica. .

9

»

9

Brixa. .

m

Arvensia. . . . . Odoratam. . . . Uermania. . . . Viilnanurin . . . Cymbakrin. . . £la(ine. . . . . Spurtnn. . . . .

TnpfylUBii' '

Orontinaa.

Arfenfe

Cbalepeuib. .

Minna. . « « . .

Siculom, ....

GravedlMa. . . .

Petroaelinnm <

Ooedo. « . .

Bnbnu

Tennifolin. .

Vulfaria. ....

Picroidea.. . . .

Ponticn

Arborcaoeoa. . .

Abaintbiom. .

Maculainn.. .

Colocasia

Dracunonlni. Ariaarnm. . . .

Donax.

Fruticoaa

Acniifolioa. . . . Ramoaut. .... Longiflom» . Cliincnata. . . .

Haraoani

R^icua» .... Scorpioidea». . Patnia. .... Halimus. , . . Saliva. ....

Fatua

•>igra

Bulgaria. . . . Silveatria.. . .

Annua

Perennia. .

Minor

Cicla

Ynloaria. . . . Maritima.. .

Apnla

Isnariua. . . . Officinalia. . Campestria.. . Oleracca. . Ifapua. ...»

Frnca

Minor

Uedia

Ibxima. . . .

NOMS

MALTAIS.

Baa d MevtJ

Karfha. Torsin. Ubriagotn.

Bcrknq. Erbab|anfca.

Carni. Zorxia.

Carni tal pipi. Kanab.

Spràg. bcrwio^

Xeht

Marcarila icl ▼agga.

Selq. BetravL

FeiUoq<ioa.

Liflia.

Eromb.

Nevew.

Aroka.

02

STATISTIQIJE^

DÉSIGNATION DES

FIANTES.

ESPkCBS.

NOMS

■▲LTAI8.

DÉSIGNATION DES

PLANTES.

m >

ESPfeCBS.

NOMS

MALTAIS.

Bromus.

BopfaUlmiun.

Baplenrnm Boxas.. . Cactus. . Cakile.. . Caleodub.

Campanola. . Canna. . . . Canabia. . . . CapiMiris. . .

» CaptelU. . . Capaicom. . .

Il Cardamine. . Cardiosp«r>

miiin. . . . Cardans. . .

s Carrx. .

Carlina.

a

CarUunios.

Caoealit.. . . Ceiosia. . . .

CcUia

CenUnrea.. .

»

a Ccraslinm.. .

a Ccrasos. . Ceralonia. . . Cerinlhe. . . Chamerops. . Choercphylam. Chcirantlins..

a

a Cheltdotitiim. Ciicnopodiam.

s

a'

a a

Mollis. . . Bobeos.. . Sierilis. . . Secattoot.. TcctorcB. DiandrM.. Rarbatas. . Maritiaana Spioomm. BoUiiHlifoUoai Saniporviinis. Opnntia. . . Haritiaaa. . . Arrenais. . . Offieioalis. . Stellata. . . Erinoa. . . . Indica. . . . Sativa. . . . Spinosa. . . Bapcstria.. . Barsapastoris Annan.. . . Grosann. . . Iltrsata.. . .

Halicaeabani. Pynoœphaloa Marianas. . . Tennifloms. Valpina. . . CfK^mboaa. . Lanata. . . .

Tinctorìns. Lanatoa. . . Nodosa.. . . Cristala. . . Crelica.. . . Melilensis. . Solstitialis. . Spalhttlata. . Val|^lttni. . Campanalatam Vnljaris. . . Siliqoa. . . . Aspcra. . . . Homilis. . . Satifam. . . Incanna. . . Cncin. . . Tricnsptdatos Ghaciom.. . Irbicam. . . Bnbram. . . Viride. . . .

Ambrottoides TolTarìa. . .

Hortio.

Bnx.

£1 Baftar

Hndya.

El soAjra.

Kokkn. .

Kanneb.

lappar.

Bzlr abmar. Biàrabdar.

Horfoz.

Sosda.

Sajtòm.

Sebgetr

ba. Zosfor.

Bellna.

Cbenopodii

Chironia. Chloca. .

Cieer . . . Cicborian.

Cineraria Citroa. .

Clematis. . . . Clcrodendmm. Cnicas. . . . .

Coix

Oolehicam. . . Coniom. . . . ConrolTttlos. .

Confia

Coriandram. .

s Coronilla . . .

a

a Corooopas. . .

Cerylns Cotylédon. . .

Cirasa. Harrùb.

Gomrair. Sorfolya. Giiikommani Gizi eafar.

Crassula. Cratogm.

Crìlbmam. Crocns. . .

Zobbeyn

dra. Te falta. Zobbeyr*

Croton. . .

Cocobalos.

Cncumis. . a

Cncurbita. s a

Cnminnm.

Capret

iCascnta

ydonia. . mara. . . C^<«)oasnoi a ypomoriuiu,

nanti nnaa. .

Centaariam. . Pcrfoliala. . . Coronariom. . Indicom. ... Arictinnm. . . latybiM.. . . . Endivia. . . . Spim Jbrit

Medica. . Medica b.

AaraatiiHB. Balearka. . Fragrana. . Syriacoa. . Lacbrynu. Montanam. Macnlatam. Anrcnsis. . Sicnloa. . . Althœoidea. SaxatiUa. . SaliTom. . Testicalataaa Valeatioa . Emema . . Varia.. . . BneUi. . . Avellana. . CmbcUicna.

OrbicohU. Rubens.. . Axarolos. . Monoffyoa. Cretica.. . Maritimam. Sativns. . . Odoma.. . TinctorioBB. Behen. . . Sativaa. . . Melo. . . .

rVpo. ...

Cntollaa. . Leocantha. Cyninum. SemperTÎrens, EnropQca. . Volgarts. . Soolimas. . OOicinale . Pieimn. . .

Zobbejra rmlad» Ceotawrjs.

LeUia.

Cicri. Cikweyn.

QanMa. Kranbelbi^

bar.

Tronf

Xkromb, lomi

oeUrat

SaoMtt. laring.

VdkaBMria.

Gkota. Leblieb.

Cosbor. Bomneyber.

Gelleoa. Zokret Pi

Segretdkalli

Zanzalor.

Zaariin.

Zaafran.

Tamcaol.

Kaskoyn.

Hyàr.

Bellih.

Kara xitvri.

Dolliex.

Karaitwil.

Kcmmiim.

Cipress.

Sfargcl. Eakoec. Lsien el kdb,

Zeryd general

STATISTIQUE.

97

DÉSIGNATION DES

puìnVbs.

» Damatonionit .

Dactylb

Daoew

» Ddphiainai. . .

Diaathut. .

Di^Urit. . DiploUnit.

•^ t

Elcoeharit. .

fiimix» EpUobimD. u.

NOMS

MALTAIS.

Longnt.. . BadW . . Etcolcntot. Stdlaton. GIooMnU. Carata. . .

AjacM.

Eriobobyi. Erodittni*

Etaa. Eaphorbia.

SUpbÎMgria.

Caryophylliit. Cbioenna. . Slolooifeni. . Emooklflt. . Sph^vrooephal Vqlgare. . . Cretioirai.* . Italicqm. . . Palniris. . . SpinoMit* . Vir^tom. . naviatik. .

XnlUllor». . Gra?«oleiM. .

Japooica. . * Moadiatan. .

Cîcooiiun. CicoUriom. . HiapidA. . .

Ervilia. . . . Tetnapermom MarkiHiui. , Offidoak. .

PrgnuBB. . . Cbanaaica*

Pep]ia.

EBphfWM».

Fafa

Fagoaia*. . FeSia

Ferala

a

Penliia. . . . Helioaeopift. . C3n>ariaaiat. . PnbeaœM. . EuqoA. . . . Officinali». . Tidgaria. « . Cretica. . . Gomuopic.

CommuoM. . Fenibfo» . . Ovina. . . . Arandinacea. Bromoidea. . Pralouia.. .

Solda. Bordi. Habbniix.

Sfonaaria.

PiedalweU. Si^ «1 hamie-

Zerriia d Ka-

mel. EranfoL

GvgtWm

DÉSIGNATION DES

PLANTES.

BSPtKaUl.

Ficaria . . . Rem. « » Pragaria . ,

Frankenia. « Frazinoa.* , Famaria. . ..

GaUcUtos. . Galiom.. . « Geraniofl». «r

m

m

Geropogon. . Gladioli».. »

»

GUaciom.. .

GleooQia. . .

anafoliam..

onij|»hrenaw.

JGoiaipinm. ,

NOMS

MALTAIS.

RanvnadoidcB. . Carka. .....

Veica

Pokcrnlenta. . .

ExceUior

Offidnalia. . . .

Derab d Zie- Hedera. . . . Hedjpnois. .

a a Hedjaarmn . Iklianthaa. » Hdiotropiam.

HdminUa. Uemuria .

El Neapolfti

Enik» «Ifag^

ZaS.' ZoiafiL . .

Btiina.

Gcmmoflu

Tenâed.

FmL

Raqbeid ba-

mil Ferla.

Zwien*

Hiabicns. . . Hippocrepb.

» Holcot. . . Uordeiim. . .

»

Hortenaia.. . Hyadnthaa. . Bjoacyamna.

» Hyoaeria.

»

Hypeconn. . Hypericiun.

a

»

Bypodicefia. Jasmin

llleoebram. . Impatient. Indifofera. . h nob. .

a

PlpOOMM* .

CapraolaU. . . . Tomenioaa. . . . Aparine. . . .

Molle

Disaeelnm. . . . Roberlianmn.. .

Glabrom

Communia. . . . SegetaoK » . . . Loteom. . . . Hederaoaa» » . .

Orientale

Globoea. . . . . Uerbaoeam.. . . Beligioenm.. . .

Hclu

Monapelieoais.. . BbagVdioloidea. .

Crelica

Coronarivm. . .

Aonnoi

Eoropenm. . . . Per«vianam. . . Echioidea.. . .

Glabra

BiraoU

Eecolenioa. . . .

iliqi

isiB Sorgum Vul^ave. ....

Murinom

Spedwa

Cômoaaa. ....

Albo»

Aorena.

Badiate

Scabra

Procambena. . . Perforatum.. . . .£gjptîam. . . .

Criajpom

Radicata. .... Grandiflorom.. .

Sambae

Pafonyehia.. . . Balsamina. . . .

Tinctoria

Viscose

Critbonoides. . .

Fcetida

Porparea. .

Tin, dokkar. Frawti U IV kd.

Frazna. Dohbamet Tard.

Harsaya.

Unisili Moltisiuqnosa

Babb d «faBsb

Edera terres- tris.

Eotom abyad, Kotom abuar. ElUedna.

SilU. WarddjMas.

Vaynilya.

Eosksiia.

Earabace.

Xcfir.

Boneaief.

Cam dmona. Jesfiea.

Gesmin. Gesmin dobln.

Wardd beoa. Uir.

Tolliera. Xerbeit.

EampaneUa. S

94

StèXtSBQOB*

9TATtSTIQl!É«'

95

DÉSIGNATION DBS

PLAUTBS.

NOMS

■▲LTAIti

Dfi»ONATION DBS

NOMS

Opiuyib «

»

OfCBHs

Ornilli^i

Omitliopm. . Orobaocke. .

Oialis..

Papaier.

»

npyriM»

BaffitiittWD* «

EiniD. Balibéttayr.

Bndabbèi.

PdaiftMÙnm.

Cornieriil». . ■tritÎBMtn. . . Oubiam* % , HybfMut. . .

KhooM.. . . .

▲otkii lodaica*. . Oiieiailia. CœrolM. .

PballM.

Phloaûs..

* *

Pfajtaitt. . , Pbytolacca.

Picrâ

OdontlHiiBQia.

Pipnou. . Pintego.

Rr.T-

àqmikm, BolboM. Paradou ImnwJ

V»lg«

PrateoM. . . FmtieOM.. . . Dactjliferi. . . EfcolenU. . . .

iMcaodra

Y olgare< . . . Hiencioides. . . LeotMcoi. . . . .

SnlÎTiMii

Coroiiopn. . . . Lagopm.

» a

Polliaia.. . PoliapU^a. 1 uif csrpoii* Polygab. . Polygooan*

PtyUi

Major. .

CofOpCBt

Aanoa. .

Aquatica

DkUm

fiiftida

Tnvialb. . . . .

Dntadiya

Tuberota

TetraphTUiim. . Monneluioa.. . Ofi

Peprio.

Peprin. Xahzieh. Bordi. Kdatelrib.

Wardtkl

•ioni. Makal>a.

Skalon.

Fahzia. Faaob.

SalTiàm. Tainal;

Ronctt* KaneUta.

Dero.

PiieUi.

SaUbetrait.

Kcrrixctd

Kùd. Baibolâ.

ToBiporQu

KaniiDcalas.

a

»

a

a jRaphaPM». .

> ReMda

a Rhananoa.. . .

Ricioaa

RoGcella

Ron

RoamariiHia. . .

Robia

Rnbua. . . iRomen

»

»

a

Roicna. ....

RoU

Saccbarotn. . .

Saffina

&aUoomia. . .

Alba

vwraoaa»

HIrta

RcptaiM. HybridoBi. . . MajoB. . « . . Domcatica. . Spinoaa. . . . BitaniDoaa. . . vramtoin. . Myconia. . . . PartfacniiUB» Goniiivois* <

Mali»

Sorbof

Hex

Âauticoa

A^tHia

AnfCDtia. ....

Bdlatot

nufivatiM. . . Rapkanittnm. .

Satima

OdoraU

Froitcidoaa. . . .

Oleoidea

Africatun. . . .

TÎQctoria

Gallica

Officinalit. . . . PcTCKnna. ... FmticoMis. . . Bocephalophonia Ditaricatna. . . .

Aeetota

Lunaria

HypopbiHaiD. . .

Bra<?teo8a

OfBcInanim. . . ProcuMiM. . . . Pnrticiilota. . . .

Hertiacea

Caprea

Salita

Soda

Tragva

OiEdnalia. . . .

Um. BcâU(

i6^«

TemlH.

Zoaiba|tr.

Prajn.

Aittmiria. UMte. Toffiieh. Zorba. BalUit. RafettteÎt ko-^ noni.

Fojel. RcMdln. Demp n bânif. Zin.

Haiiata nbn.

Ward.

Klin.

ZolUq. Kana.

AeretU.

Belladofefia.

Feygel.

Batinamieft.

Almeridia.

Zafzàf.

Xebb.

HaltiBda. . . . Cbndeatina. .

Nigra

Ebains

Volneraadi.. .

▼iridli

flortenafti.. . . Atropvrporei.

Salvia tomam- «1.

Sebtka.

96

STATISTIQUB,

DÉSIGNATION DES

PLÂirn».

a

ScumIix

Schiavi

Sdranodon». .

jCOOBDM»

SeUU

9cirpBi« Scorpion». . .

Sedom

» SctnpcrTiToin . Seocbiera. . . .

Scoccio

Scnpiat. . . .

» Seriob

oCHIBOM*

ScUria

oicwnlis* SUcPc. . . . .

>

SinapU

B B >

Sitjmbrittm . . . Sion

Smilu

Smymiam* « Souuioiii* . «

»

» a

»

B

Spufaaiiun.. . Spinada. . . .

Slachyt

SUlice

a

Stipa

Symphyiiun* . . Tageict

a Tcirayoaolobin

a

a

sspJuxs.

B B

Argentea.

Glandiflora.

Pecten.. .

MoUc. . .

Elatior.. .

Nigncana.

Marri tioM.

Aotamoalia.

Perofiaoa.

LacotCris. .

Sobnllota.

Solcata.. .

AltiMimom.

Rcflezom..

Arboreom.

Corooopa».

Volgaru. .

Cordigera.

Lingua. . .

iEtnuensis.

Orientale..

VerticiUaU.

Arrenala. «

Romana. .

Bipartita.

CaliaU. .

Pendola.

Sedoidea.

Arrenila.

Alba. . .

Incana. .

Nima. ,

PolTceration

NodiflMrom.,

Sicalom. .

A^ra. . .

Olotatram.

Etculcntom

Miniatom.

Nìgniai.

MoMatam.

Tuberotom.

Oleracena.

Palnttrìa. .

Tenerrimiia.

Ramoeom.

Oleracea. .

HirU.. . ,

Diehoethoma

Reticolata.

Pianata. .

OfCcinale.

Erecta. .

Patola. . .

Bifloms. .

Coojogatat

SiliqooMia»

Cliamaedryt. iFlaTani.. . iFraticana..

NOMS

MALTAIS.

DÉSIGNATION DES

Maxzita. BiirûJta.

Zaottl.

Halfa. Wedoa.

Haxixa ni ba- llali.

PLA5TES.

EUendaafdr

■oftardik

Saba paaana. Ilasàr.

Thd|goo<

Thlaapi

|Thjmua> . .

a 'ordjtinm. . . . |Tragiom

a jTragopogon. . .

iTriboloa. . . . . Trifoliom. . . .

a a a a a a a a a a a a

Triglocbin.. Trigonella* . Triticom. . .

a

Tropaooli Tolipa. .

Zembadib. H^^rtM»

PaUU. TcficL

Bkajia.

Krempoe.

BonoBi.- Zdxbnja.

a

Tahntia

Verbaecnni. . . .

a Yerbena. . . V

a a

Yîeia

Vinca

ViobL

Vitex.

Yitia.

Zanthiom. . . Zannicbellia. . .

Zixyplioa. . . Zceîera. . .

Xaram. . . . ScordioBH « Spinoenin. . Cjnocrambe. Perfoliatom. Capitatoa . . Yolffaria. . . Apoiiiin. . . Aniaoïn. . . PeregnnoBi. Porrifolioa. . Pralanaia.. . Terreatria. . Cberleri. . . Spoi Agrari! Angnatifolii Arrenac. . . Fragiferwn.. Hybridom. . Lappacenm. Pratense. . . Repena. . . . Rerapinatam

Siellatain. SoBbcatom.

Barreliari. .

Volgare. Joncenoi. . Lolioidea. . Maj». . . StlTcstria. . Utifolia. . Lactnca. . Intcitinalia. Picroidea.. INoica. . . Polifera. . Crena. . . Moralia.. .